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Les entreprises de service automobile pour un soutien et une reprise

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Inquiètes pour leur survie, les entreprises de service automobile ont réclamé mardi des mesures de soutien et la possibilité de reprendre rapidement leur activité. S’adressant  au gouvernement via un communiqué officiel, elles dressent un bilan alarmant des conséquences de la crise du coronavirus. 

Hausse des faillites et perte du maillage territorial à prévoir sans  soutien

Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA), qui représente 142.000 entreprises du secteur et 500.000 emplois en France, estime que « si aucune mesure de soutien spécifique n’est apportée (…) le risque est une augmentation des faillites et la disparition d’un maillage territorial de services essentiels à la mobilité quotidienne ».

Une baisse d’activité de 60 à 80 % selon le CNPA

Selon une enquête menée par le CNPA du 7 au 12 avril, la baisse d’activité a atteint 66,5% dans la vente automobile (concessionnaires) et 85% dans l’après-vente, conséquence d’annulations de commandes, de la chute du nombre de clients et de la fermeture d’établissements.

Perte majeure de chiffre d’affaires pour loueurs et stations – service

Les loueurs de courte durée, bien qu’autorisés à continuer à exercer, ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 95% depuis le début du confinement.

« L’impact de la crise est également brutal dans la distribution de carburants. Sur les 1.800 stations-service implantées en zone rurale, 77% d’entre elles voient leur vente de carburant diminuer de 80%« , note le CNPA.

Les auto-écoles contraintes à la fermeture

L’organisation professionnelle souligne aussi la baisse de 100% de l’activité des auto-écoles, contraintes de fermer, et une chute d’activité de 90% dans le recyclage de véhicules.

Des mesures d’urgence saluées … mais insuffisantes

« En moyenne, il reste 45 jours de trésorerie aux entreprises », indique encore le CNPA, qui salue les mesures d’urgence déjà prises par le gouvernement, notamment le chômage partiel ou les prêts garantis par l’Etat.

Mais « les mesures d’urgence ne suffiront pas à sauvegarder un secteur qui était déjà fragilisé et qui sortira exsangue de cette crise si des mesures d’accompagnement spécifiques ne sont pas envisagées », avertit l’organisation, en demandant « un plan global de relance (…) de la filière automobile » constituée à 85% de petites et moyennes entreprises.

Le CNPA demande « au gouvernement de réunir toutes les conditions nécessaires à un redémarrage rapide de l’activité ».

Elisabeth Studer avec AFP

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