Accueil Cinéma Confinés : on regarde quoi comme films auto ? 2e partie

Confinés : on regarde quoi comme films auto ? 2e partie

764
28
PARTAGER
mad max

Après une première série de films axés sur le sport automobile, voici une seconde sélection où les voitures sont prépondérantes, voire même les vedettes de l’histoire ! De quoi vous occuper !

Pour les courses-poursuites

Duel (1971)

Un automobiliste lambda, au volant d’une Plymouth Valiant, double un gros poids-lourd Peterbilt sur une route de Californie. Sans raison apparente, le camion, plus puissant que prévu, prend alors en chasse le véhicule avec un seul objectif : le détruire ! Véritable western sur roues, Duel immerge le spectateur dans une ambiance angoissante. Les dialogues sont minimalistes et le suspense tient en haleine jusqu’au bout. Coup d’essai, coup de maître : c’est le premier long-métrage d’un certain Steven Spielberg.

Bullitt (1968)

Bullitt, c’est certes un grand film policier, mais surtout une monumentale course-poursuite de plus de 10 minutes, filmée avec des angles de vue révolutionnaires pour l’époque, qui plongent le spectateur à la place des conducteurs ou presque. Steve McQueen, la star du film, donne évidemment de sa personne et prend le volant sur le tournage, à bord d’une Ford Mustang V8 Fastback GT390, contre les Dodge Charger des ennemis. Ford commercialisa plus tard une série spéciale Bullitt sur les dernières générations de Mustang.

French Connection (1971)

Comme Bullitt, la scène de la course-poursuite a fait la réputation de ce grand classique du polar, réalisé par Williams Friedkin, et qui connaîtra une suite dans les rues de Marseille. Ici, ça se passe à Brooklyn et l’héroïne motorisée est une Pontiac Le Mans.

Le Marginal (1983)

Quand même, un peu de cocorico avec Bebel ! La poursuite entre la Plymouth Volare 1976 des « bad guys » et la Ford Mustang du commissaire Jordan survitaminée est un hommage appuyé à  Bullitt, grâce à tout le savoir-faire de Rémi Julienne. L’une des deux Mustang était dotée de pneus plus larges et disposait d’environ 400 chevaux.

Pour un road-movie déjanté

Point Limite Zéro (1971)

Décidément, le début des années 70 gâte les amoureux de voitures. Vanishing Point en VO, c’est une allégorie mécanisée de la vague contestataire (d’ailleurs, le conducteur, incarné par Barry Newman, est un vétéran du Vietnam en mal-être), une traversée sauvage et épique de l’Amérique profonde au volant d’une Dodge Challenger 1970. Le film est à la fois un road-movie, où le héros traverse des bleds paumés et croise des « trognes » et une longue course-poursuite avec les forces de l’ordre. Le tournage aussi fut une course-poursuite, l’équipe de tournage faisant 300 kilomètres par jour pour entre Denver et Aspen pour filmer ce classique automobile.

L’apocalypse en V8

Mad Max (1979)

interceptor

Comment ne pas évoquer ce mythe de la SF et du cinéma d’action ? L’affrontement sauvage et sans pitié entre Max Rockatansky, policier de la route, chargé de faire régner l’ordre et Les Aigles de la Route, une dangereuse bande de motards qui a assassiné sa famille. Un film de vengeance brut, rugueux, furieux…et surtout l’Interceptor, une Ford Falcon XB de 1974 préparée pour l’occasion. Dans Mad Max 2, la V8 Interceptor, toute noire, est encore plus impressionnante, sur fond désormais de guerre sans pitié pour contrôler les dernières ressources de pétrole. Et le dernier épisode, Fury Road, n’est pas en reste, avec un « bestiaire » mécanique plein d’inventivité. In-con-tour-nable !

Pour l’ambiance

Drive (2011)

Mécanicien et cascadeur la journée à Hollywood, chauffeur la nuit pour le grand banditisme, Ryan Gosling fait régner le mystère sur son personnage, peu bavard et intriguant. En voulant aider le mari de sa voisine, l’histoire tourne mal et commence alors une traque entre le pilote et les truands. L’icône mécanique du film est une Chevrolet Chevelle Malibu de 1973. Le film vaut aussi pour son ambiance et sa bande-son, qui vous transportera dans les années 80 avec son style électro-pop.

Gran Torino (2008)

L’icône américaine incarne ici un ancien employé d’une usine Ford et vétéran de la guerre de Corée, raciste et acariâtre. Tout bascule quand un jeune asiatique membre d’un gang tente de lui voler sa Ford Gran Torino. Se déroulant dans une banlieue difficile du Michigan, la région de Détroit ravagée par la crise économique et le déclin de l’industrie automobile, ce film est un grand Eastwood.

Pour le tuning

Fast and Furious (2002)

Quoi, j’ai osé ? Oui, pour le premier. Depuis, la saga est devenue grand-guignolesque (ah la Lykan qui vole d’un gratte-ciel à un autre !) et les voitures en elles-mêmes sont passées au second rang, mais le premier a la saveur des origines. Un Vin Diesel alors en pleine bourre et une immersion sympathique dans le milieu interlope des courses nocturnes, à base de voitures survitaminées et de runs endiablés.

Taxi (1998)

Un des gros succès français de l’année 1998, grâce à une réalisation efficace et un esprit de comédie réussi. « Alerte généraaaaale ! » Pas moins de six Peugeot 406 ont été utilisées pour le tournage, dont une spéciale pour les transformations aérodynamiques de la voiture et un modèle supertourisme, dérivé des 406 qui étaient engagées en compétition dans le STW (championnat allemand de supertourisme). A partir de Taxi 2, ça commence à partir en sucette et dans Taxi 3, elle est même boostée au Ricard !

Pour se faire peur

Christine (1983)

Une histoire de Stephen King comme inspiration, un maître de l’horreur, John Carpenter, derrière la caméra. Comment ne pas se laisser tenter d’avoir peur ? Arnie, adolescent timide et introverti, récupère une Plymouth Fury abandonnée et la restaure. Animée d’une vie propre et de pouvoirs surnaturels, la voiture sème la terreur et cherche à éliminer la petite amie d’Arnie. Les plans subjectifs utilisés par la mise en scène renforcent l’impression de faire face à un monstre mécanique. Un classique ! A noter aussi, six ans plus tôt, la sortie d’un film du même style mais moins connu, Enfer mécanique, mettant en scène une Lincoln Continental modifiée en tueuse démoniaque !

Mais aussi :

Un amour de Coccinelle, un des épisodes de la saga dédiée à la Beetle

60 secondes chrono, un Fast and Furious-like avec Nicolas Cage

Le Transporteur, pour voir des course-poursuite entre des grosses BMW ou Audi pilotées par Jason Statham et les Scénic de la police française…

 

Poster un Commentaire

28 Commentaires sur "Confinés : on regarde quoi comme films auto ? 2e partie"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Lee O Neil
Invité

On peut ajouter :
Baby Driver

amiral_sub
Invité
Ronin a quelques bonnes courses poursuites. Basic instinct a aussi de belles scènes. Et le film concurrent méconnu « Jade » inspiré de Basic Instinct propose un mix enquête policière autour d’une histoire de charme ainsi que la course poursuite la plus lente de tout le cinéma, absolument spectaculaire ! Après avoir vu ces 2 derniers films, dans 9 mois vous vendez votre sportive pour un monospace 😉 Ou en tant que vrai passionné vous continuez en sportive comme j’ai fait: 2 sièges auto à l’arrière de la subaru impreza gt turbo, dignement remplacée par une model S P85+ absolument diabolique, une… Lire la suite >>
zeboss
Invité

@amiral : faut arrêter le gingembre…
parce que je prédis déjà une forte hausse de la natalité en 2021….

amiral_sub
Invité

mieux vaut enchainer basict instinct et jade à la suite si tu veux etre sur d’enfanter 😉

wizz
Membre

regarder basic instinct, ça pourrait aussi lui suggérer autre chose, en voyant Sharon Stone manipuler le pic à glace…

amiral_sub
Invité

@wizz: spoil: en fait c’était pas elle qui manipulait le pic à glace… Tu devrais le revoir 😉

wizz
Membre

@amiral
regarde la scène finale…

NicoSeven
Invité

Remarque, pas forcément besoin de Basic Instinct pour ça… pour certains, la simple vue d’Eleanor suffit à avoir la gaule ! 😉

Balkany président !
Invité

On pourra noter également cours après moi shérif, k2000, shérif fais moi peur, l agence tout risque, … Pour les accros wangan midnight, initial d. Caméra….

Et le meilleur de tous l épopée du cannonball 😁😁😁

Nithael70
Invité

Initial D avec l’AE86…

Mwouais
Invité

Je m’étais arrêté au corniaud, allez savoir pourquoi !

Mwouais
Invité

J’ai l’impression que Bond, James Bond a été oublié

beniot9888
Invité

Death proof, de Tarentino :
https://youtu.be/EAPy76vxF5s

wpDiscuz