Accueil Sécurité La pièce d’occasion, le bon filon pour économiser

La pièce d’occasion, le bon filon pour économiser

315
0
PARTAGER

Depuis quatre ans, et l’amendement n°798 à la loi de transition énergétique pour la croissance verte, les garagistes automobiles doivent proposer des pièces détachées d’occasion pour certaines réparations. Pour le client, c’est un bon moyen, de faire de belles économies, et c’est sans risque sur la sécurité de la voiture.

On le sait, le coût des pièces détachées ne cesse de grimper. Souvent montrés du doigt dans les enquêtes d’association de consommateurs, les réparateurs et garagistes font pourtant des efforts en ne margeant pas, ou le minimum, sur les pièces détachées. Oui mais voilà, les constructeurs, ou les équipementiers ont des coûts sociétaux ou environnementaux de plus en plus élevés, sans oublier ceux des matières premières et du transport, ainsi que leurs marges. Tout cela fait flamber le prix des pièces détachées.

A l’autre bout de la chaîne, le client voit son budget auto augmenter d’année en année lui aussi. Après avoir été un formidable outil de liberté, la voiture redevient peu à peu un luxe pour beaucoup de Français.

La pièce d’occasion, c’est un très bon moyen de faire faire une réparation tout en économisant. L’obligation de proposer de l’occasion n’est valable que sur les pièces qui n’entrent pas en ligne de compte pour la sécurité, telles que les freins, les trains roulants, direction, etc.

Une bonne piste pour l’assurance aussi

En matière d’assurance, cela fait depuis 2009 que les pièces de réemploi peuvent être utilisées. Cela permet à un expert, de faire baisser la note de la réparation d’un véhicule accidenté. Ainsi, il peut faire faire des économies à l’assuré. Il peut même faire passer le montant des réparations sous la valeur vénale du véhicule. Cela évite le classement « économiquement non réparable » (alias épave) qui tombe comme un couperet.

Là encore, on parle de démolisseurs / casseurs agréés qui démontent les véhicules hors d’usage pour se constituer un stock de pièces d’occasion réutilisables. Il est fini le temps des casses « à la papa » et des pièces à la provenance douteuse. Pour un assuré, savoir que l’on peut réparer à moindre frais permet aussi d’envisager une couverture au tiers pour son assurance.

La couverture au tiers couvre les dommages que vous causez à autrui en tant que responsable d’un accident (responsabilité civile, l’assurance minimum obligatoire). Mais, aussi les dommages que les tiers identifiés pourraient vous causer. Souvent, on hésite à descendre à cette formule minimum à cause du coût des réparations éventuelles sur le véhicule.

En effet, en cas d’accident responsable, c’est à vous de supporter la charge des réparations. Avec les pièces d’occasion, cela peut valoir le coup de réduire le montant de sa prime tout en sachant que l’on pourra réparer à moindre frais.

Un geste économique et écologique

De plus, une pièce d’occasion, c’est également un geste pour l’environnement. En effet, on recycle une pièce qui peut encore servir. Ainsi, on évite la création – et la pollution, l’épuisement des matières premières, etc. qui vont avec – d’une pièce neuve. C’est de l’économie circulaire. La balance commerciale du pays s’en porte aussi un mieux car cela évite d’importer une pièce, souvent produite hors de France.

Depuis le 1er janvier 2017, votre réparateur doit obligatoirement vous proposer un devis avec de la pièce d’occasion. S’il ne le fait pas et que cela ne concerne pas des organes de sécurité, n’hésitez pas à lui réclamer. Au pire, allez voir un concurrent qui, lui, vous proposera de la pièce de réemploi. Les économies qui en découlent sont importantes. La voiture doit rester une porte ouverte sur la liberté individuelle, pas un boulet financier.