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Toyota : site de production en Birmanie pour le marché local

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Toyota parie sur la Birmanie. Le constructeur va en effet établir une nouvelle usine dans le pays en vue d’y produire localement la Hilux. Toyota estime en effet que le marché automobile du pays devrait se développer.

Premier site de production de Toyota en Birmanie

Toyota a ainsi décidé de fonder Toyota Myanmar (Birmanie), sa première société dédiée à la production de véhicules dans le pays. La production locale de la Hilux devrait débuter en février 2021.

Marché local en nette expansion

La croissance économique de la Birmanie a permis une nette augmentation de la demande automobile. En 2018, le marché de véhicules neufs était d’environ 18 000 unités, un niveau certes loin d’être gigantesque, mais 2,1 fois plus important que celui enregistré en 2017.

La demande de voitures neuves a fortement augmenté après le durcissement des restrictions à l’importation de véhicules usagés, mis en place en 2017.

Suzuki, Ford et Hyundai disposent déjà d’usines dans le pays.

Suzuki, qui a débuté à produire localement en 2013, a mené le peloton avec 10 330 unités. Toyota n’a pour sa part vendu que 3 017 véhicules, les droits d’enregistrement ayant augmenté ses prix de détail. Néanmoins, ses importations de véhicules d’occasion ont aidé la marque à s’enraciner.

De forts coûteux droits d’entrée

La décision de Toyota intervient au moment où le gouvernement birman applique des barrières aux importations dans le but de renforcer l’industrie automobile locale. Les pickups importés sont soumis à des droits d’enregistrements spéciaux pouvant atteindre jusqu’à 40% de leur prix à l’importation. Les voitures produites localement ne sont pas assujetties à ces taxes et bénéficient d’exemptions fiscales.

Limitation de la conduite à droite : une manière détournée de bloquer les Japonais

Le gouvernement a également progressivement limité l’importation de véhicules à conduite à droite, une décision qui a plus que divisé par deux les importations autrefois très populaires de voitures japonaises d’occasion.

Une décision de nature à redonner de l’élan à l’économie locale

Le projet de Toyota devrait inciter davantage de fournisseurs de pièces automobiles à investir dans le pays.

Les projets du constructeur devrait redonner de l’élan au gouvernement de la dirigeante Aung San Suu Kyi, alors que les investissements étrangers ont ralenti depuis que son parti a pris le pouvoir en 2016 en Birmanie, après des décennies de régime militaire. Les projets d’investissements étrangers ont chuté depuis trois années consécutives.

Une production locale pour diminuer les importations

A l’heure actuelle, les modèles commercialisés par Toyota en Birmanie sont en toute premier lieu les Hilux, Vios, Rush. Le constructeur s’appuie pour cela sur les importations.

Désormais il compte établir ses propres structures dans le pays dès juin 2019. Il affirme par ailleurs qu’il encouragera toute initiative permettant à davantage de clients de choisir des véhicules Toyota.

Toyota envisage de construire la nouvelle usine TMY dans la zone économique spéciale de Thilawa, située dans la banlieue sud de la ville de Yangon, la plus grande métropole du pays.
L’investissement devrait être d’environ  52,6 millions de dollars.
Toyota envisage d’embaucher environ 130 nouveaux employés. Il table sur une production de  2 500 Hilux par an selon la méthode SKD (semi knock-down), avec un début d’exploitation prévu en 2021.

Prudence tout de même face à un manque de fournisseurs locaux

Bien que Toyota fabrique des véhicules dans cinq pays de l’Asie du Sud-Est, dont la Thaïlande et l’Indonésie, le constructeur s’est montré jusqu’à présent sur une éventuelle implantation industrielle en Birmanie, compte-tenu d’un marché restreint en volume et de probables difficultés à trouver des fournisseurs locaux.

La prochaine étape pour Toyota serait donc d’établir une chaîne d’approvisionnement locale. A l’heure actuelle, le constructeur mène certes une stratégie de localisation de sa production de véhicules et de pièces sur des marchés prometteurs afin de renforcer sa compétitivité. Mais les routes, le réseau électrique et les autres infrastructures de Birmanie sont sous-développés et peu de fournisseurs locaux pourraient être en capacité de répondre aux normes rigoureuses de Toyota.

Sources : Toyota, Kyodo, Nikkei

Crédit Illustration : Toyota Myanmar

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1 Commentaire sur "Toyota : site de production en Birmanie pour le marché local"

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Misteryult
Invité

A noter que lorsque vous écrivez « forte baisse des importations de vehicules d’occasion d’origine Japonaise, a volant a droite » il faut lire:
vehicules d’occasion en provenance de la Thaïlande, qui produit ces vehicules Japonais chez elle. Il en va d’ailleurs de meme pour les rares vehicules Japonais non produits en Thaïlande et importés du Japon, les versions haut-de-gamme, ainsi que des imports classiques Européens: toutes les RHD venaient jusqu’a présent du pays du sourire.
Bonne journée.

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