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F1 2019: Australie Debrief: Bottas de retour?

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Un réveil bien matinal pour ce premier dimanche de course, Australie et décalage horaire oblige. Pour ceux qui n’ont eu le courage ou décidé de nier le réveil sonnant privilégiant une grasse matinée je vous invite à regarder un replay ou encore lire ce beau résumé. Passons au debrief de ce grand prix d’Australie, son contenu, ce que nous pouvons extrapoler pour la suite de la saison.

Le parc d’Albert, fidèle à lui-même.

Nous espérons tous voir la nouvelle règlementation apporter des courses poursuites effrénées, de dépassements à la pelle. Pour cette première manche, il n’en fut … rien. En effet le circuit est tellement atypique, qu’il a accouché d’une course avec peu de dépassements. Une déception? Oui, mais il est peu surprenant à la vue de la piste. L’espoir reste de mise pour les prochains week-ends.

Bottas seul au-dessus des autres, Mercedes un doublé fort de sens.

Quel départ! Quelle course! Quel rythme! Un départ digne d’une fusée (je vous laisse le soin de choisir votre fusée préférée, il y a pas mal de proposition), scotchant tout le monde sur place et en particulier son poleman d’équipier. Le reste de la course fut du même acabit, quel que soit le relai, rapide tout en gérant de façon optimale les pneus. Une victoire, le meilleur tour, 26 points dans la musette, que demander de plus?

Mais, comment le pilote démobilisé de la saison passée a réussi un tel tour de force? La barbe? Possible mais un peu léger non? Son séjour dans le grand nord, à déraper sur la glace? Super fun. Quelques kilos de plus sur la balance? En voilà un facteur intéressant, il se sent bien mieux physiquement sans cette contrainte de poids excessive. Tous ces éléments nous donnent un Bottas serein, détendu, en forme. Comme le dirait Gérard Depardieu « on est pas bien là? »

Mercedes, grâce à un Hamilton assurant le doublé, envoie un message très fort à la concurrence et à Ferrari surtout. Hamilton n’a pas été très impressionnant surtout si l’on compare à la performance stratosphérique de Bottas. Mais il assure de gros points sans trembler et ça fera la différence sur la saison complète.

Ferrari hors du coup, pour de bon?

Après des essais sans véritable valeur, tout le monde les plaçait comme l’écurie à battre. Force est de constater que ce ne fut pas le cas. A sept dixièmes de la pole, à des années lumières en course (une histoire de fusée cette course). Que ce week-end fut dur pour les rouges. La stratégie super agressive de Vettel lui aura apporté … la perte d’une place. Et encore ce dernier peut remercier la chaine de commandement d’avoir donné l’ordre au général Leclerc de maintenir les positions. Amiral Vettel d’un vaisseau qui tangue.

Avant de sombrer dans la panique, la particularité de la piste australienne peut laisser penser que ce ne sera pas la même cuisine à toutes les courses. Espérons le très fort pour le spectacle.

Red Bull, mi-figue mi-raisin

Dans le rôle de la figue, Pierre Gasly, une P11 après un départ P17, difficile de reprocher quelque chose au français, il ne semblait pas capable de dépasser qui que ce soit. Est-ce dû à la piste ou au moteur? Pour l’instant Red Bull ne peut se plaindre du second.

La grappe de raisin sera Verstappen, une course impressionnante, offrant le premier podium à Honda depuis son retour en 2015. Le tout en mettant le grappin sur Vettel, une manœuvre pleine d’intelligence et de patience. A deux doigts de mettre aussi le grappin sur Hamilton, le gourmand!

Les pois de la poisse.

Remettons ensemble les pois définissant la poisse de certains protagonistes durant la course.

Daniel, pour sa première course en jaune a espéré un bon résultat sur 30 petits mètres. Un aileron qui explose à cause d’un creux en bord de piste. À partir de là, il n’y avait plus rien à faire. Son chat noir l’a-t-il suivi jusque chez Renault? Les prochaines semaines nous en diront plus.

Romain, convaincant P6 au départ aura connu une course assez semblable à celle l’an dernier. Pleines de frustrations. Une stratégie mal choisie, un arrêt long, très long (qui n’a pas eu l’image de l’an dernier en tête?) et au final le même résultat, une roue qui se fait la maille. « Roue »main Grosjean.

Sainz reprenait le flambeau de son héros Alonso chez Mclaren. Manque de chance le flambeau est tombé sur son moteur qui a pris feu. Oups. Avant cela sa performance était en deçà des attentes. Un flambeau lourd à porter pour la relève de l’Espagne en F1?

Les solides.

Ils sont solides, ils sont beaux et ils sont dans les points. Haas n’a pas fait coup double, Magnussen s’en sort avec une belle sixième place. Mais loin très loin du cinquième. Une F1 toujours à deux vitesses en 2019?

Hulkenberg, grâce à un bon départ et une Renault plus à l’aise en course marque six points. Il continue son idylle folle avec Magnussen, des papouilles au virage 3. C’est beau l’amour.

Raikkonen est comme le bon vin, ça vieillit bien. Le patriarche du peloton a mené une course calme, sans embuche, ouvre le compteur Alfa Romeo (Dur de ne pas dire Sauber non?), L’Australie lui réussit bien, me direz vous Iceman est proche de sa seconde maison, l’Antarctique.

Tout ce beau monde se tenant en quelques secondes, ce qui peut promettre une belle bataille dans les semaines à venir.

Les biaisés par la stratégie et Giovinazzi.

Norris, rookie le plus en évidence à Melbourne s’est malgré lui retrouvé pris au piège. Il n’a pu se défaire rapidement de l’italien en Alfa ce qui lui a couté le temps et les pneus nécessaires pour se battre pour les points. Même histoire pour Perez, surprenant en qualifications qui n’a pu confirmer en course avec un mauvais départ (deux positions perdues).

Mention spéciale à Giovinazzi qui s’est battu comme un diable pour conserver position quitte à être sur la limite du règlement et de ces pneumatiques avec de beaux des changements de trajectoire au freinage. Giovinazzigzag. Mais ça finit très loin.

La bonne stratégie.

Elle est pour ceux qui ont prolongé leur premier relais en Tendres, couplé à la barrière Giovinazzi derrière eux ont pu creuser l’écart et gagner quelques positions.

Stroll fait partie de ceux là. « Stroller » pour son ascendance, il montre qu’il est pas maladroit avec un volant. Encore un bon départ (3 places gagnées), un bon rythme et une bonne gestion des pneus. Ce sont les premiers points pour Racing Point. Bravo. Mais il faudra faire mieux le samedi!

Le retour de l’homme du Kremlin rapporte, malgré une qualification décevante, il prend un point salvateur. D’ailleurs Kvyat ne s’est pas fait prié lorsqu’il a eu la possibilité de passer la Red Bull de Gasly.

Williams premier des F2

Mon cœur souffre de ne pas te voir plus haut sur la feuille. Le scepticisme au sujet du niveau de Kubica ne diminuera pas après cette course. C’est un peu tôt, mais comment réussir quelque chose avec une telle charrette?

De même pour Russell, qui a fait de son mieux. Difficile de juger leur performance. L’impression que Williams continue ses séances d’essais de pré-saison lors des weekends de course fait peur.

En conclusion.

Des surprises, un Bottas que l’on attendait pas. Une hiérarchie qui reste totalement floue, huit équipes ont marqué des points. Mclaren déçoit malgré tout seul équipe de F1 hors top 10, bien que le niveau de performance semble au niveau du milieu du peloton. Ferrari a déçu et devra montrer autre chose dans deux semaines. Préparez la crème solaire, ce sera dans le désert de Barheïn!

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13 Commentaires sur "F1 2019: Australie Debrief: Bottas de retour?"

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lataupe2B
Invité

Voilà un résumé bien agréable à lire et sérieux

Fred21
Invité

Est ce que Mercedes avait leurré Ferrari aux essais d’avant saison ?

Thibaut Emme
Admin

Mercedes a tourné en pneus durs la plupart du temps.
Soit ils étaient certains de leur coup et ont bluffé tout le monde, soit ils chauffaient trop les pneus tendres……mais il faisait « froid » à Barcelone…

« Moi je dis qu’il bluffe ! » 🙂

JC Juncker
Invité

Melbourne est atypique . Les fiat ne ont pas réussis à trouver le bon setup pour les gommes il me semble avoir lu. Les rb sont bien au niveau par contre. Marko à annoncé devoir travailler sur le châssis car le moulin est bon

gigi4lm
Invité

Mercedes est coutumier du fait. Ils ne viennent pas à Barcelone pour claquer un temps mais pour se concentrer sur les longs runs. Ils n’ont rien à prouver ni ne sont en recherche de sponsors alors ils collectent les données et, comme ils ont les moyens d’être très réactifs, font le nécessaire pour être là au premier rendez vous
Alors oui, peut être un peu de bluff mais surtout beaucoup de travail constructif
Après, ce n’est que le premier Grand Prix et Melbourne est tellement atypique.

Thibaut Emme
Admin

@gigi4lm : à Barcelone, en S1, Mercedes est venu avec une voiture relativement proche de celle de l’an passé.
Sans doute pour valider le modèle. Et en S2 BIM nouveau museau, nouvelles pièces un peu partout.
En gros, selon moi, ils ont 2 semaines d’avance actuellement en terme de développement. Red Bull ou Ferrari ont amené plein de pièces nouvelles en Australie, mais Mercedes aussi.
La course au développement coûte « un pognon de dingue »…

Thibaut Emme
Admin
Mercedes fait cela depuis 2014 😀 Chaque année à Barcelone ils ne sont pas premiers. Par contre ils liment le bitume. Cette année, avec une voiture proche de celle de l’an dernier en S1, tu peux éventuellement te dire qu’ils ont été trop conservateurs…et Toto Wolff de dire que pour changer l’aileron avant (qui semblait bien bien conservateur aussi) il faudrait 6 mois car c’est le concept avant qu’il faut changer….là tu commences à te dire « mouais chante cocotte »…réponse en S2 avec l’avant tout changé 😀 Si Ferrari s’est fait avoir là-dessus, c’est qu’ils sont bien naïfs, ce que je… Lire la suite >>
zafira500
Invité

C’est une pratique fréquente en F1, le coup de bluff. Donc c’est possible. Mais il faut aussi rappeler que le circuit australien est atypique, donc ça ne veut rien dire.

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