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Endurance: McLaren souhaite un rapprochement IMSA/WEC

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hypercar McLaren

McLaren fait partie des constructeurs qui suivent avec attention les évolutions règlementaires de l’Endurance, aussi bien en WEC qu’outre-Atlantique avec le futur de l’IMSA et des Daytona Prototype. Technologie, style, passerelles entre championnats et surtout budgets : chaque élément comptera !

Hypercar…hyper-chèr ?

La nouvelle formule Hypercar du championnat du monde d’Endurance se rapproche à grands pas et l’arrivée de Peugeot à l’horizon 2022 aux côtés de Toyota et Aston Martin est un point positif. Toutefois, le coût du WEC reste un sujet d’interrogation pour certains constructeurs, surtout en comparaison de la formule Dpi qui est en vigueur aux USA (les Daytona Prototype, construits sur une base de protos LMP2, sont moins chers que les actuels LMP1 du championnat du monde). L’IMSA, gestionnaire du championnat United Sportscar Championship aux États-Unis, prépare de son côté une nouvelle formule Dpi 2.0 avec hybridation légère, qui doit arriver en 2022 et suscite l’intérêt de plusieurs constructeurs, dont Ford et Lamborghini. Enfin, de son côté, l’ACo réfléchit aussi sur une catégorie « GTE + » ou « Super GTE » pour les modèles GT.

McLaren est aussi sur les rangs. Son patron, Zak Brown, estime le coût d’un programme Hypercar à 40 millions de dollars annuels. C’est encore beaucoup  trop pour Woking qui, ne l’oublions pas, mène un programme F1 et un programme Indycar complet à partir de 2020. « Telles que sont les règles aujourd’hui, je pense que nous aurions du mal à y parvenir économiquement », a précisé Brown à Sportscar365 sur l’éventualité d’un programme purement Hypercar. « Je dois être quelqu’un de responsable, notamment avec la Formule 1, donc, je ne peux pas entrer dans une nouvelle forme de course automobile à court terme qui mènerait à une perte significative ».

Un pont entre les championnats

Ainsi, Brown conditionne une participation de McLaren en WEC à une absolue nécessité : que les règlementations entre le Championnat du monde FIA, l’ACO (qui préside au Mans) et l’IMSA  se rapprochent pour permettre l’engagement d’un modèle Dpi 2.0 dans les différentes formules. Un défi ambitieux car, historiquement et culturellement, les harmonisations et rapprochements entre les championnats nord-américain et européens/mondiaux ont été souvent compliqués voire impossibles.

Ce rapprochement permettrait aux constructeurs d’avoir une visibilité mondiale et un retour sur investissement plus important. McLaren se verrait bien avec une Dpi engagée en WEC, disputant le Mans ainsi que les épreuves phares nord-américaines de Sebring et Daytona, avec une formule semi-officielle ou en compétition-client. McLaren espère donc que la future plate-forme technique des Dpi 2.0 IMSA permettra aux constructeurs de développer des voitures avec une identité de marque très forte (techniquement et visuellement) et qu’elles seront éligibles pour s’engager également au Mans et en WEC.

« Si nous pouvons créer une série mondiale de voitures de sport Le Mans Hypercar/DPi, ou peu importe comment vous appelez cela, je pense que ce serait une grande victoire pour les courses de voitures de sport dans le monde (…) Je suis très favorable à ce que l’IMSA et l’ACO s’alignent autour de règles communes. Notre plus grande préoccupation concerne les budgets actuels » 

Un lien production / compétition renforcé

Zak Brown souhaite également que l’ADN de la marque se retrouve dans la conception des DPi 2.0, avec des prototypes qui se basent davantage sur les modèles de production : « Nous sommes ouverts au style, à la boîte de vitesses et l’hybridation. La formule DPi actuelle ne nous intéresse pas. Je ne pense pas qu’il y ait suffisamment de libertés et je ne pense pas que nous puissions mettre assez d’ADN de McLaren dans cette voiture. Je pense que c’est vers où le DPi 2.0 essaie d’aller. Tout le monde essaie de trouver un compromis sur la façon de maintenir les budgets assez bas et compétitifs, ce que l’IMSA a extrêmement bien fait. Il faut voir comment fondre cela dans l’authenticité de ce que fait l’ACO. Comment réunir les deux ? Nous sommes prêts à faire des compromis mais il doit y avoir beaucoup d’ADN de McLaren. » 

En somme, la formule idéale serait : la relative liberté technologique du WEC (mais quid des balances de performance et du controversé Success handicap ?), la formule coût-compétitivité des DPi et une harmonisation règlementaire permettant des passerelles des deux côtés de l’Atlantique, ce qui était déjà dans l’esprit de l’ancienne série ALMS de Don Panoz.

Notre avis, par leblogauto.com

Alors que la Formule 1 ne semble pas à ce jour en mesure d’attirer de nouveaux constructeurs, l’Endurance a, dans les mois et années qui viennent, l’opportunité d’un immense renouveau : Lamborghini, Ford et bien d’autres, y compris Ferrari, scrutent avec attention les évolutions techniques et règlementaires qui vont renouveler les différents championnats d’Endurance. Les choix des décideurs seront donc cruciaux pour l’avenir de la discipline, alors que le flou demeure encore.

Source : sportscar365

illustration : Sean Bull design

 

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7 Commentaires sur "Endurance: McLaren souhaite un rapprochement IMSA/WEC"

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Invité

C’est vraiment une blague, quand je pense que c’est en partie à cause d’eux que le règlement hypercar est ce qu’il est

polo
Invité

Aston-Martin surtout!

r.burns
Invité

On vit un rythme de mutation que personne ne maîtrise. Ce qui était vrai hier ne l’est pas forcément aujourd’hui et encore moins demain.

polo
Invité

Honnêtement l’IMSA n’a jamais souhaité collaborer plus que ça avec l’ACO, même du temps de l’ALMS rares étaient les équipes qui participaient à plusieurs championnats. McLaren semble surtout adopter la même stratégie que Ferrari en s’intéressant à l’endurance juste pour faire pression à la F1. De toute façon il y a déja 3 constructeurs qui ont annoncé des projets donc l’ACO n’a aucunement besoin de McLaren .

Zak
Invité

Bon article. Je suis moins optimiste sur la conclusion. D’accord, la F-1 survit en vases clos. Mais l’endurance n’attirera pas non plus de nouveaux concurrents tant la règlementation Hypercar est bancale. Dommage de n’avoir pas choisir le LMP2/DPi comme catégorie reine. La lutte aurait été royale avec une compétition féroce et une convergence avec l’IMSA moins utopique.

Thibaut Emme
Admin

Sauf que le LMP2 est fermé avec 3 constructeurs de châssis (Ligier, Oreca et quelques Dallara) et un moteur unique.
Il n’y a qu’un constructeur qui sponsorise une écurie (Alpine).

L’avantage du LMHC (le mans hypercar) c’est d’avoir des voitures qui ont une tête de voiture de série, et qui devraient, selon les derniers éléments du règlement, être produites à 25 exemplaires pour la route.
Forcément, les constructeurs sont intéressés. Mais, pour une plus grande page de pub, et un amortissement financier plus intéressant, avoir un rapprochement de championnats est très intéressant.

Invité

Techniquement y a Riley aussi mais

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