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Grand Prix des Pays-Bas : l’Etat ne fera pas de fleur

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Zandvoort

L’éclosion du phénomène Max Verstappen, star en devenir de la F1 soutenue par une fanbase toujours plus importante, a contribué indéniablement à relancer un projet de Grand Prix au Pays-Bas.

Un fauteuil pour deux

Deux circuits de légende sont en concurrence pour l’organisation de la course : d’un côté, le fameux tracé de Zandvoort, niché au milieu des dunes, un circuit historique de la F1 où déjà 30 éditions ont été disputées entre 1952 et 1985; de l’autre Assen, le « temple » de la vitesse Moto. Les pistes ont été visitées par Charlie Whiting en 2018 et ne nécessiteraient que des aménagements mineurs pour se conformer aux normes F1. Le Grand prix pourrait se tenir dès 2020, alors que le gouvernement a fait état d’un accord de principe conclu entre Zandvoort et Liberty Media pour un contrat de 3 ans, dont la validation définitive serait conditionnée par le bouclage d’un business plan viable à la date butoir du 31 mars. Les représentants des deux circuits continuent de se tirer la bourre par presse interposée.  Assen prétend disposer des fonds nécessaires et n’a pas perdu espoir de décrocher la timbale, alors que Zandvoort a annoncé la nomination du légendaire Jan Lammers (vu en F1 dans les années 80 et actuellement impliqué en WEC) au poste de directeur sportif du grand prix.

L’Etat n’en fait pas un fromage

Ce qui est certain, c’est que l’Etat néerlandais n’a pas l’intention d’inonder le grand prix de fonds publics. Les promoteurs de Zandvoort avaient demandé à ce que l’Etat abonde annuellement au budget du Grand prix à hauteur de 7 millions d’euros, avant que le montant ne soit revu à la baisse à 5 millions. Mais Bruno Bruins, ministre des sports, a coupé court aux hypothèses dans une lettre adressée au Parlement : Tout en reconnaissant une belle initiative et les retombées économiques potentielles du projet, le ministre a indiqué que la F1 ne cadrait pas vraiment avec la politique sportive du gouvernement, axée sur la promotion de la pratique sportive individuelle et sur celle des enfants. Par conséquent, Bruins demande si « cela justifie d’utiliser les ressources du gouvernement issues des impôts », avant d’y apporter la réponse : « L’avis du gouvernement est que ce n’est pas le cas », une participation financière de l’Etat n’étant « ni nécessaire, ni justifiée » alors que les droits de la F1 sont « entre les mains d’une compagnie américaine cotée en bourse ».

Cette annonce ne semble pas condamner le projet de Zandvoort, puisque des parrainages avec des grandes entreprises pourraient apporter les subsides nécessaires, sachant que la firme Heineken est déjà le sponsor-titre de la F1. Max Verstappen pourra-t-il être prophète en son pays ?

L’avis de leblogauto.com

1985 fut l’année de trop pour Niki Lauda, mais il signa son ultime victoire à Zandvoort

Le retour d’une course européenne historique au calendrier ne serait pas pour déplaire, alors que plusieurs épreuves légendaires sont sur la sellette. Reste à savoir ce que pourrait donner le spectacle sur ces pistes : le Zandvoort moderne n’a rien à voir avec le toboggan vertigineux des années 70-80 et l’étroite piste d’Assen, parfaitement adaptée aux Moto GP, le serait sans doute moins aux larges F1.

Source : formule1.nl

 

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4 Commentaires sur "Grand Prix des Pays-Bas : l’Etat ne fera pas de fleur"

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gigi4lm
Invité

Bien le titre … et le sous titre dans l’article.

Thomas
Invité

J’espère que l’Etat français fera de même: pas de participation à un éventuel GP de France 😮

Gustave
Invité

zandvoort n’est pas si loin que ca de paris, limite bien plus facile d’accès que le paul ricard 🙂
quand on voit le ministre qui ne veux pas subventionner le gp, il a raison !
cela prouve que la F1 devrait bien mieux utiliser tout l’argent qu’elle récolte des frais tv et tt pour organiser des gp !
la nascar ne demande pas de sous à Trump pour organiser le championnat !

RBC
Invité

Je dirais : sans trop de surprise, les gouvernements européens refusent désormais de mettre la main à la poche pour un business model qui est plus prédateur que partageur.

Seul hic : en se coupant de ses terres d’origine, la F1 s’étiole tout doucement en son coeur, et cède plus à l’enjeu qu’au jeu (oui elle est facile mais elle résume bien le désastre des années Ecclestone).

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