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Ford, suppressions d’emplois au Canada selon un syndicat

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Ford va supprimer environ 185 emplois dans son usine d’assemblage d’Oakville, en Ontario, en septembre prochain. C’est en tout cas ce qu’indique le syndicat Unifor. Arguments invoqués par le constructeur : le ralentissement des ventes.

Une nouvelle vague de suppressions d’emplois pourrait également être mise en œuvre en janvier prochain.

Licenciements en août, voire aussi en janvier

Dave Thomas, président de la section locale d’Unifor à Oakville, a ainsi indiqué sur le site web du syndicat que Ford apportait actuellement des modifications aux activités opérationnelles de l’usine.

Ces changements incluent l’élimination de l’un des trois postes de l’atelier de peinture du site, ainsi que la réduction de la production d’environ cinq unités par heure à partir de janvier, selon le syndicat.

«En plus des mauvaises nouvelles, la société prévoit que, en août, le nombre de licenciements définitifs sera d’environ 185 personnes en août 2019, avec la possibilité de licenciements supplémentaires en janvier 2020», écrit Dave Thomas dans son message. L’augmentation des coûts de production et le ralentissement des ventes de véhicules auraient provoqué la réorganisation de la production de l’usine.

Ajustement « habituel » de l’emploi à la demande, selon Ford

Dans un communiqué envoyé à Automotive News Canada, Ford a déclaré vendredi qu’il avait pour pratique de faire correspondre la production à la demande des consommateurs. « En conséquence, nous modifions le mode d’exploitation »de l’usine d’Oakville a-t-il ajouté.
Ou quand les charges de personnel deviennent directement une variable d’ajustement.

Chute des ventes et de la production

Selon le site Web de Ford, l’usine d’Oakville emploie environ 4 600 personnes, lesquelles produisent les Ford Edge, Ford Flex, Lincoln MKT et Lincoln Nautilus.

Selon Automotive News US, les employés d’Oakville ont assemblé 132 407 véhicules durant le mois de juin , en baisse de 2% par rapport à l’année précédente.

Les ventes des Ford Flex et Lincoln MKT ont ralenti dernièrement, selon le constructeur. Le Ford Edge n’est quant à lui plus vendu sur certains marchés européens.
Les suppressions d’emplois interviennent alors que les marchés des véhicules neufs au Canada et aux États-Unis sont en déclin. Les ventes du Ford Edge, le plus gros modèle assemblé à Oakville, ont certes progressé de 5,7% au Canada en juin en valeur glissante annuelle, mais ont chuté de 5,6% aux États-Unis.

Outre le contexte difficile des ventes en Amérique du Nord, Ford a annoncé en juin dernier qu’il limiterait les ventes européennes de l’Edge à seulement sept pays, la demande étant durement touchée par la hausse des taxes et contraintes financières liées aux émissions polluantes.

Reste que Ford avait précédemment déclaré à Automotive News Canada que la décision de réduire ses activités en Europe n’aurait pas d’incidence sur la production de l’usine d’Oshawa …

Unifor tente d’éviter ce scenario

Dans le message publié sur le site de la section locale Unifor, Dave Thomas a déclaré que le syndicat et Ford discutaient depuis «plusieurs semaines» du dossier et tentaient de «persuader la société d’éviter en quelque sorte ce scénario».

«Comme d’habitude, tout est basé sur une décision commerciale et tout se résume en dollars et en cents», écrit par ailleurs le syndicaliste. « Une fois encore, notre plus grande préoccupation était de préserver des emplois bien rémunérés et de ne pas déraciner les gens » a-t-il ajouté.

General Motors et FCA suppriment également des emplois au Canada

Ford emboite ainsi – malheureusement – le pas à General Motors et à Fiat Chrysler pour planifier des suppressions d’emplois dans ses usines d’assemblage au Canada cette année.

GM transformera son usine d’assemblage d’Oshawa, en Ontario, en une usine de fournisseurs et une piste d’essai en 2020, mettant au chômage près de 300 travailleurs de l’usine. FCA prévoit de mettre fin à son troisième quart de travail à son usine de minivan de Windsor, en Ontario, en octobre, supprimant environ 1 500 emplois.

Le gouvernement de l’Ontario a quant à lui déclaré qu’il travaillait pour soutenir l’industrie automobile par le biais de son programme « Driving Prosperity » et se tenait aux côtés des employés concernés.

Robert Gibson, porte-parole du ministre du Développement économique, Vic Fedeli.
a qualifié cette annonce de décevante.

Il a déclaré que le ministère de la Formation, des collèges et des universités a été en contact avec le constructeur pour offrir un soutien aux salariés impactés, mais que Ford avait informé le gouvernement qu’il avait pris ses propres dispositions pour aider les personnes qui perdaient leur emploi.

Les suppressions interviennent alors que le marché canadien de l’automobile a connu 16 mois de baisse consécutive des ventes et que l’industrie fait face à une forte baisse des ventes en Chine et à un ralentissement des ventes aux États-Unis.

L’avis de Leblogauto.com

Cette suppression d’emplois est encore un – mauvais – signe des difficultés rencontrées par le secteur automobile mondial, fortement chahuté à l’heure actuelle.
Les tensions économiques, le ralentissement des ventes jouant un rôle majeur dans l’émergence d’une telle situation. Sans compter l’impact des contraintes à l’achat sur les véhicules les plus polluants.

Les investissements désormais nécessaires pour s’adapter aux normes environnementales n’arrangeant rien à l’affaire …

Automotive News, Presse canadienne

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