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Essai Alfa Romeo Giulia Veloce de 280 ch, modèle 2020

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Essai Alfa Romeo Giulia 2020

Alfa Romeo met à jour sa berline star, la Giulia sortie en 2016. Elle a droit à quelques améliorations pour poursuivre plus sereinement sa carrière. 

Pas un restylage esthétique

Le rendez-vous était pris dans la région des Pouilles en Italie. Et la première constatation nous saute aux yeux, l’Alfa Romeo Giulia n’a subi aucune modification esthétique. Le constructeur a retouché légèrement la construction de sa gamme, mais rien en ce qui concerne le physique de la charmante berline. 

A bord, elle a droit à une mise à jour assez approfondie, avec un peu plus de raffinement, et surtout l’ajout d’équipements indisponibles auparavant. Ainsi on note entre autres l’arrivée d’un nouveau volant, d’un écran plus grand et tactile avec toutes les fonctions modernes qu’on attend d’une routière, Carplay et Android Auto inclus. En outre la finition progresse, un bon point. 

L’aide de Bosch

Concernant la place à bord, statu quo, on se trouve plutôt bien installé.  Pour passer du monde d’avant à celui d’aujourd’hui, le constructeur a fait appel à Bosch, qui a aidé notamment au développement des assistances électroniques. Cela s’avérait absolument nécessaire pour convaincre les gros rouleurs. Bienvenue à la conduite semi-autonome. 

L’aide au maintien de file travaille ainsi en harmonie avec le régulateur adaptatif, comme la plupart des systèmes actuellement présents chez les plus sérieuses concurrentes. Seulement pour l’activer, il faut se concentrer lors des premières utilisations pour faire les bonnes actions. Rien de rédhibitoire pour celui qui vivra avec la voiture, mais plus gênant pour l’utilisateur occasionnel qui en louerait une pour le weekend. 

Le mieux c’est encore de la conduire

Malheureusement, les travaux et les marquages au sol parfois peu visibles sur certains axes de la région ont quelques peu perturbé les ADAS. Un grief probablement plus à mettre sur le compte des infrastructures. Il faudrait ainsi essayer la voiture dans notre environnement pour s’en assurer. Mais quand la route se montre parfaitement lisible, tout fonctionne, avec une régulation douce. 

Finalement, on quitte assez rapidement les lignes droites et peu intéressantes du roadbook pour emmener notre belle Giulia sur les collines environnantes. À force de chercher à faire marcher les aides à la conduite, on oublie que l’Italienne s’apprécie surtout quand on les débranche. Sur ce chapitre, on avait peu de choses à lui reprocher, on ne voulait pas s’épargner ce moment de plaisir. 

Châssis au poil, et 280 vrais chevaux

Nous avions jeté notre dévolu sur une version Veloce forte de 280 chevaux. On en apprécie d’abord les performances, à l’image du 0 à 100 km/h expédié en seulement 5,7 secondes. La motricité s’est révélée parfaitement exemplaire sur notre chemin essentiellement parcouru sur un asphalte sec. Son châssis très bien équilibré donne le sourire au chanceux derrière le volant.

En outre, quand on augmente encore plus le rythme, on prend la main sur la boite de vitesses en manipulant les très grandes palettes en aluminium derrière les branches du cerceau. La direction très directe marque l’âme de cette Giulia. On aimerait simplement un poil plus de consistance en son point milieu. La suspension pilotée percute un peu sur les bosses trop marquées, mais rien de grave. On tient là la meilleure configuration alliant un dynamisme de haut niveau et un confort pas mauvais.  

Sans doute plus chère…

L’Alfa Romeo Giulia sauce 2020 a enfin toutes les armes pour rentrer dans le spectre des clients alignant les bornes sans relâche. On s’attend à voir les tarifs évoluer dans une nouvelle structure de gamme, avec sans doute une inflation logique compte tenu de l’enrichissement des équipements. Il manque également quelques informations concernant les émissions qu’on espère « fiscalement compatibles ». Ces données manquantes seront probablement dévoilées le mois prochain lors de la commercialisation. 

+ ON AIME
  •  Style
  • Agrément de conduite
  • Equipements
ON AIME MOINS
  •  Amortissement percutant sur routes dégradées
  • Tarifs probablement en augmentation
  • Compteurs analogiques

 

Alfa Romeo Giulia Veloce Q2
Prix (à partir de) – €
Prix du modèle essayé – €
Bonus / Malus  – €
Moteur
Type et implantation 4 cylindres en ligne Turbo – Injection directe essence
Cylindrée (cm3) 1 995
Puissance (kW/ch) 206 / 280
Couple (Nm) 400
Transmission
Roues motrices ar
Boîte de vitesses auto 8 rapports
Châssis
Suspension avant Pseudo McPherson
Suspension arrière Multibras
Freins à disques
Jantes et pneus 225/40 R19
Performances
Vitesse maximale (km/h) 240
0 à 100 km/h (s) 5,7
Consommation
Cycle mixte (l/100 km)
CO2 (g/km)
Dimensions
Longueur (mm) 4 650
Largeur (mm) 1 860
Hauteur (mm) 1 411
Empattement (mm) 2 820
Volume de coffre (l) 480
Masse à vide (kg) 1 429

Illustrations : leblogauto.com

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61 Commentaires sur "Essai Alfa Romeo Giulia Veloce de 280 ch, modèle 2020"

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Allegra
Invité

« On aime moins – Compteurs analogiques »

Pitié, ne tombez pas dans le culte du superflu… Honnêtement, quel est le réel intérêt des compteurs 3D en dehors de donner la vitesse de façon stylisée et d’être redondant avec l’écran central pour la navigation ?

Seb
Invité

De prouver qu’on est pas juste bon à faire de la carrosserie et d’etre un constructeur qui à besoin de l’aide de Ferrari pour sortir un moteur potable et de l’aide des Allemands pour tout ce qui est technologiquement de ce siecle ? 😁

Lhoest
Invité

A savoir, que Ferrari appartient au groupe Fiat élargi, donc je ne vois pas où est le problème. On a jamais crié au scandal quand Peugeot fournissait d’autres constructeurs. Par ailleurs, il n’y existe que quelques équipementiers auto dans le monde, il n’y pas que les Allemandes qui on du Bosch… Critiquer pour critiquer.

zafira500
Invité
@Lhest Ferrari est séparé de FCA (le groupe Fiat élargi) mais a le même actionnaire, EXOR. Pour le reste +1, le triste sir De la Zonda étant prompt à critiquer tout ce qui est italien – surtout Alfa Romeo d’ailleurs – mais faisant moins la fine bouche quand ses marques allemandes chéries utilisent ou ont utilisés des moteurs étrangers – Renault pour Mercedes, Toyota diesel pour BMW avec Mini – ou font du rebranding – le feu Toywagen Taro ou les extraooooordinaires Citan et Classe X de Mercedes… qui ne sont que des Kangoo et Navarra germanisés. Décrépitude – sans… Lire la suite >>
Invité

@Seb, 1 commentaire, 1 phrase, à minima 3 erreurs grossières.
On fait bien face à du caradisiac fan tout craché: ignares de l’automobile, mais monsieur jesaistout, associé à un comportement (dans les commentaires) d’ado boutonneux mal dans sa peau.
C’est désolant.

Thibaut Emme
Admin

En fait, un affichage numérique permet de passer d’un affichage à aiguilles à un affichage à chiffres. Ainsi chacun peut trouver ce qui lui plait (perso je préfère à chiffres, par habitude sans doute).
Ensuite, l’affichage de la direction affiché là, permet un « switch » plus rapide des yeux. C’est encore mieux de l’avoir en affichage tête haute, mais c’est déjà pas mal.
Perso je n’y voit que des avantages.
Le « vieil » affichage analogique fait le boulot mais est quand même clairement dépassé. 🙂

ZeeBiX
Invité

Pareil habitué à l’affichage en chiffres j’aurais du mal à m’en passer, et avis personnel, un affichage numérique à quand même bien plus de gueule sans parler de ce que ça apporte (GPS etc…)

Rickyspanish
Invité

+ 1.
Il y aurait eu un écran qui diffuse l’image des mêmes compteurs analogiques, il aurait mis « on aime ».
Les compteurs Alfa ont toujours été un élément important des designs intérieurs et perso, je préfère toujours de jolis compteurs à aiguilles qu’une nouvelle source de lumière bleue. Un écran central suffit, le reste c’est la surenchère techno d’un secteur auto « geekéisé ».

SGL
Invité

Ça, c’est une pépite ! 🙂

koko
Invité

Une bien belle voiture…

Rickyspanish
Invité

Belle caisse avec ses qualités et qui corrige les petits défauts de finitions et le côté tech.
Toujours très belle à l’extérieur même si l’arrière (en particulier les feux) manquent de latinité. Un restylage hypothétique de l’extérieur est à priori prévu courant 2021.
Il faut espérer que cela relance sa carrière mais le segment des berlines est très morose et « trusté » par d’autres marques qui ont une meilleure image de marque.

panama
Invité

Bien belle voiture qui mériterait une meilleure carrière.
Hélas le secteur des berlines est sinistré, et la quasi totalité de cette catégorie est prise en location.
C’est bien là que le bât blesse : les LOA tiennent compte de la valeur résiduelle et c’est clairement un point noir pour Alfa Roméo.
L’essai ne parle pas de la consommation – et pour cause elle doit atteindre des sommets dans cette configuration (essence turbo) !

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