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Essai Audi SQ7 V8 TDI de 435 ch

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Essai Audi SQ7 (2019)

Les grands SUV de luxe n’envisagent pas de quitter le marché automobile tout de suite, et Audi revisite son SQ7 à l’occasion de son restylage. Nous l’avons essayé sur les routes tortueuses des environs de Salzbourg en Autriche sous une pluie battante.

Pas seulement quelques retouches

L’Audi SQ7 change radicalement en design, alors qu’il ne s’agit que d’un restylage. On croit même  faire face à un tout nouveau modèle. En fait il adopte les codes apparus avec les toutes dernières productions, comme l’Audi Q8 pour ne citer que lui. En témoignent notamment la calandre avant et les phares parents avec l’autre grand SUV de la marque.

L’arrière reprend également la signature lumineuse (dynamique au déverrouillage et verrouillage) vue entre autres sur la nouvelle A6, ainsi que le jonc chromé reliant les feux. Tous les éléments semblent dimensionnés à l’avenant, à l’image des jantes de 22 pouces ! Il gagne pas mal en dynamisme visuellement, sans perdre sa touche premium qui le classe dans le segment au premier regard.

Un cockpit de vaisseau spatial de luxe

A bord, tout change de manière assez radicale. Que ce soit en termes de présentation ou d’équipements, la planche de bord n’a plus rien à voir avec le SQ7 précédent. Prenez celle du Q8, transposez la dans le Q7, et on a déjà fait une bonne partie du boulot. On navigue dans une atmosphère mi-automobile, mi spatiale. On trouve ainsi peu de boutons sur la console, mais toute la connectivité qu’on attend aujourd’hui.

Audi impose le tout tactile, même pour la climatisation avec des boutons à retour haptique. On s’y perd un petit peu, mais heureusement la commande vocale nous épargne quelques manipulations. Il s’agit d’un coup à prendre, quand on veut bien faire l’effort. Evidemment, on retrouve derrière le volant le virtual cockpit assisté d’un dispositif à lecture tête haute. Quant à la place à bord, une limousine ne fait pas mieux à l’exception des 6 et 7ème place logiquement un peu moins confortable.

900 Nm de couple!

Sous le capot un V8 (oui, ça existe encore…) carburant au gazole. On peut pleurer sur l’absence de l’essence pour ce niveau de performances, mais la législation notamment en a eu raison. Il faut dire aussi que cette motorisation diesel autorise un couple « camionesque » de 900 Nm ! Pour ça, il fait appel entre autres à deux turbos aidés par un compresseur électrique alimenté par un réseau 48 V (servant aussi pour le système d’hybridation légère).

Résultat, l’Audi SQ7 se catapulte d’un virage à l’autre (0 à 100 km/h en 4,8 s), sans perdre un instant de son confort exceptionnel. Ne cherchez pas les à-coups violents, il n’y en a pas. La boite Tiptronic à 8 rapports lisse tous ses passages et on a peu recours aux palettes pour le mode séquentiel. En mode « dynamic », le bloc se montre plus réactif. Mais il sait aussi royalement se faire oublier quand il s’agit d’aligner les kilomètres sur les longs tronçons d’autobahn.

Confortable et pas si pataud

Passons vite sur sa capacité à voyager… elle n’a rien à envier aux meilleures berlines ou autres SUV luxueux. Ajoutez à cela une insonorisation de haut vol, ainsi qu’une sono de premier ordre, et votre coeur balancera assurément pour le SQ7 plutôt que le TGV. Il n’a pas fallu 5 minutes à votre serviteur (en passager) pour se laisser aller à un petit somme, entre deux massages ventilés. Mais il y a donc un petit S dans le patronyme de notre grosse Audi, ce n’est pas pour rien.

Là aussi, le constructeur d’Ingolstadt n’a pas joué les fainéants. L’amortissement a été adapté pour rendre ce gros bébé un peu plus athlétique. À commencer par l’abaissement de l’assiette dans le mode le plus « sportif ». En outre les barres anti-roulis sont actives, ce qui implique notamment une quasi annulation des mouvements de caisse. Les roues arrière directrices améliorent sensiblement son comportement en virage. Il paraît ainsi bien moins pataud qu’il n’y paraît. On regrettera une direction un peu trop artificielle. Rejoindre une station hivernale nous a semblé moins ennuyeux qu’attendu, malgré son poids.

7 places et 435 chevaux pour 112 300€

A qui s’adresse une telle voiture ? Aux gens qui ont d’abord un grand et large garage pour l’accueillir…Il faut aussi un portefeuille bien garni, vous vous en doutez, allégé d’au moins 112 300 € après la commande. Sans oublier les coûts d’utilisation, notamment à la pompe, malgré une consommation raisonnable de près de 14 litres sur notre parcours. A ce prix-là on a un compartiment de Business Class pour 7 personnes (c’est mieux à 4, on vous l’accorde…), capable de filer à tout allure dans un confort d’exception.

 

+ ON AIME
  •  Confort
  • Technologies
  • Couple
ON AIME MOINS
  •  Tout tactile
  • Poids
  • Dimensions

 

Audi SQ7
Prix (à partir de) 112 300 €
Prix du modèle essayé
Bonus / Malus  10 500 €
Moteur
Type et implantation 8 cylindres en V biturbo – Injection directe Diesel
Cylindrée (cm3) 3 956
Puissance (kW/ch) 320 / 435
Couple (Nm) 900
Transmission
Roues motrices intégrale
Boîte de vitesses automatique 8 rapports
Châssis
Suspension avant multibras
Suspension arrière multibras
Freins à disques
Jantes et pneus 225/35 R22
Performances
Vitesse maximale (km/h) 250
0 à 100 km/h (s) 4,8
Consommation
Cycle mixte (l/100 km) 9,1
CO2 (g/km) 239
Dimensions
Longueur (mm) 5 066
Largeur (mm) 1 970
Hauteur (mm) 1 663
Empattement (mm) 2 996
Volume de coffre (l) 803
Masse à vide (kg) 2 395

Illustration : Leblogauto.com

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21 Commentaires sur "Essai Audi SQ7 V8 TDI de 435 ch"

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SGL
Invité

Cela reste une très belle machine dans l’absolu… Mais l’ancien avait plus de personnalités.
Son profil fait trop simple break légèrement rehaussé à l’échelle 1,25 sorti d’un photocopieur.(souvent le cas chez Audi)
Par contre, ses prestations imposent largement le respect !

Yop
Invité

Beau camion…

SGL
Invité

Les consos, c’est du WLTP ?

versdemain
Invité

Sur le site audi j’ai trouvé ça https://www.audi.fr/fr/web/fr/gamme/layer/wltp-lp.html

Intéressant de voir que le Nedc (ou nedc corrélé encore appliqué en 2019) ne testait le véhicule qu’à 120 km/h maxi
Pas étonnant que les vraies valeurs Wltp affichées à partir de mars 2020 augmenteront d’au moins 10 à 20% les valeurs de pollutions réelles.

Greg
Invité

Pour info le nedc corrélé, c’ est simplement la valeur wltp qui est passee par une formule mathématique pour etre convertie en nedc🤡.
Sinon le chiffre semble faux.. 239 c’ est l’ ancien sq7

Orel77
Invité

Je suis étonné de voir le tunnel de transmission à l’arrière ! Le X5 fait beaucoup mieux. Il me semble même de mémoire que le planché est plat pour le passager du milieu…

X52019
Invité

Presque, pas plus d’1/2cm sur le X5

wizz
Membre

c’est juste un faux plancher, comme on peut avoir un faux plafond dans les immeubles.

BMW applique la même méthode que Renault: la Megane berline avait un petit tunnel de transmission. La Megane Scenic est basée sur la berline, mais propose un plancher totalement plat, plein de rangement sous les sièges…. C’est juste un faux plancher, avec des sièges « sur pilotis ». BMW fait pareil avec son X5

le bougre
Invité

on est dans le modèle idéal pour les acheteurs US ou Asiatiques !
et quand on voit le nombre d’allemandes Premium dans les pays asiatiques, c’est impressionnant,(et bon pour les finances des allemands…..), surtout dans des pays où les gammes des constructeurs japonais sont etoffées et proposent aussi du hdg.mais n’arrivent pas à faire concurrence aux Mercos, Audi et consorts !

Zent
Invité

Le haut de gamme japonnais (incomparable en fiabilité longévité, faible coût d’entretien) n’a que 30 ans (première Lexus en 1989), il faut attendre encore quelques décennies avant que l’équilibre ne se fasse et peut-être qu’il ne prenne l’avantage.

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