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Rallye : Jean-Baptiste Franceschi, l’espoir tricolore

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Récemment titré dans la Peugeot 208 Cup, le varois Jean-Baptiste Franceschi vient d’être élu espoir de l’année par le magazine Échappement. La relève est en marche, même si la route pour parvenir au WRC ne serait pas aisée pour les nouvelles générations.

Changement d’ère

Indéniablement, 2019 marque un tournant dans l’histoire du rallye français. Après 15 ans de monopole, le titre mondial des pilotes a échappé à un Français, tombant dans l’escarcelle de l’estonien Ott Tänäk. Le tour de Corse disparaît du calendrier et Citroën vient d’annoncer brutalement son retrait du WRC, n’ayant pas l’intention d’y revenir en 2022 quand sera introduite la nouvelle règlementation hybride. Vu que Peugeot prépare un retour au Mans et que Sébastien Ogier est à l’aube de sa dernière saison, la présence tricolore en WRC risque de fortement s’amenuiser. Un comble pour une nation de rallye comme la notre. Une page se tourne…

Mais plutôt que de voir le verre à moitié vide, voire totalement vide, regardons le verre à moitié plein. Plein d’espoir, car la relève de talents est là, prête à bondir sur les pistes. Déjà auréolé d’un joli palmarès et d’une 3e place dans le championnat WRC3 l’an passé avec le soutien de la FFSA, Jean-Baptiste Franceschi a dû en quelque sorte repartir sur de nouvelles bases en 2019. Parallèlement à de nombreuses piges souvent brillantes (en Italie sur une Fabia R5 ou encore en ERC avec Ford), il a remporté le championnat 208 Cup au sein du Sarrazin Motorsport, tandis que son jeune frère, Mathieu, s’adjugeait la coupe Junior. Une famille en or !

Promotion en R5

« j’ai passé une saison juste exceptionnelle en 208 Rally Cup, avec la victoire du championnat à la clé ! » confie Jean-Baptiste Franceschi. « C’était l’objectif principal du début de saison et nous l’avons atteint grâce à nos partenaires, le team Sarrazin Motorsport et tout le travail que nous avons pu réaliser. J’ai été couronné espoir échappement de l’année, une fierté d’obtenir ce titre et d’être à la suite d’un palmarès incroyable. J’ai eu la chance de participer par la même occasion à des épreuves du championnat ERC avec 2 victoires, mais aussi plusieurs rallyes en Skoda R5. Une saison de rêve ! »

Pour l’an prochain, les objectifs sont déjà fixés : « Mes perspectives sont claires, performer en championnat de France asphalte au volant de la Citroën C3 R5 avec Citroën Racing ! » Cette récompense, pleine de promesses, survient au moment même où Citroën se retire soudainement du WRC. « C’est toujours triste de voir une équipe quitter le WRC, encore plus lorsqu’il s’agit de Citroën Racing. Ils ont un palmarès incroyable et c’est une équipe qui a eu des résultats qui nous ont fait rêver ! En ce qui nous concerne, nous serons bien présents en C3 R5 dans le championnat de France des rallyes, avec pour ambition de montrer ce dont nous sommes capables avec une 4RM. Notre programme n’est pas remis en question ».

L’avenir en question

Le désengagement de Citroën risque-t-il de porter un mauvais coup à la promotion et à l’accession de nos talents vers le sommet du rallye ? Le constructeur n’abandonne pas la compétition-client et va poursuivre le développement de la C3 R5, certes, mais quid pour gravir les échelons au-dessus ? Talent ou pas, l’argent reste le nerf de la guerre et les places sont très limitées. Qui plus est, le rallye, ce n’est pas vraiment un univers où l’on croise des Lance Stroll, Nikita Mazepin et autres fils à papa ultra fortunés capables de se payer des écuries de F1. Les filières, comme les Académies de Red Bull, Mercedes, Ferrari, etc, ne sont pas légion non plus. A 80.000 euros au bas mot le budget pour faire un Monte-Carlo en R5 dans des conditions décentes, l’absence d’appui constructeur freine rapidement les ambitions.

Mais tout n’est pas perdu, loin de là. Il reste le WRC-2, où d’autres espoirs français, comme Eric Camilli et Pierre-Yves Loubet, champion 2019, se distinguent. Suite au retrait de Citroën, Timo Rautianen,vice-président FIA du WRC, a entrouvert la porte au retour des teams privés pour engager des WRC supplémentaires afin de garnir le plateau. A terme, la catégorie R5 pourrait monter en puissance puisque cette classe, moins onéreuse que les prototypes du WRC, attire finalement plus de constructeurs. Et l’avenir du WRC, malgré le virage hybride annoncé pour 2022, reste incertain en l’état actuel des choses. De toute façon, le rallye n’en est pas à sa première refonte. Gageons que nous retrouverons Jean-Baptiste Franceschi et ses pairs sur les pistes pour reprendre le flambeau des champions tricolores.

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3 Commentaires sur "Rallye : Jean-Baptiste Franceschi, l’espoir tricolore"

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R-motor
Invité

S’a m’attriste le retrait de Citroën en Rallye
Mais c’est surtout l’impression de descente lente mais continue d’une équipe et d’une filière qui à vu naitre deux énormes champion qui n’a paradoxalement pas réussit à se renouveler qui est le plus triste…
Malgré tout de jeune talent émerge et je leur souhaite le meilleur !

AVENUE
Invité

@ R-motor
Beaucoup d’autres marques ont disparu des rallyes hélas …dont Martini Racing et consort…

Thomas
Invité

Bonne chance à lui au volant de la C3 R5 en championnat de France 🙂
Qu’il fasse aussi bien que Yohan Rossel pour sa première 😉

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