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Réunion Bruno Le Maire et filière diesel le 11 mars

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A quelques heures à peine de l’ouverture pour la presse du Salon automobile de Genève 2019, la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a indiqué que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, réunirait le 11 mars prochain les constructeurs et les plus importants sous-traitants de la filière diesel. Objectif affiché : pour préparer « un plan concerté » d’accompagnement alors que les ventes de ce type de motorisation ne cessent de chuter.

Branle-bas de combat pour la filière diesel

Le ministre de l’Économie réunira « les patrons de régions, les organisations syndicales, les fabricants de voitures français et les plus gros sous-traitants la semaine prochaine sur le sujet » (du diesel, le 11 mars prochain a déclaré Mme Pannier-Runacher à la presse, lors de présentation de l’initiative « 2019, année de l’industrie ».

Selon la secrétaire d’État, cette réunion est organisée afin d’établir un « plan concerté » sur le mode d’accompagnement de la transition dans le secteur diesel », a-t-elle expliqué.

Chute vertigineuse des immatriculations de diesel

Agnès Pannier-Runacher a par ailleurs indiqué que les véhicules diesel ne représentaient plus désormais que 36% des immatriculations en France, de même qu’au niveau européen. Soit deux fois moins que le taux observé au début des années 2010. Il s’agit là de la composition du parc automobile et non pas des ventes ou immatriculations annuelles.

De 1990 à 2014, la part des véhicules diesel a augmenté de manière linéaire, passant de 16 % en 1990 pour atteindre un pic de 62,4 en 2014. En 2017, les voitures diesel représentaient – encore – plus de 60 % du parc total de voitures particulières en France.

Mais désormais, selon la secrétaire d’Etat, il s’agit d’une « décroissance commune, qui est continue et qui s’est accélérée » avec le dieselgate, scandale Volkswagen qui a éclaté au grand jour en septembre 2015.

Elément nouveau : le ministère de l’Economie aborde désormais publiquement le sujet concernant pièces et SAV dédiés aux moteurs diesel. « Compte tenu du parc installé, il va quand même falloir toujours des pièces, parce que ce parc installé va continuer à vivre, même si nous accélérons la transition », a-t-elle indiqué.

L’épineux dossier de Bosch, sous-traitant majeur pour les véhicules diesel

Cette annonce intervient alors que Agnès Pannier-Runacher, a visité le 26 février dernier l’usine Bosch de Rodez, directement impactée par le déclin du diesel. Participant également à un tour de table avec les élus locaux, les représentants syndicaux et les dirigeants de l’entreprise.

Point phare de la visite : les nouveaux équipements investis par Bosch pour une somme de 14 millions d’euros afin de moderniser l’une des deux chaînes de fabrication d’injecteurs common rail. Cette nouvelle ligne, qui permettra de produire des injecteurs répondant aux nouvelles normes européennes, sera opérationnelle à la mi-avril.

A l’occasion de cette visite, Agnès Pannier-Runacher avait déclaré qu’il importait désormais «d’accompagner la transition du diesel, qui prendra du temps, en faisant preuve de neutralité technologique.»

«Il est prouvé que certains diesels ont un niveau de qualification aussi élevé que les moteurs essence, mais si ce n’est pas le cas, il ne faut surtout pas mentir au consommateur, car il en tirera des conclusions violentes», a-t-elle alors martelé, exhortant les constructeurs et les équipementiers à la plus grande transparence.

Abordant la nécessaire diversification industrielle du site de Bosch Rodez, Agnès Pannier-Runacher a par ailleurs indiqué qu’il était encore nécessaire de trouver de l’activité pour 150 personnes. Tout en restant lucide que la mise en place d’une nouvelle activité au sein de l’usine ne pouvait se faire du jour au lendemain.

Les différentes pistes de diversification envisagées représentent à l’heure actuelle un potentiel de l’ordre de 150 emplois, la direction de Bosch indiquant parallèlement que 300 emplois étaient directement menacés.

Une rencontre est prévue le 15 mars prochain à Stuttgart avec la direction centrale de Bosch, réunion à laquelle les représentants du personnel ne sont pas conviés. Le patron de Bosch France-Bénélux a quant à laissé planer le doute sur les réelles intentions du groupe sur le devenir du site de Rodez.

L’avis de Leblogauto.com :

La transition écologie, l’essor des véhicules électriques, le bannissement du diesel, les nouvelles normes et contraintes en matière d’émissions polluantes risquent d’être les grandes vedettes du Salon Automobile de Genève 2019 … à défaut de nouveaux modèles électriques particulièrement innovants. Avec un sujet majeur dans tous les esprits : l’avenir de l’industrie automobile face aux gigantesques défis technologiques et financiers auxquels elle est confrontée.

Sources : AFP, Ministère de l’Economie, Statista, DDM

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15 Commentaires sur "Réunion Bruno Le Maire et filière diesel le 11 mars"

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Lou 17
Invité

Apparament quand le maire intervient dans l’industrie ainsi que L’ÉTAT , la réussite dans leur projet est très mitigé !!! Après avoir aidé
la filiere diesel , ils veulent la supprimer !! bonjour le chômage en perspective !! La réalité des futurs pics de pollution en interdisant le diesel dans les grandes villes va augmenter !!! une Ferrari, Lamborghini et autres ne pollue pas par rapport aux diesel , vous payer un malus de 10500 euros et là les interdiction sont supprimer !!

Thomas
Invité

Y’a quand même de la contradiction je trouve: le gouvernement VEUT la mort du diesel, mais de l’autre côté veut en sauver les acteurs 😮

amiral_sub
Invité

parce qu’une voiture n’est pas forcément diesel

Lou 17
Invité

Le foutage de gueule !!! L’ÉTAT vient de commander des nouvelles voiture radar mobile mobile !! wolwagen blue tdi 2.0 150 cv
pour le citoyen lambda , vous êtes le terroriste du réchauffement climatique !!! Pourquoi L’ÉTAT n’achète pas des Voitures électriques !!!

wizz
Membre

ça se remarque, une voiture électrique

c’est comme les vieilles Renault 4L bleues de la gendarmerie (et pourtant, les 4L étaient nombreuses sur les routes)

labradaauto
Invité

…ah bon parce qu’il y a besoin de 150 cv au ban à rouleaux pour rouler à 80 à plat en ligne droite pour voir qui roule à 85 ???
ça me fait songer aux organisateurs de spectacles , je me suis toujours interroger si certains maillons de chaines n’ont pas de poches de derrière pour « trop à percevoir ou récolter » ???

ART
Invité

Qu’est ce que ça peut foutre que ça se remarque ? Quand on nous râbache de la transition soit disant écolo à tout bout de champs !!

kaiservinz
Invité

Un diesel est justifié pour une voiture qui est censé rouler 7h/jour tous les jours.

Invité

C’est un domaine où Le Maire pourrait exceller : on a tellement d’éolienne en France qu’à force de brasser du vent, il pourrait les faire tourner !

KifKif
Invité

-2 ? Allez, c’est drôle 🙂

labradaauto
Invité
D’un côté on limite la vitesse…je pense surtout qu’on est dépassé par la vitesse des événements surtout. Le GVT envoient des pompiers qui font des commentaires partout. C’est VW qui a allumé le feu en Europe alors que la confiance de la gouvernance Allemagne/France était sans nuages menaçants. C’est la Chine qui s’en réjouit. La Chine a copié les autos européennes pour émerger, et à présent qu’on change la donne avec l’électrique, C’est la même Chine qui achète les chablis , vignobles qui va dépecer La France en premier. C’est ce courant écologique fervent qui est à l’origine de ces… Lire la suite >>
amiral_sub
Invité

« C’est ce courant écologique fervent qui est à l’origine de ces maux prévisibles pour demain » elle est bien bonne celle là !
Non aux normes anti pollution, vive le tubafrique !

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