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F1 : La nouvelle ère 2021, ça avance, doucement…

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Depuis 1 an, la F1 est en ébullition dans l’optique de la refondation règlementaire prévue par Liberty Média en 2021, et qui doit porter aussi bien sur les aspects techniques, sportifs que financiers. les actuels Accords Concorde, signés en 2013, arrivent à échéance en 2020.

Révolution ou réaction ?

La F1 est à la croisée des chemins et va devoir, dans les mois qui arrivent, prendre des décisions majeures qui détermineront l’avenir de la discipline: de la gestion des coûts à la revalorisation du spectacle, en passant par l’aspect technique des monoplaces et la gouvernance du sport, tout est mis sur la table. Les avancées ne sont pas faciles, tant les intérêts, à court et moyen terme, peuvent être différents entre les acteurs de la discipline. Ces derniers temps, nous avons vu certains organisateurs de grand prix monter au créneau pour réclamer une meilleure transparence dans les contrats. Puis, des équipes comme Haas ont clairement indiqué qu’une présence à long terme dans la discipline n’était viable qu’à condition que la compétition soit plus ouverte et non pas verrouillée ad vitam eternam par trois ou quatre top teams.

Liberty Media marche sur des œufs et doit prouver ses compétences diplomatiques dans le panier de crabes de la F1, où les constructeurs n’hésitent pas à mettre dans la balance leur présence en F1. Red Bull l’a fait à plusieurs reprises et McLaren vient à son tour d’envoyer un message clair. Le groupe américain a plutôt bien géré la mutation média de la F1, avec un déploiement modernisé vers les usages numériques, mais on entre cette fois-ci dans le dur. Une première grosse reculade a eu lieu fin 2018 sur la refonte de la règlementation moteur, qui devait aboutir à une motorisation hybride simplifiée et moins onéreuse, afin d’attirer de nouveaux constructeurs. Mais faute de candidats déclarés et face aux réticences des constructeurs actuels, la F1 2021 devrait conserver les actuels propulseurs qui sont arrivés à maturité. Fini le management dictatorial d’Ecclestone, les américains veulent une approche moderne et concertée de la gouvernance, mais il faudra trancher dans le vif rapidement.

Enfin le déclic ?

Toutes les parties prenantes se sont rencontrées à Bahreïn juste avant le début du week-end de Grand Prix. Rien d’officiel n’a été annoncé mais les premiers retours font état d’une avancée constructive des négociations. Si les aspects techniques sont toujours discutés, ce sont bien les aspects financiers et politiques qui semblent avoir pris le dessus dans les tractations actuelles. Réduction des coûts (d’où le débat ouvert par la FIA sur la standardisation des pièces), redistribution des revenus, budgets plafonnés, statut des équipes et remise en question des transferts de technologies via les packs « clés en mains » entre équipes (les fameuses équipes B pourfendues par Renault), mode de gouvernance et de prise de décision du groupe stratégique…les sujets chauds ne manquent pas.

La F1 veut instaurer un plafonnement des budgets, dégressif selon les saisons. Un montant de 185 millions de dollars a été avancé pour en 2021, mais d’autres sources évoquent 200 millions de dollars. Le but est de la réduire drastiquement en trois ou quatre ans, pour se fixer ensuite à 150 millions. Reste à savoir comment les instances envisagent de contrôler la bonne conduite financière des équipes. Quand on connait leur capacité à flirter avec les règles dans le domaine technique, on peut supposer que la partie financière sera sujette à des contournements malins.

La distribution des revenus doit aussi être revue. Aujourd’hui, les meilleurs équipes recoivent la meilleure part du gâteau, auquel s’ajoute de surcroît leur prime à l’ancienneté et au prestige historique, xomme Ferrari. Zak Brown, directeur de McLaren, espère que les discussions aboutiront à une distribution plus équilibrée, puisque le système actuel tend à figer la hiérarchie en avantageant déjà les plus forts. On ne prête qu’aux riches, c’est bien connu.

L’avis de leblogauto.com

Le temps presse car la préparation des équipes pour la nouvelle ère commencera dès la seconde moitié de l’année en cours. C’est le vrai test pour Liberty Media, qui met en jeu sa crédibilité et veut saisir cette opportunité pour opérer un véritable « reset » de la F1, avec une philosophie plus américaine de la compétition. Un vrai choc des cultures.

 

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1 Commentaire sur "F1 : La nouvelle ère 2021, ça avance, doucement…"

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4aplat
Invité

Beaucoup de politique et peu de technique….
Certaines equipes ont et auront un tres gros budget, d’autres moins riches, veulent une baisse de couts …
C’est de la F1, pas une formule monotype . La F1 a deja éliminé pas mal de dépesenses (essais, moteurs, boite limites en nombre …)

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