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On a lu : Shelby Mustang (ETAI)

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shelby

Récemment mis à l’honneur dans le film Le Mans 66, Carroll Shelby fait partie de ces personnages hauts en couleurs qui ont fait l’histoire de l’automobile. Colin Comer revient sur la saga des Mustang Shelby, des icônes indéboulonnables.

Spécialiste des voitures de collection, pilote à ses heures et journaliste réputé, Colin Comer propose ici une mise à jour d’un best-seller consacré aux Mustang Shelby. L’ouvrage est préfacé par Lee Iacocca, décédé en juillet dernier.

Avant de sauver Chrysler de la ruine à la fin des années 70, Iacocca a d’abord été l’une des hommes clés de Ford dans l’après-guerre. Au début des années 60, il porte le projet d’une voiture à la fois abordable et sportive, au look jeune et dynamique, qui doit coller aux aspirations des baby-boomers. Ce sera la Mustang, qui apparait en 1964. Mais très rapidement s’impose l’idée de développer une version plus radicale et musclée, qui devra triompher sur les circuits pour doper les ventes, dynamiser l’image de l’entreprise et mater la concurrence incarnée par Chevrolet et Plymouth. La Mustang d’origine n’est pas un foudre de guerre, Ford se tourne alors vers Carroll Shelby, le génial créateur de l’AC Cobra à V8 Ford, pour dévergonder la Mustang et faire en sorte qu’elle ne séduise pas uniquement les « secrétaires ». Le temps des Pony Cars est arrivé.

Ce qui sidère dans le récit du livre, c’est la rapidité et l’efficacité avec laquelle Shelby arrive à développer la GT350, puis la GT500, alors qu’il doit composer avec des budgets contraints et un timing serré, les voitures devant être préparées en quelques mois pour le championnat SCCA 1965. Autodidacte, archétype du self-made man, Shelby passe du statut d’artisan à celui de constructeur à part entière et fait constamment évoluer les GT350 et GT500 jusqu’en 1970, avec au final plus de 14.000 exemplaires produits. Ford met finalement la main sur la production et c’est ensuite le grand vide, un détour par Dodge (Shelby a participé à la conception de la Viper) puis la résurrection de la Mustang Shelby en 2006 avec la GT-H (en référence à la société Hertz, qui avait dès le départ proposé des Mustang Shelby à son catalogue de location), pour reprendre le cours d’une saga qui se poursuit jusqu’à nos jours.

L’ouvrage regorge de détails sur les modifications apportées à la Mustang, qui n’était pas du tout au départ une bête de course, avec des suspensions totalement inadaptées et un châssis repris de la simpliste Ford Falcon. Affûtage mécanique, nouveaux blocs, chasse au poids, travail sur les suspensions, design des jantes, Shelby réutilise le savoir-faire acquis sur l’AC Cobra pour appliquer la recette aux Mustang Shelby, qui seront elles aussi frappées du serpent. Là encore, on apprécie la qualité des photographies, récentes ou d’époque, qui passent en revue toutes les variantes et toutes les évolutions. On aurait juste aimé que le livre s’attarde un peu plus sur les dernières générations.

Le livre est vendu au prix de 59 euros (240 pages)

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1 Commentaire sur "On a lu : Shelby Mustang (ETAI)"

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AXSPORT
Invité

Sympa

🙂

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