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F1 2019-Essais libres Australie : Mercedes donne le ton

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Hamilton

La première journée d’essais libres de Melbourne ne doit pas nous inspirer de conclusions hâtives, tans le bluff fait partie intégrante de la stratégie des équipes. Lors des essais hivernaux, Mercedes a joué la prudence en scandant à de multiples reprises que Ferrari cachait son jeu et possédait sans doute une marge chronométrique appréciable sur les flèches d’argent. Lewis Hamilton avait même parlé d’une demi-seconde, bref, un gouffre.

Les essais libres de Vendredi n’ont pas manqué de susciter des réactions, puisque les Mercedes caracolent en tête, avec une marge de 8 dixièmes sur les Red Bull et les Ferrari, ce qui fit dire à Vettel, surpris du rythme des flèches d’argent, que les doutes de Mercedes à Barcelone était de la pure « connerie ». Croyait-il vraiment que  « difficultés » manifestées en Espagne étaient si tangibles que cela ?

EL1

Valtteri Bottas (Mercedes) est le premier à fixer un chrono de référence significatif en médiums avec un 1’24″6. Hamilton puis Verstappen se rapprochent de la marque, mais le néerlandais est en tendres. De son côté, Ferrari roule sur un programme différent. Du côté de Renault, Nico Hulkenberg est immobilisé par des problèmes électroniques.

En fin de séance, tout le monde passe en tendres et Hamilton prend le leadership  en 1’23″5, alors que Verstappen s’intercale entre les Mercedes. Les Ferrari montrent enfin le bout de leur nez, Leclerc et Vettel signent des temps dans le même dixième qu’Hamilton. Alxander Albon, le rookie de Toro Rosso, inaugure la saison des crashs en sortant au virage 2. Il tape l’arrière puis l’avant de sa monoplace.

EL 2

En début de séance, les Haas de Romain Grosjean et Kevin Magnussen se mettent en évidence, alors que Vettel, en médiums et Leclerc, en durs, développent leurs programmes pneumatiques. Au bout de 20′, Les Mercedes prennent les commandes avec Hamilton et Bottas respectivement crédités de 1’23″5 et 1’23″8, avant que Verstappen ne s’intercale entre eux. Tous sont en médiums. Le champion du monde abaisse la marque à 1’23″1, devant Bottas en 1’23″4. Verstappen est cette fois-ci relégué à une demi-seconde. Les Ferrari remontent dans le classement avec Vettel en 1’23″4 et Leclerc en 1’23″7 en tendres.

Quand Mercedes passe aux tendres, la barre des 1’23 est franchie. Bottas réalise 1’22″6 puis Hamilton le devance de 48 millièmes. La suite de la séance est surtout marquée des longs runs, mais Verstappen claque un chrono en tendres à 8 dixièmes de la référence Hamilton. En fin de séance, Leclerc fait un peu de jardinage avec un tête à queue et Gasly se plaint d’une perte de puissance sur son moteur. Espérons que Ricciardo ne lui a pas refilé un chat noir dans la Red Bull.

Premières observations

Difficile d’établir avec certitude les hiérarchies, mais Mercedes semble tout de même très fort, en tous cas sur la vitesse pure. Il ne faut pas s’enflammer tout de suite, car c’était déjà le cas l’an passé et pourtant le début de saison avait été au final compliqué pour les gris. Ferrari cache peut-être bien son jeu et pourrait surprendre sur les longs relais, puisque Charles Leclerc notamment a mené un programme différent des autres pilotes de pointe avec des trains durs et tendres.

Toujours est-il que les flèches d’argent terminent ce vendredi avec un gouffre d’avance de 8 dixièmes sur les deux Red Bull, Pierre Gasly étant assez proche de Max Verstappen. Christian Horner a trouvé la Mercedes « très rapide » mais la juge, d’après ce qu’il a pu observer, « très difficile à conduire », se demandant si leur rythme est soutenable sur la longueur d’une course. Du côté des rouges, Vettel n’est que 5e et Leclerc 9e. L’Allemand a déclaré que les Mercedes étaient « dans une autre catégorie » et qu’il n’avait « pas encore trouvé de rythme » : contre-bluff du pilote Ferrari ou premiers signes déjà de crispation ?

Renault semble en bonne posture pour être le « meilleur des autres » mais Raikkönen, avec le 6e chrono, confirme les bonnes dispositions entrevues cet hiver par Alfa Romeo. Par contre, pas de bluff malheureusement pour Williams, qui boit le calice jusqu’à la lie. Non seulement George Russell et Robert Kubica occupent les deux dernières places, mais l’écart avec le 18e chrono est de presque deux secondes ! Cela confirme évidemment le début de saison calamiteux marqué par plusieurs jours de roulage manqués et une production chaotique de la FW42. Kubica, qui peut au moins se satisfaire d’être proche des temps de Russell, a clairement expliqué qu’il a roulé « en dedans » et évité les vibreurs pour épargner la voiture, qui ne dispose pas de beaucoup de pièces de rechange. Pas très rassurant…

Images et vidéos : F1

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