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Fusion PSA/FCA : les USA scrutent l’actionnariat du chinois Dongfeng

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Autre volet de l’accord de fusion entre PSA et FCA : l’épineux sujet de l’actionnariat chinois au sein d’un futur consortium intégrant le géant américain Chrysler … et ce, alors que les tensions commerciales sont les plus vives entre Etats-Unis et Chine.

Lors d’un entretien diffusé vendredi par Bloomberg TV, le principal conseiller économique de la Maison Blanche Larry Kudlow a fait savoir que Washington regarderait « de très près » le mariage annoncé entre PSA et l’italo-américain Fiat Chrysler, transaction qui implique le groupe chinois Dongfeng.

Les USA seront vigilants sur l’actionnariat de Dongfeng

Interrogé pour savoir si les États-Unis, en guerre économique ouverte avec la Chine, avaient examiné de près l’accord, en raison notamment de la présence au capital de PSA de l’actionnaire chinois Dongfeng, Larry Kudlow a répondu que l’étude n’avait pas encore été effectuée. Déclarant toutefois que Washington allait « évidemment regarder cela de très près. »

Interrogé sur la participation de 12,2% du chinois Dongfeng Motors et de ses 19,5% de droits de vote dans PSA, Larry Kudlow a répondu que l’administration Trump était « vigilante en ce qui concerne l’aspect chinois.

Une participation chinoise dérangeante en pleine guerre commerciale

Le groupe chinois Dongfeng détenant une participation dans PSA, tout en étant partenaire en Chine de Peugeot et Citroën via joint venture, si le mariage annoncé jeudi entre PSA et Fiat Chrysler se concrétise, Dongfeng deviendra donc de facto actionnaire de Chrysler, grand nom de l’histoire économique et automobile américaine, et détenteur de marques mythiques telles que Jeep ou Dodge.

De quoi faire tousser – voire s’exclamer sur twitter ? – Donald Trump alors que les Etats-Unis et la Chine mènent une bataille commerciale des plus ardues depuis des mois à coup de droits de douane et taxes d’importations. Washington et Pékin promettent certes depuis peu de cesser les hostilités en signant prochainement un accord commercial partiel mais rien n’a été concrétisé à l’heure actuelle.

Larry Kudlow a par indiqué que Donald Trump n’avait pas fait de commentaire sur cet accord. « Nous ne craignons pas de faire affaire avec des entreprises internationales, c’est bien connu » a-t-il au contraire déclaré.

Dongfeng étudierait différents scénarios pour se séparer de ses parts de PSA

En août dernier, le journal Bloomberg avait laissé entendre que Dongfeng Motor examinait différents scénarios pouvant le conduire à modifier sa participation dans PSA, actuellement à hauteur de 12,2 %.
Toujours selon le journal, qui insistait par ailleurs sur les difficultés actuelles du secteur automobile dans son ensemble, une cession totale ou partielle de cette participation aurait même été envisagée à cette date.
Bloomberg avait ainsi indiqué que Dongfeng aurait commencé à sonder des conseillers sur les différentes solutions possibles pour monétiser au mieux sa participation de 12,2% dans PSA.

Parmi les différents scénarios alors envisagés, figuraient une cession pure et simple ou l’émission d’obligations convertibles en actions PSA, indiquait l’agence financière.

Selon les sources de Bloomberg, la réflexion du groupe chinois n’aurait été toutefois qu’à un stade préliminaire en août dernier. Les délibérations étant à un stade précoce, il n’y aurait ainsi aucune certitude qu’elles puissent à terme déboucher sur un accord concret, ajoutait alors le journal.

Dongfeng souhaiterait disposer de fonds pour investir

Toujours selon l’agence, ces fonds permettraient à Dongfeng d’investir dans d’autres domaines à un moment où ses concurrents dépensent des milliards de dollars en véhicules électriques et en systèmes de conduite autonome.

La dégradation du marché automobile mondial, l’évolution de la technologie et l’affaiblissement de la croissance économique détournent actuellement les consommateurs des concessions. Une telle récession a d’ores et déjà incité nombre de constructeurs traditionnels à faire face en supprimant des emplois et en poursuivant des fusions. Dongfeng pourrait se délester d’une partie de sa participation dans PSA afin de tirer potentiellement partie de la consolidation future du secteur, selon les sources.

L’avenir de la coentreprise Dongfeng/ PSA sujet également à discussion

L’agence Bloomberg indiquait alors que Dongfeng, qui possède une coentreprise avec PSA, souhaite également discuter avec son partenaire de ce volet de leur partenariat, le groupe chinois souhaitant visiblement préserver cette relation avec le constructeur français.

Selon les sources de Bloomberg, Dongfeng Motor prévoit de coordonner ses activités avec le constructeur français s’il décidait de vendre, afin de préserver de bonnes relations de travail.
A l’heure actuelle, les deux partenaires sont engagés au sein de DPCA (Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles, à hauteur de 50/50). En marge de la présentation de ses résultats, PSA avait quant à lui concédé que le système en coentreprise compliquait la tâche pour se réorganiser et investir.

Tavares pour une révision de la gouvernance de la joint-venture

Si PSA a certes publié des résultats 2018 qualifiés d’historiques, il n’en demeure pas moins que la Chine demeure son maillon faible. Le groupe est conscient qu’il doit coûte que coûte redresser la barre, le marché intérieur de l’Europe ne risquant de lui offrir que peu de débouchés dans les mois à venir. D’où la volonté de Carlos Tavares de remettre les choses à plat dans les co-entreprises chinoises du groupe.

En mars dernier, le journal Le Figaro indiquait ainsi que le patron de PSA souhaitait revoir en profondeur la stratégie suivie par sur DPCA, la principale structure du groupe en Chine en termes de résultats commerciaux. Désirant également s’attaquer à la gouvernance de la co-entreprise.

Carlos Tavares considérait alors les efforts entrepris comme insuffisants. Il plaidait alors en faveur de mesures plus radicales, estimant que l’actuelle mode de gouvernance de DPCA poserait problème.

« La JV à 50/50 ne fonctionne pas actuellement. Lorsque le comité exécutif décide, la décision doit s’appliquer. Ce n’est pas le cas aujourd’hui », avait-t-il ainsi déploré, ne mâchant pas ses mots … d’autant plus que, selon lui, la situation pèse sur la réactivité de la co-entreprise.

Se voulant plus précis, Carlos Tavares avait déclaré que « opérationnellement », toutes les JV ne fonctionnaient pas à 50/50, « mais avec une seule direction d’un des deux partenaires ». Une situation qu’il le conduisait alors à envisager une révision de la gouvernance.

Si la nouvelle législation chinoise permettra aux groupes étrangers d’exercer en pleine propriété à partir de 2022, un tel scénario semble difficilement réalisable pour PSA, son partenaire Dongfeng détenant 12,23 % du capital du groupe français, avions nous alors précisé. L’objectif final de l’opération dont se faisait l’écho Bloomberg ?

L’avis de Leblogauto.com

Si Donald Trump ne s’est pas encore exprimé sur le sujet, il se pourrait tout simplement qu’il examine actuellement le dossier. Larry Kudlow a beau faire la fanfaron en déclarant que les Etats-Unis ne redoutent pas de traiter avec des entreprises internationales – histoire de ne pas être taxés de protectionnisme – il n’en demeure pas moins que l’arrivée d’un actionnaire chinois au sein d’une entité intégrant un géant de l’industrie automobile US pourrait faire un peu tâche en pleine campagne pré-électorale américaine.

Il se pourrait aussi que l’annonce des ventes des parts détenues par Dongfeng dans PSA soit le deuxième volet de l’accord de fusion entre PSA et FCA et que leur éventuel rachat par le nouveau partenaire du groupe automobile français soit encore sujet à de vives discussions. Impliquant les Etats-Unis ….

Sources : AFP, Reuters, Bloomberg

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32 Commentaires sur "Fusion PSA/FCA : les USA scrutent l’actionnariat du chinois Dongfeng"

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SAM
Invité

Plus effrayants que des chinois chez Peugeot … les prix du nouveau 2008 révélés cette semaine qui avec le nouvelle 208 … font du 308 SW la Peugeot offrant le meilleur rapport qualité/motorisation/prix. Le mouvement des Gilets Jaune chez Peugeot ça leur est passé dessus quand ils ont développé leurs modèles d’accès? J’ai plein d’amis qui roulent avec l’actuel tombé neuf ben vont y regarder à 3 fois pour celui de 2020.

JC juncker
Invité

Va falloir taper dans les heures supp. 😂😂

SAM
Invité
@JC juncker. Exit les versions d’entrée de gamme à 16 000 ou 19 000 euros (qui font le succès de l’actuel) et en finition GT Line il faudra rajouter 3 600 € par rapport à l’ancienne version. « J’ai mal à ma France ». Conclusion de ma sortie de route. Plus important que Trump qui voulait taxer les Renault importées aux USA il y a trois semaines … je pense que l’actionnariat de Peugeot n’aura pas d’incidence. Par contre le marché Iranien s’il reprend est offert sur un plateau à Renault et aux chinois car PSA deviendra italo-américain donc sanctionnable encore plus… Lire la suite >>
JC juncker
Invité

Motor1 a fait un articles sur les tarifs du 2008. J ai note l apparition du 1.2 155 a 30k€. Intéressant de comparer ce bloc avec l ancien 1.6 thp 165

Invité

Même ça je ne suis pas sûr que ça suffise !

georges
Invité

La vrai qualité a un prix, c’est encore moins cher qu’Audi, mais pour mieux !

SAM
Invité

Zetes monté dedans? Zavez rouler avec? Alors j’ai trois amis qui en ont acheté un actuel neuf … et pas à 27 000 euros. Vous savez à combien vous pouvez faire tomber le 2008 en concession actuellement? A trop faire des écarts de prix … ben on se retrouve avec l’incompréhension des clients qui boudent les nouveautés. Les français n’ont plus d’argent. S’ils le vendent avec les mêmes tackos en Chine … ils remonteront pas la pente!

SAM
Invité

A partir de 22 000 euros (voir moins car ça solde et en plus avec la prime génération …) vous faites tomber une 308 SW plus spacieuse. Et avec 25 000 euros (voir moins car remisée aussi) vous partez avec une 308 SW spacieuse et bien motorisée. Donc augmenter les tarifs c’est bien mais faut pas que cela soit en dissonance avec la gamme supérieure. Y flinguent la côte de l’actuel 2008 en prime!

Marrakech du rire
Invité

😂😂😂

Invité

Encore faut-il s’entendre sur la définition de « qualité », qui veut tout dire, et parfois ne rien dire !

polo
Invité

Bah l’accord prévoit déjà un peu la chose, la BPI, les Peugeot et DongFeng vont en gros détenir 6,1% du nouveau groupe avec les Peugeot qui pourront acquérir 2,5% de plus à un de leurs « anciens » partenaires, perso je ne pense pas que BPI vendra ses parts.

Après je ne pige pas trop le soucis, FCA est une société Néerlandaise comme le sera la nouvelle donc ça ne regarde en rien les USA, Daimler ou Volvo qui disposent d’usines aux USA ça ne leur à posé aucun soucis quand des actionnaires Chinois sont montés à leur capital.

zafira500
Invité

@polo.
« Après je ne pige pas trop le soucis, FCA est une société Néerlandaise »
De droit néerlandais, nuance. FCA est italo-américain.

polo
Invité

Oui FCA est côté en bourse à N-Y et Milan, mais par exemple rien n’empêche le futur groupe d’être seulement côté en Europe et la présence US se limiterait à une filiale « locale ». Il y a plain de sociétés Chinoises qui s’installent aux US sans que Trump ne bronche, il possède même un Iphone probablement assemblé en Chine!

zafira500
Invité
 » mais par exemple rien n’empêche le futur groupe d’être seulement côté en Europe et la présence US se limiterait à une filiale « locale ». » Je ne pense pas, je vois mal la partie américaine devenir une « filiale locale », elle a quand même une grosse influence chez FCA. « Il y a plain de sociétés Chinoises qui s’installent aux US sans que Trump ne bronche » Tant qu’elles ne nuisent pas l' »american business ». Huawei, le plus célèbre exemple, n’a été dans le viseur de Trump que parce que le chinois avait une avance sur la 5G par rapport aux américains, l’excuse… Lire la suite >>
AVENUE
Invité

Trump va vite mettre de l’eau dans son vin lorsque les menaces d’impeachment vont se préciser…..

KifKif
Invité

A mon avis faux pour trois raisons :
1 – les cons cela ose tout d’ailleurs…
2 – a ce titre il sera tenté de « surjouer » la défense de son électorat face aux « méchants chinois »
3 – juste pour faire ch… les Européens

zafira500
Invité

@AVENUE
Trump ne sera pas destitué. En revanche, les révélations en cascade sur l’affaire ukrainienne pourrait porter un coup fatal à sa campagne présidentielle (et je pense que c’est le vrai but du Parti démocrate).
D’ailleurs, le Donald semble ces derniers temps perdre ses nerfs.

Jeff
Invité
Le problème devient sérieux par l’implication des américains encore pas complètement déclarée. En effet il y a le problème chinois mais également celui de la participation de l’État français dans la nouvelle société. Quel est-il le tour de table après l’annonce de la fusion ? Arrondi à la chiffre supérieure 60% des actions sont du coté PSA et 40% de celui FCA. Les actionnaires majoritaires pour la part PSA ont le poids suivant (toujours arrondi pour pas traîner les virgules) : 6% Peugeot, en peu plus de 6% l’État français et un peu moins de 6% Dongfeng la famille Agnelli détiendrait… Lire la suite >>
Stabak
Invité
Les Agnelli veulent se désengager de FCA? Cela me surprend. Peut-être à l’époque ou FCA faisait cavalier seul et perdait de l’argent. Mais maintenant avec la fusion, ils ont du cash à récupérer, et ça me semblerait loufoque de quitter le navire. Dans les 6% de Dongfeng, il y a fort à parier que les Peugeot en récupèrent 2.5% comme c’était annoncé dans le deal de la fusion. Et le reste intégré par PSA comme tu dis? Possible oui. Maintenant émettons des hypothèses sur l’avenir de la gouvernance. Pour l’Etat Français via la BPI, il était question il y a… Lire la suite >>
AVENUE
Invité

@ Stabak
Contrairement à la cacophonie qu’a entretenue Lemaire Macron contre Senard lors du précédent projet de fusion avec Renault je pense que l’état a compris cette fois qu’il doit laisser faire et se retirer sur la pointe des pieds dans cette affaire.

Klogul
Invité

pour moi c est une strategie du gouvernement francais d avoir refuse l alliance avec fca pour renault pour que l alliance prenne forme.

Comme ca il y aura deux constructeurs « francais » sain et sauf

AVENUE
Invité

@ Klogul
Moi je crois plutôt que Lemaire s’est pris les pieds dans le tapis.
Les deux constructeurs Français sont plutôt dans une situation compliquée et loin d’être sain et sauf pour des raisons diamétralement opposées.

Jeff
Invité

Se dégager de l’automobile ne va pas dire quitter FCA. Simplement ils n’entendent plus s’occuper directement de l’industrie en tant que pures players avec tout que cela comporte. Ils sont devenus des rentiers, jusqu’à que ça profite.
Vous oubliez la part de Dongfenf dans la balance. L’accord avec FCA prévoit que PSA ait la possibilité de mettre à terme au cas échéant leur alliance et que PSA récupère la mise du chinois.
Ce qui change la donne pour le clan Peugeot mais pas au niveau du board qui est toujours à l’avantage de PSA et ses actionnaires.

zafira500
Invité

« Les Agnelli veulent se désengager de FCA? Cela me surprend. »
C’est le cas, aux dernières nouvelles.

AVENUE
Invité

@ zafira500
Aux dernières nouvelles la tour de Pise vient de se redresser d’un coup sec et le pape François annonce ses fiançailles avec Brigitte Bardot.
Bref on sombre dans le ridicule la !

AVENUE
Invité

@ Jeff
Mais comment tu peux faire ce genre de spéculations voyons….
« la nouvelle gouvernance souhaitée par Tavares…. » Tu es dans ses petits papiers pour affirmer cela? Tu l’as eu au téléphone récemment?

aimelauto
Invité

FCA coute beaucoup plus cher que PSA
et c’est une bonne affaire pour les actionnaires italiens cette fusion.
Par contre du coté de PSA empétré dans les capitaux chinois de Dongfeng ils ont….tout à y perdre !

AVENUE
Invité

@ aimelauto
Tu peux développer ?
Rien pigé

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