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Renault : la concertation sur la restructuration est lancée

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Renault a lancé mardi la concertation avec les organisations syndicales sur la restructuration de ses activités en France. Le  constructeur prévoit la suppression de 4.600 postes, soit près de 10 % de ses effectifs actuels dans l’Hexagone.

Le secteur de la production le plus impacté

Lors d’un comité central social et économique (CCSE) extraordinaire, la direction du constructeur automobile a précisé qu’elle voulait supprimer 2.100 emplois dans les activités de production, 1.500 postes dans l’ingénierie et 1.000 postes dans les fonctions support, selon plusieurs sources.

Ces suppressions d’emplois doivent être réalisées via des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires.

Un projet « vital » selon Renault

Fin mai, la direction avait présenté les grandes lignes de ce plan sur trois ans, qui vise au total 15.000 suppressions de postes dans le monde et deux milliards d’euros d’économies.

Un projet alors qualifié par la direction de « vital » pour un groupe souffrant de surcapacités de production au niveau mondial et qui a essuyé en 2019 ses premières pertes en dix ans, avant même la crise du Covid-19 et l’effondrement du marché automobile.

Première étape de « l’information-consultation »

« Première étape » mardi de « l’information-consultation » des représentants du personnel « sur la mise en oeuvre du projet », le CCSE « a permis d’écouter les différentes interrogations des représentants du personnel « , a déclaré la direction.

Cette étape sera suivie d' »échanges réguliers avec les partenaires sociaux dans le cadre d’un dialogue social constructif » et une négociation sera « lancée rapidement en vue d’un accord de méthode », a-t-elle ajouté.

Les syndicats restent sur leur faim

« Un dossier nous a été remis, avec quelques explications », mais « on attend beaucoup plus d’éléments. On n’a rien de complet pour le moment », a indiqué à l’AFP Guillaume Ribeyre de la CFE-CGC, à l’issue de la réunion, en espérant de « vraies explications et davantage de détails  » lors d’un prochain CCSE, le 29 juin. »Nous souhaitons un dialogue social de qualité et échanger en toute transparence, avec des données chiffrées et des garanties pour les salariés. Il y a encore beaucoup de questions », a aussi relevé Mariette Rih de FO.

 « Pas de stratégie industrielle » estiment les syndicats

« Échafaudé sans stratégie produit, sans stratégie industrielle », ce plan « n’est qu’une approche comptable, sans réflexion globale sur le futur de l’entreprise et de la transition énergétique et environnementale », a critiqué la CFDT dans un communiqué.

« On n’a toujours pas de stratégie industrielle. On ne sait pas ce qu’on va fabriquer », a également protesté Jean-François Pibouleau de la CGT. Et en dehors des effectifs de Renault, « les emplois des intérimaires et prestataires vont trinquer très fortement », a-t-il déploré.

Pour l’usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne, 260 salariés), la seule qui doit fermer en France, un « calendrier précis » doit être élaboré avec les syndicats, a noté M. Ribeyre. « Il n’y a pas de date fixée pour la fermeture » de ce site de réparation de moteurs et boîtes de vitesse, mais le transfert des activités dans l’usine de Flins (Yvelines) est prévu « à horizon 2021/2022 », a-t-il ajouté.

Inquiétude pour Flins

Inquiets pour leur avenir à Flins, où doit s’arrêter l’assemblage de véhicules en 2024, les salariés manifesteront mercredi devant l’usine. Avec des débrayages à l’appel de l’intersyndicale. « Après avoir fabriqué pendant 70 ans des voitures neuves, on va devenir une usine de reconditionnement de vieilles voitures, sans engagement sur les effectifs. C’est une catastrophe », a dénoncé Olivier Augustin de la CGT.

Beaucoup  de questions encore pour Dieppe, Maubeuge et Douai

Une « réflexion à horizon de la fin de vie de l’Alpine A110 » reste prévue pour l’usine de Dieppe (Seine-Maritime), qui fabrique cette voiture de sport, a complété M. Ribeyre. Quant au rapprochement envisagé entre les usines de Maubeuge et Douai (Nord), le document remis au CCSE n’est que « très vague ». Un CSE est prévu jeudi à Maubeuge.

Concernant la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan, 385 salariés), la direction a répété qu’elle allait mener « une revue stratégique », a indiqué M. Ribeyre. Le patron de Renault, Jean-Dominique Senard, a plusieurs fois déclaré que ce site n’avait « pas vocation à rester dans le groupe ».

Notre avis, par leblogauto.com

Beaucoup de travail reste à faire  … et les négociations ne semblent en être qu’au début …  alors que le  devenir des sites  n’apparaît pas clairement.

Elisabeth Studer avec AFP

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2 Commentaires sur "Renault : la concertation sur la restructuration est lancée"

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retrouvé le retour
Invité
C’est complètement dingue de voir le gouvernement français qui confond ce voleur de gros bonbons qu’est Carlos l’exmagnifique avec un baron Colombien du narco-traffic. Alors qu’il est incapable d’attraper quelques Tchètchènes mâles qui dévastent et incendient les biens d’autres doubles citoyens de nos banlieues. Qui va faire quoi dans cette galère !! C’est sur que la fougue avec laquelle nos policiers en goguette arrachaient les yeux des gilets jaunes semblait indiquer que n’importe qui pouvait faire n’importe quoi !! Alors les restructurations ici où là avec des manifestants éclopés et des policiers en grève ou en arrêt maladie ça va… Lire la suite >>
retrouvé le retour
Invité

Même ES ne voit pas la suite !!!

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