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essais F1 Bahreïn: le rookie, le vieux briscard et la pluie

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mick f1

Deux journées d’essais ont été organisées sur le circuit de Sakhir, dans la foulée du grand prix remporté par Lewis Hamilton.

La pluie s’invite dans le désert

Et oui, rien ne va plus ! Il a plu dans le désert, ce qui a fortement perturbé la première journée d’essais, étant donné que certaines équipes, comme Mercedes, n’avaient pas de pneus pluie et ont donc été privées d’une partie importante du temps de roulage. La seconde journée a donc été amputée de la pause pour rattraper le temps perdu et beaucoup de pilotes ont enchainé les tours en matinée.

Les temps n’ont rien de significatif puisque les gommes utilisées, les configurations et les quantités d’essence embarquées différaient fortement. Max Verstappen s’est offert le meilleur temps dans la matinée de la 1ère journée, en 1’29″379, référence battue par Sebastian Vettel l’après-midi en 1’29″319. Mercredi enfin, George Russell a pu se dépayser un peu et troquer son chariot Williams pour prendre le volant de la Mercedes et réaliser la meilleure marque des trois jours en 1’29 » 066. Mais l’intérêt était ailleurs…

Dans la famille Schumacher, je demande le fils

Entré dans le giron de la Ferrari Driver Academy en début d’année, Mick Schumacher était évidemment sous le feu des projecteurs. Engagé dans le championnat de F2, dans lequel il a réalisé des débuts prometteurs à Bahreïn (8e et 6e des deux courses), le fils du septuple champion du monde a créé la sensation avec l’annonce de son test de la Ferrari SF90 et de l’Alfa Romeo C38.

La nostalgie a forcément frappé les esprits de ceux qui ont connu la « grande époque » des années Schumacher chez Ferrari, en voyant le fils du « Kaiser » arborer la combinaison rouge et se glisser dans le cockpit de la Rossa. Le jeune Allemand a parcouru 39 tours et réalisé un temps en 1’29″976, qui n’a rien de forcément significatif. Le lendemain, Mick Schumacher est réapparu, cette fois-ci au volant de l’Alfa Romeo C38, pour réaliser 70 tours avec un meilleur temps en 1’29″998. Le retour des ingénieurs et des équipes a été très positif sur sa rapidité d’adaptation.

« Je me sentais déjà à ma place. C’était beau de faire ces premiers tours avec tous ces gens qui travaillent sur la voiture et avec moi. Je me suis senti immédiatement très à l’aise, a déclaré Mick Schumacher. « Il y a tant de potentiel à exploiter avec la vitesse en virage et la traction que ça en est difficile à retranscrire avec des mots. On peut freiner de plus en plus tard et la voiture s’arrête de la même manière, c’est stupéfiant. »

On suivra avec attention l’évolution de ses performances en F2, sachant qu’il évolue dans l’excellente structure Prema, qui possède un palmarès conséquent dans les formules de promotion. Fernando Alonso, qui était également présent pour tester la McLaren MCL34, a observé avec attention les débuts du rejeton de son ancien rival et lui a donné un conseil : saisir sa chance dès que possible car « on ne sait jamais quans le train de la F1 va passer ». D’ailleurs, le train repassera-t-il pour l’espagnol ? Visiblement satisfait de la monoplace de Woking cuvée 2019, qu’il juge en gros meilleure partout, le double champion du monde 2005-2006 n’a pas encore fermé la porte de la F1 et reste prêt à revenir si les circonstances sont favorables…

A noter aussi la présence de Pietro Fittipaldi aux essais avec Haas (la feuille des temps avait un sacré allure avec les patronymes) et celle de Dan Ticktum avec Red Bull. L’anglais, battu par Mick Schumacher en 2018 dans le championnat d’Europe F3, sera engagé cette année en Super Formula, comme Pierre Gasly précédemment.

Images : F1, Ferrari

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