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Nissan : Saikawa souhaiterait rester jusqu’en 2022

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C’est ce qui s’appelle s’accrocher ! Hiroto Saikawa, le patron de Nissan – qui a pris récemment la suite de Carlos Ghosn – aurait déclaré qu’il n’avait aucune intention de démissionner de si tôt. C’est en tout cas ce qu’affirment des personnes proches du dossier, alors que le principal intéressé avait annoncé en janvier dernier qu’il présenterait sa démission sous peu.

Un revirement de situation qui le cas échéant ferait suite à la libération très surveillée de Carlos Ghosn ? Les deux événements seraient-ils liés ?

Saikawa souhaiterait rester à son poste au moins jusqu’en 2022

Selon une des sources, Hiroto Saikawa aurait déclaré lors d’une réunion interne qu’il envisageait désormais de rester au moins trois ans de plus à la direction de Nissan. Motif invoqué : aider le constructeur à se remettre du scandale Ghosn.

Le patron de Nissan aurait fait part de ses commentaires sur la durée de son mandat aux plus hauts membres exécutifs du constructeur, peu après avoir annoncé lors d’une conférence de presse le 24 janvier dernier, qu’il renoncerait à son poste de dirigeant « le plus rapidement possible ».

Saikawa avait alors annoncé qu’il « passerait le flambeau » à de nouveaux dirigeants « dès que possible » après la révision des règles de gouvernance de Nissan. Ajoutant qu’il considérait que cela était de sa responsabilité après l’arrestation de Carlos Ghosn.

Un porte-parole de Nissan, Nicholas Maxfield, a refusé de commenter au-delà des déclarations émises par Saikawa lors de cette conférence de presse.

Une fusion Renault / Nissan rendue plus complexe en cas de maintien de Saikawa

Cependant, la consolidation de la position de Saikawa en tant que dirigeant de Nissan pourrait complexifier la démarche de Renault menée en vue de renforcer ses liens capitalistiques avec son partenaire japonais.

Alors que Carlos Ghosn dirigeait les conseils d’administration de Renault et de Nissan et travaillait au regroupement des sociétés jusqu’à son arrestation, Saikawa s’est fortement opposé à une fusion et est devenu un défenseur des intérêts japonais.

Des tensions entre les deux hommes sont apparues au grand jour après qu’un scandale d’inspection a obligé Nissan à rappeler un million de véhicules et à arrêter sa production au Japon pendant deux semaines. Carlos Ghosn aurait alors critiqué Saikawa pour la lenteur de réaction dont il aurait fait preuve selon lui pour résoudre la crise et mettre en œuvre un plan d’action.

Un départ après le plan « M.O.V.E to 2022 » ?

A noter que le nouveau délai qu’aurait fixé Saikawa pour son départ de Nissan concorde avec la fin de la stratégie à moyen terme de «M.O.V.E to 2022» du constructeur. Ce plan de six ans a pour objectif de porter les revenus à 16 500 milliards de yens (148,6 milliards de dollars) et la marge opérationnelle à 8%.

L’avis de Leblogauto.com

Quels que soient les projets de Saikawa, rien ne garantit qu’il conservera la direction de Nissan si la performance de la société subit les contrecoups du scandale Ghosn ou si la société se trouve confrontée à un risque juridique imprévu. Une telle décision n’en revient pas qu’à lui tout seul …

Sources : Bloomberg, Automotive News

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12 Commentaires sur "Nissan : Saikawa souhaiterait rester jusqu’en 2022"

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Kaizer Sauzée
Invité

Maintenant ça ressemble vraiment à une guerre personnelle. Une histoire d’ego surdimensionné de chaque côté.

Invité

ça l’a toujours été ! Et on disait que les japonais avaient un certain sens de l’honneur du au Bushido ! Plus maintenant

greg
Invité
Ben non, c’est parfaitement raccord au bushido, un des principes c’est que tous les coups sont permis, même la traîtrise, du moment que tu prouves ta loyauté vis-à-vis de tes compagnons d’armes ou de ton daimyo. Le daimyo c’est Nissan, il défend donc par tous les moyens ce qu’il estime être dans les intérêts de la société. Mais faut arrêter avec cette idée que le bushido implique un comportement « chevaleresque ». Le fait qu’ils aient traité leurs prisonniers de guerre comme des esclaves malgré la signature de la convention de Genève était parfaitement raccord avec le Bushido, qui impliquait de se… Lire la suite >>
wizz
Membre

Brutus-san

ô ave carlos…

Lacomete
Invité

Petit à petit, on y voit plus clairement dans le jeu de Saikawa. La presse japonais commence à presenter une histoire un peu differente de ce que Nissan leur avait vendue. Clairement, Renault doit le virer pour rafraichir l’équipe dirigeante et éviter que les bonnes têtes de Nissan ne partent chez les concurrents.

Invité

Cela vous étonnes ? Pas moi

Francois
Invité

Aucun soucis, Saikawa décide, Renault exécute.

Thomas
Invité

C’est un comportement plus logique que celui de vouloir se barrer après avoir fait interner Carlos Ghosn 😀

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