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Véhicules électriques : la Chine pourrait assouplir les quotas de production

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Suite à la crise engendrée par le coronavirus, la Chine pourrait alléger ses quotas de production de véhicules électriques et retarder la mise en place de nouvelles normes d’émission. Objectif affiché : aider les constructeurs automobiles à faire face à la grave crise économique générée par la pandémie du Covid-19.

La Chine envisage d’assouplir temporairement les quotas sur les VE

La Chine envisage d’assouplir temporairement les quotas sur les véhicules électriques  imposant aux constructeurs de produire un minimum de volumes. Des mesures initialement prises par Pékin pour accroitre la production de voitures électriques sur le territoire chinois.
Aucune information officielle n’a toutefois été publiée à l’heure actuelle, seules des sources proches du dossier laissant entendre que la Chine pourrait infléchir sa position. Une démarche qui s’avérerait cruciale alors que, suite à la crise sanitaire engendrée par le Covid-19, les ventes automobiles sont en chute libre dans le pays.

Vers un report de la mise en place de nouvelles normes ?

Les décideurs politiques du plus grand marché automobile du monde pourraient également retarder de 6 mois la mise en œuvre de nouvelles normes restrictives sur les émissions de particules en vue là aussi d’aider le secteur, gravement impacté financièrement par la pandémie.

Les ventes de véhicules dégringolent en Chine

L’industrie automobile a enregistré une baisse de 79% de ses ventes en février et s’attend à une baisse d’environ 10% au premier semestre de cette année.

Pour stimuler la demande, la Chine a déclaré mardi qu’elle prolongerait les subventions pour les achats de NEV et prolongerait leur exonération de la taxe sur les achats de deux ans.

Le vice-ministre chinois de l’Industrie, Xin Guobin, a quant à lui déclaré cette semaine que même si la production avait repris à un niveau relativement élevé, il est possible que certaines entreprises réduisent leur production au cours de la période suivante en raison d’une demande du marché insuffisante et d’une augmentation des stocks.

Un plan non encore finalisé

Les autorités sont toujours en train d’examiner les détails du plan, qui n’a pas encore été finalisé, précisent toutefois les sources, refusant d’être nommé en raison de la sensibilité de la question.
L’examen est en cours de discussion avec des responsables des ministères de l’industrie et de l’environnement ainsi qu’avec des constructeurs automobiles et des organismes liés à l’industrie.

Le cas échéant, ce changement de politique interviendrait alors que le vice-ministre de l’Industrie, a déclaré lundi que la Chine « apporterait des ajustements aux véhicules dits à énergie nouvelle (NEV : New Energy Vehicule) et aux politiques connexes pour promouvoir davantage le développement coordonné et sain de l’industrie automobile ».

La Chine veut doper la production des VE sur son territoire

Pour rappel, la Chine exige que les constructeurs automobiles implantés dans le pays respectent des règles strictes de production de NEV dans le cadre d’un système de quotas.

La Chine espère que ces  évhicules  à énergie nouvelle, tels que les véhicules électriques, les voitures hybrides rechargeables et les voitures à pile à hydrogène, représenteront environ un quart de toutes les voitures vendues dans le pays en 2025, ce qui représenterait une forte hausse par rapport à 2019, année durant laquelle un taux de 5% a été enregistré.

Les constructeurs tels que Tesla, Volkswagen, General Motors, Toyota et Geely ont ainsi augmenté leur production de VE. Mais le système a été toutefois critiqué pour offrir peu d’incitations aux groupes automobiles pour qu’ils améliorent l’efficacité des voitures thermiques.

Les Etats-Unis prévoient eux-aussi d’assouplir les normes d’émissions

Les États-Unis ont d’ores et déjà prévu quant à eux d’assouplir les règles d’émissions polluantes des véhicules. Mardi dernier, l’administration Trump a achevé la dernière étape du processus de « retour en arrière » des normes d’émissions des véhicules adoptées par Barack Obama. Désormais, les constructeurs devront abaisser leurs émissions de 1,5% par an jusqu’en 2026, un taux beaucoup plus faible que les augmentations de 5% imposées par l’Administration Obama.

Notre avis, par leblogauto.com

Un tel changement de politique – s’il voyait effectivement le jour – vise principalement à aider les constructeurs automobiles à se concentrer sur la vente de voitures thermiques – plus rentables – pour améliorer leur flux de trésorerie.
Mais un petit groupe d’entreprises – principalement des constructeurs automobiles chinois tels que BYD – gagnent d’ores et déjà de l’argent grâce à la vente de véhicules électriques.

L’assouplissement temporaire des quotas de NEV devrait également permettre aux entreprises de retarder le lancement de nouveaux modèles  électriques, qui ont une technologie plus coûteuse que les véhicules conventionnels, tout en les décourageant de mener une politique de commercialisation et de prix trop agressive.

Quant à l’impact de tels assouplissements sur notre bonne vieille planète, le coronavirus aura au moins permis cela : l’arrêt de toutes activités dans les plus grandes cités industrielles chinoises aura permis de diminuer fortement la pollution.

Sources : Reuters

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