Accueil F1 F1 2020: Debrief du 70ème: Cloques et chaleur, LA recette?

F1 2020: Debrief du 70ème: Cloques et chaleur, LA recette?

0
20
PARTAGER

Joyeux anniversaire! Joyeux Anniversaire! Allez tous en cœur… pourquoi les gens me regardent bizarement? Pour le debrief de ce seul et unique grand prix du 70ème anniversaire, sur le circuit de Silverstone, nous allons revenir sur la surprise du chef Verstappen, le champagne Mercedes et ses bulles sous la chaleur. Bien sur grand mère F1 a soufflé ses bougies, elle a l’air de péter la forme. Pour ceux préférant se dorer la pilule pendant cette période caniculaire, voici le résumé

Vive le réchauffement climatique!

Que vais-je risquer avec un tel titre? Néanmoins, la Grande Bretagne réputée pour ses canicules répétées nous a offert une piste bouillante. Cet élément couplé à la fourniture par Pirelli de pneus « instables » nous a fourni une course avec de nombreuses stratégies. Les certitudes sur l’évolution de la course fondant comme glace au soleil. Le classement évoluant au fil de la course nous empêcha de définir un ordre logique tant la diversité stratégique entraîna le flou. Qui songea à Leclerc P4 en fin de course?

Bien sur, les difficultés rencontrées par Mercedes durant la course apportèrent un grain de folie et une incertitude sur le résultat final, principalement sur la victoire, ce qui est fortement apprécié.

Sweet, sweet Verstappen

Que dire de ce dessert? Quelle prestation! Doux et sucré à la fois, comme sa gestion des pneus, bien aidée par une Red Bull économe sur ce segment. Une victoire construite tel un entremet. Des couches de douceur sur ses pneus, entouré de la fermeté d’un biscuit, que l’on a retrouvé lors de son dépassement autoritaire sur Bottas.

Bien sur le fait d’éviter de faire bouillir ses gommes là ou de nombreux autres pilotes ont échoué de nombreuses fois a été le facteur déterminant de sa victoire. Cerise sur le gâteau, il s’empare de la seconde place au classement. Qui l’aurait cru après son abandon lors de la première course? Verstappen donne l’impression d’avoir passé le cap de potentiel champion, à champion en puissance. Il ne manque que la monoplace.

Déjà champion de la radio

On ne sable pas le champagne avant le podium

Tel fut la course de Mercedes, une avalanche de bulles. Une surconsommation de champagne en serait-elle la cause? Les pilotes ont voulu fêter le 70ème anniversaire de grand mère F1 comme il se doit. Force est de constater que c’est le moment ou une monoplace noire ne se trouve pas au sommet du podium. Cela souligne probablement la plus grosse faiblesse de la monoplace étoilée. Son incapacité à gérer la gomme sous de fortes chaleur. Bonne nouvelle peut être vu le nombre de courses en plein été qui nous attend. La prochaine à Barcelone peut être pleine de surprise. Ils partiront devant grâce au rythme incroyable sur un tour, mais il est possible qu’ils perdent leur suprématie en course et Verstappen est le client idéal pour leur disputer le podium.

Hamilton a semblé plus en difficulté que Bottas, ces gommes développant plus rapidement des cloques. Il concéda beaucoup de temps sur le premier et deuxième relais.

Bottas n’avait plus de souffle en fin de course, ces gommes du moins, au point d’être incapables de souffler les bougies sur le bateau. Plus de pression!

Sacrifié par Mercedes en le faisant rentrer trop tôt? Certains oseront l’affirmer sans en douter une seconde. Etait ce pertinent de le faire rentrer le même tour que Verstappen lorsque l’on use bien plus ces gommes? J’en doute.

Échange de tartes radiophoniques

Ils ont beau s’échanger les faveurs du mauvais résultat de ce weekend, force est de constater que les responsabilités sont partagées. Vettel a usé du car spinner et Ferrari a une fois de plus utilisé une stratégie douteuse, 20 tours en Mediums, quelle hérésie. Qu’ont-ils décidé finalement? Fabriquer des tartes, chacun dans son coin et se les échanger en visant la tête de l’autre. Quel fruits dans ses tartes? aucune idée, mais ils sont acides comme leurs remarques interposées.

On a passé un cap dans le ras le bol, vivement la fin de saison

Pendant ce temps, Leclerc cumule…

Un des rares menant une stratégie à un arrêt, avec succès vu qu’il partait P8. Ce garçon a autant de cordes à son arc, qu’un mille-feuille a de feuilles. Il porte le cheval cabré et plutôt bien. Sa crème pâtissière était onctueuse tout comme sa gestion des pneus. Aujourd’hui, il est le meilleur des autres et mérite sa position. Malgré les difficultés, il s’affirme. Pour un pilote avec son expérience, c’est impressionnant.

Racing Point, du mieux et des points

La mercedes rose a connu une double entrée dans les points, devancé de peu par les « top team » et Leclerc. Hulk s’est adapté à la vitesse d’un éclair au chocolat. Malheureusement il a tourné amer lorsqu’il a dû effectuer un troisième arrêt, un éclair au café. En seulement deux weekends, il fut capable de devancer son équipier. Sa performance remet fortement en question les deux pilotes titulaires. Il ne sera probablement plus de la partie en Espagne, mais il y a certainement des leçons à retenir pour l’équipe.

Albon et les friandises de Copse

Une course d’un meilleur acabit pour la seconde Red Bull. Reste qu’il fait pale figure face à un équipier vainqueur. Bien que meilleures ses qualifications moyennes l’ont poussé à une course d’attaque. Telle une banane, il a flambé, de nombreux dépassements dont quelques douceurs sucrées à l’extérieur de Copse.

Du mieux comparé aux semaines précédentes? Oui, mais Red Bull a dégagé beaucoup de force ce week end. Il reste toujours un sentiment d’inachevé.

Une tarte mi-figue mi-raisin.

Ses équipes n’ont placé qu’un de ses poulains dans les points, une déception vu la volonté affichée de ses équipes.

Commençons avec Mclaren, C’est une monoplace moins fringante que les semaines passées. Norris continue sa lourde collecte de points. Toujours avec la banane et son rire si caractéristique. Un banana split en somme. Pour Sainz, ce fut compliqué. Evidemment ses langues de chat… noir ont compliqué sa tâche, en particulier cet arrêt à rallonge lui coûtant énormément de temps. Il s’est retrouvé englué dans le peloton. Malgré cela, il donne l’impression d’être surpassé par son équipier.

Pour Renault ce fut la même histoire. Mais ces pilotes ont connu un weekend opposé. Ocon, sorti en Q2 et pénalisé finit à une belle P8 grâce à la stratégie à un arrêt. Le bougre est décidément très bon dans la gestion des penus. Pour Ricciardo, la Q3 laissait présager une bonne course, mais il s’est inspiré de Vettel. Un tête à queue au virage 3, ruinant ses chances de bien figurer. Certaines rumeurs oseraient penser qu’il aurait glissé sur une plaquette de beurre ou un kouign-amann.

Alpha Tauri, entre stratégies douteuses et bon résultat.

La stratégie a ruiné les chances de Gasly, en l’arrêtant si tôt, ils ont obligé le pilote français à se lancer dans deux longs relais. Ça échoue aux portes des points. Le soufflet est retombé le dimanche. Dommage quand on sait qu’il partait P7 et que ces dernières semaines il est remonté comme une pendule.

Dans ces cas là, un appel à la patisserie russe, la vatrouchka de Kvyat est simple et efficace, ça offre un nouveau point pour la petite Red Bull.

La course c’est dimanche

Russell a une nouvelle fois époustouflé son monde le samedi en signant une nouvelle Q2. Le dimanche par contre fut une longue traversée du dessert. Devant tant de choix, il s’est perdu au point d’en être boulimique. Pour Latifi, c’est compliqué tant il est dominé par son équipier. Est ce Russell qui est vraiment très très fort, ou ce dernier qui n’est pas vraiment au niveau? Probablement un peu des deux.

Mais qu’est ce que c’est que performance?

C’est de la merde? Ben non c’est kloug. Un bon résumé des performances des Alfa Roméo et des Haas. Pourtant Grosjean s’est placé en Q2, ce qui n’était pas gagné. Un départ raté, encore, un manque criant de rythme et c’est une nouvelle course bien loin des points. Pour Magnussen, c’est coups de volant à gogo. Mais bon, on pousse un soupir d’exaspération devant l’habitude.

Pour Alfa, le peu de fois ou nous avons pu les voir à l’écran, c’était sous drapeau bleu.

Conclusion

Mercedes enfin vaincu! Finalement l’attente ne fut pas si longue que ça. Mercedes a incontestablement la meilleure voiture mais elle semble avoir dévoilé sa première faiblesse. Verrons-nous de nouveaux une combinaison pneus tendres et fortes chaleurs cette saison? Espérons-le pour le spectacle. La course en Espagne le weekend prochain me laisse songeur.

Verstappen est la seule menace épisodique des Mercedes, mais Red Bull semble proposer une monoplace à l’aise dans les conditions les plus défavorables pour les Mercedes.

Pour Ferrari, la situation ne change pas, hormis que chaque partie tire à boulets rouges, l’escalade de la violence. Leclerc fait le taf. Mais c’est toujours loin du podium à la régulière.

La bataille entre Ferrari, Racing Point, Renault et Mclaren continue. Chaque équipe connaissant à tour de rôle un meilleur weekend que ces concurrentes. Difficile de définir une hiérarchie claire. Il est possible que le weekend prochain soit entièrement différent de celui-ci.

Les courses avec des disparités stratégiques offrent une indécision et un suspense supplémentaire que les nonchalants Pneus softs arrêt pneus mediums et sa réciproque. Nombreux sont ceux à se plaindre des pneus, mais c’est leur instabilité qui ajoute le piment aux courses.

L’intense saison continue le weekend prochain pour le grand prix d’Espagne. Pirelli apportera sa gamme la plus dure, sera-t-il possible d’observer les mêmes phénomènes de cloques? La combinaison très forte chaleur et l’exigence du tracé sur les pneus laisse songeur sur une course indécise. A vos pronos!

Crédits: F1, youtube.

Poster un Commentaire

20 Commentaires sur "F1 2020: Debrief du 70ème: Cloques et chaleur, LA recette?"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Thibaut Emme
Admin
M’inspirant de Tonton Zinzin Bernie Ecclestone, je propose qu’en plus d’un système d’arrosage aléatoire de la piste (il avait sérieusement proposé cela !), on ajoute des résistances dans les bitumes des circuits pour pouvoir surchauffer à volonté les pneus ! Vettel en arrive presque à me faire de la peine tant le divorce semble consommé avec Ferrari. Même sans sa mission spinnow du début de course, la stratégie à 2 arrêts que la Scuderia lui a imposé l’aurait sorti des points… « You know that you’ve messed up »….remarquez que le silence radio après la fin de la course en dit sans… Lire la suite >>
Invité

Durant le grand prix précédent, la radio de Vettel était aussi très silencieuse jusqu’à l’arrivé

opti78
Invité

Une seule remarque pour ce grand prix….. les pneus pourris fournis par Pirelli …et ce n’est pas la première fois que Pirelli … et cela dure depuis des années…. il serait grand temps de changer les règles concernant les pneumatiques…. perso, j’aimerais voir un seul set de gommes pour toute la saison… soft, medium et hard…. et liberté totale pour les pilotes de choisir les gommes qui lui conviennent et le nombre d’arrêt au stand….

Thibaut Emme
Admin
En fait, Pirelli fait ce que son client (la F1) demande…à savoir des pneus à dégradation programmée avec des écarts significatifs entre les 3 composés amenés pour le weekend en slick. Le pbm de changer les tendretés en fonction des circuits est que l’on a grosso modo toujours 1 ou 2 arrêts… Je me souviens de la Hongrie 1998 avec Ross Brawn qui fait passer la stratégie de 2 à 3 arrêts pour que Schumacher l’emporte. Ou de Magny-Cours 2004 avec ses 4 arrêts…là aussi du grand Ross Brawn ! Mais, désormais, les arrêts au stand coûtent trop cher en… Lire la suite >>
toto42
Invité
Plus j’y pense et plus je me dis que l’évolution vers l’endurance en F1 est une erreur catastrophique. On se retrouve avec des pilotes qui roulent à 8 secondes des temps de qualif, sur un rythme de sénateur pour économiser les pneus, le moteur, la boite etc… Au moins il y a quelques années on avait un vrai risque de casse mécanique. A mon sens il devient urgent de trouver une solution pour laisser les pilotes piloter : – remettre les ravitaillement en essence, avec des voitures plus légère il y aura moins de problème de pneus, et on ouvrira… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin
Binotto (Ferrari) qui déclare : “Reviewing all the data, eventually by leaving Seb outside on track, we may have left at least the one-stop strategy open to him as well, which we didn’t, but it was not a matter of sacrificing or not. We always said that maximising the team’s points is the first priority and that is what we were trying to achieve, and not compromise anyway.” Donc en gros, on n’a pas sacrifié Seb, mais on a toujours dit que l’on cherchait à marquer le plus de points pour l’équipe…….donc on l’a sacrifié pour ne pas gêner Charles.… Lire la suite >>
Twin Spark
Invité

Il n’y a pas que Ferrari traumatisée par les consignes : regardez Mercedes qui sacrifie Bottas une course sur deux, Racing Point à peine entrés dans les top team sacrifient déjà le pilote qui n’est pas le fils du patron… et je les comprends : les consignes passées aux pilotes pour se laisser doubler tournent souvent au fiasco ; Rosberg /Hamilton, Vettel /Leclerc, Ricciardo /verstappen… les exemples ne manquent pas

Béret vert
Invité

Arrivé là, j’ai arrêté de lire:
« Verstappen donne l’impression d’avoir passé le cap de potentiel champion, à champion en puissance. Il ne manque que la monoplace. »
Quand une f1 est motorisée par Honda, la victoire ne peut venir que du pilote, des pneus, du circuit, des autres, de la pluie, de la chaleur, du hasard, mais jamais, jamais de…

Thibaut Emme
Admin
Selon AMUS, Renault est désormais le deuxième power unit du plateau avec un débours sur Mercedes qui ne serait « que » de 25 chevaux contre 30 pour le Honda et 50 à 60 pour le Ferrari. A noter que le Ferrari était 25 à 30 chevaux devant Mercedes l’an dernier quand le Cavalino Rampante filait comme le vent ! Mais, le Honda n’a pas de « mode fête » et donc il faut faire avec la même puissance en qualif et en course. Renault comme Mercedes et Ferrari (?) ont un mode fiesta qui permet d’avoir plus de puissance en qualif. Le pbm,… Lire la suite >>
wpDiscuz