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Etude : les Français et l’assurance

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triangle warning voiture panne

Ils font partie des mal-aimés de l’automobile. Les assureurs sont souvent montrés du doigt. Et ce, quand ils annoncent une hausse des primes, ou quand il y a des discussions à propos d’un sinistre. Pour mieux comprendre les relations des Français avec leur assurance automobile, rien de mieux qu’une grande enquête.

En fait ce sont deux enquêtes complémentaires du site LeComparateurAssurance. Ces dernières ont été réalisées par YouGov, société internationale d’étude de marché. Elles montrent que les Français sont plutôt honnêtes avec leurs assureurs. Cependant, ils s’en méfient.

Tous les Français sont concernés par l’assurance

97% des Français détiennent un contrat d’assurance. Les assurances principales des Français sont l’assurance habitation en premier lieu juste devant l’assurance automobile. L’assurance santé (la complémentaire) suit un peu plus loin à la troisième place. L’assurance automobile concerne 3/4 des personnes interrogées. Il faut dire que 86% d’entre eux possèdent un véhicule (51%), deux (29%) ou plus (6%).

Pour autant, les Français sont mitigés par rapport à l’assurance, qu’elle soit automobile ou non. En effet, 67% sont très à l’aise ou comprennent l’essentiel de leurs contrats d’assurance et des tenants et aboutissants. Ils restent tout de même 33% à trouver que certains aspects sont difficiles à comprendre, voire flous. Certains ne comprennent carrément rien à l’assurance. C’est assez problématique car cela signifie soit que ceux-ci peuvent contracter – et payer – des protections inutiles, ou au contraire, penser être couverts pour tel ou tel risque et finalement découvrir qu’ils ne le sont pas au moment où le sinistre survient.

Quand on leur demande s’ils se sentent suffisamment informés sur les contrats d’assurance, les interrogés répondent majoritairement que oui, à 51%. Surtout, 34% ne se considèrent pas comme suffisamment informés, mais, de leur faute, « par manque d’intérêt ».

Ce manque d’intérêt est sans doute dommageable car en cas de sinistre, les mauvaises surprises peuvent intervenir. Justement, selon l’enquête publiée, un tiers des personnes sondées déclare avoir déjà eu « une mauvaise surprise » suite à un sinistre. Principalement les assurés découvrent la franchise appliquée sur un sinistre, ou que le sinistre n’est pas couvert ou bien encore que le remboursement est trop faible.

Combien coûte un remplacement de pare-brise ?

Avec une célèbre marque qui n’arrête pas de faire de la publicité à la télévision ou à la radio – avec sa musique qui reste dans la tête, on a l’impression qu’un changement de pare-brise cela ne coûte rien et rapporte une paire de balais d’essuie-glaces neufs. Pourtant, il faut faire très attention. Cela n’est vrai que si votre contrat d’assurance comprend l’option « bris de glace ». En outre, il vous faut regarder la franchise. Elle peut être de quelques dizaines d’euros mais peut dépasser les cent euros sur certains contrats.

Bien connaître ce que couvre son assurance est primordial quand on fait un devis ou que l’on signe une nouvelle assurance. Si jamais votre contrat ne comporte pas l’option bris de glace, sachez qu’un remplacement de pare-brise va en général de 800 à 1 100 euros pour les modèles standards. Sur certains modèles particuliers, la facture peut aller au-delà. Sans assurance couvrant ce sinistre, cela va être douloureux.

contrat signature

Les Français sont globalement honnêtes avec leurs assureurs

Justement, on peut découvrir trop tard qu’un dégât n’est pas couvert et être tenté de mentir à son assureur. Selon l’étude, il apparaît au contraire que les Français sont en grande majorité honnêtes dans leurs déclarations aux assurances. Moins de 8% admettent avoir déjà menti au moins une fois surtout pour augmenter le remboursement (surévaluation des dommages) soit pour faire passer une erreur personnelle pour un accident ou un vandalisme.

Il y a tout de même 5% des interrogés qui avouent avoir déjà menti en déclarant un sinistre qui n’a jamais eu lieu. Dans les petits mensonges aux grosses conséquences, il y a également l’étape avant la signature du contrat avec 8% des personnes qui ont déjà menti sur la situation ou le risque pour faire baisser la cotisation. Ou bien encore 8% qui ont contracté une assurance pour un sinistre ayant déjà eu lieu pour le déclarer à posteriori.

Dans les faits, cela laisse tout de même plus de 90% qui déclarent n’avoir jamais fraudé leurs assurances. Et mieux, 87% ne sont pas prêts à frauder leur assurance. Une honnêteté intéressante même si plus de la moitié des Français qui ont répondu à cette étude se montrent tout de même méfiants vis-à-vis des assurances.

L’obligation d’honnêteté envers son assureur

En matière automobile, il faut rappeler que l’assurance est obligatoire. Cette assurance minimale est souvent appelée « responsabilité civile » ou « assurance au tiers ». C’est la garantie que vous devez souscrire pour couvrir les dommages que vous pourriez causer à autrui avec votre voiture.

Mais, comme le montre l’étude, on peut être tenté de mentir à son assureur pour diverses raisons. Sachez-le, aucune n’est suffisamment bonne pour prendre ce risque. En effet, toute fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat d’assurance. En cas de sinistre votre assureur peut se retourner contre vous et vous laisser seul assumer les montants des dommages. Ces derniers peuvent vite grimper au-delà du raisonnable en cas de blessé ou de décès.

Un simple cas, vous prenez votre voiture pour votre travail (hors trajet domicile-travail). En cas d’accident, si vous n’avez pas déclaré à votre assureur cette utilisation professionnelle, votre contrat sera nul et non avenu. Tous les dégâts seront à votre charge si vous êtes reconnu responsable, même partiellement de l’accident.

Une méfiance à surveiller

Si les Français sont pour deux tiers à l’aise avec leurs contrats d’assurance, ils sont tout de même la moitié à rester méfiant envers les assureurs. Il ne faudrait pas que cette méfiance se transforme en défiance et aboutisse à une plus grande fraude à l’assurance.

C’est pour cela que les assureurs doivent jouer à fond la carte de la transparence et ne pas hésiter à expliquer encore et encore tous les aspects d’un contrat d’assurance.