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CES 2019 : et voilà (enfin) la Nissan Leaf e+

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On l’attendait pour la fin de l’année 2018, c’est finalement au tout début de 2019 qu’on la découvre. Qui ? La Nissan Leaf e+ alias Leaf 62 kWh. Mais n’est-ce pas trop tard ?

La nouvelle Nissan Leaf dispose de 40 kWh de capacité de batterie. Bien, mais désormais en-deçà des dernières arrivées sur le marché. Nissan ne reste pas les deux pieds dans la même batterie et propose une capacité de 62 kWh. En fait, Nissan décline la Leaf en « Leaf 3.Zero ». Cette version conserve la batterie de 40 kWh mais comprend un nouvel écran tactile 8 pouces (contre 7 avant) avec un tout nouveau système de navigation « NissanConnect EV » plus « intelligent ». Il y a aussi de nouvelles teintes de carrosserie et de combinaison bi-ton.

Mais, Nissan présente surtout la Nissan 3.Zero e+. Elle dispose donc de 62 kWh de capacité, mais aussi de plus de puissance. 160 kW (215 ch) contre 110 kW (150 ch) pour la Leaf. Le couple augmente de 45% avec 340 Nm. De quoi avoir plus de réactivité dans la voiture, même si dans ce genre de véhicule on roule plutôt apaisé. La batterie contient 50% d’énergie en plus (50% de cellules en plus). Mais, elle reste grosso-modo contenue dans le même volume. Ainsi la Leaf e+ est 5 mm plus haute seulement, à cause de la batterie. A l’intérieur, les dimensions sont inchangées.

363 km EPA, 385 km WLTP

Côté autonomie, l’EPA (l’organisme américain chargé des homologations et consommations) donne la Leaf e+ pour 226 miles soit 363 km. En Europe, elle devrait être annoncée à 385 km en cycle WLTP. Pour rappel, la Leaf 40 kWh c’est 270 km WLTP.  50% de capacité en plus, mais « seulement » 40% d’autonomie en plus du fait d’une efficience moindre et d’un poids sans doute en hausse. Côté recharge, oubliez le 50 kW (enfin !), la e+ est compatible 70 kW avec 100 kW en pic. De quoi charger théoriquement aussi vite la 40 kWh et la 62 kWh à condition d’avoir du 100 kW à disposition.

Dans cette série Leaf 3.Zero (avec ou sans e+), les acheteurs trouveront de série le ePedal (on freine en relâchant l’accélérateur) et le ProPilot (conduite assistée). Les commandes sont ouvertes dès à présent, mais, le Japon sera servi en premier (dès ce mois de janvier), puis les USA au printemps, et enfin l’Europe à la mi-2019 (!). Seulement 5 000 unités de cette série 3.Zero seront réservées pour l’Europe.

La garantie reste de 8 ans ou 160 000 km. Comptez 39 900 euros (hors bonus) pour la Leaf 3.Zero et 45 500 euros pour la Leaf 3.Zero e+ Limited Edition. Elle devrait par la suite être dérivée en modèle avec moins d’options pour moins cher.

L’avis de Leblogauto.com

La Nissan Leaf avec sa batterie de 60 kWh (62 en fait) était attendue comme le messie dans le monde des VE. Voiture la plus vendue pendant longtemps, elle se fait désormais tailler des croupières. Par la Tesla Model 3 par exemple qui la dépasse en termes de ventes annuelles, d’autonomie, de puissance, mais aussi de prix même si la Model 3 pourrait réussir à être finalement moins cher.

Mais il n’y a (surtout) pas que Tesla. Le Kia e-Niro électrique revendique 455 km en cycle WLTP avec une batterie de 64 kWh. 70 km de plus c’est énorme. Il est vendu à partir de 42 500 euros (hors bonus). Un sacré concurrent, en prime dans la silhouette à la mode, le SUV. La Nissan Leaf 62 kWh arrive sans doute un peu tard alors que Nissan avait une sacrée avance dans le domaine.

Toutefois, la Nissan Leaf 3.Zero e+ forte de 385 km WLTP devient encore plus intéressante pour ceux qui veulent une voiture électrique capable de faire des trajets « longs ». Et qui veulent une berline et non un SUV. La charge 100 kW est un gros plus. Est-ce que cela sera suffisant ? Pas sûr.

Illustration : Nissan

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20 Commentaires sur "CES 2019 : et voilà (enfin) la Nissan Leaf e+"

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SGL
Invité

Ça commence par devenir intéressant, mais le prix commence aussi par chiffrer sérieusement.
La concurrence a du bon entre Nissan, Kia, et Tesla M3, en 2020, on aura du choix. 🙂

Jdg
Invité

Avec une aide de 10.000€ le prix revient à celui d’un suv thermique neuf.

aimelauto
Invité

on aura du choix……surtout du coté des marques Chinoises qui ont pris un role tres significatif !

wizz
Membre

d’habitude, c’est Carlos Chosn himself qui présentait les nouveautés majeures. Ce sera dur cette fois ci…

Invité

Proposer seulement 385 km d’autonomie en WLTP quand la future Zoe 2 est promise à 600 km (même si cela sera probablement moins, mais on sera quand même bien au dessus de 385 km) … oua !?!

SAM
Invité

@shooby. Nisan a été l’initiateur mais c’est Renault qui développe actuellement les futures électriques du groupe … Sandouville en sera la tête de pont. A Nissan la rentabilité facile … à Renault les coûts de développement prohibitifs qui servent au premier depuis des décennies pour justifier des profits prohibitifs. Telle était l’alliance.

SGL
Invité

Pourtant @SAM la Zoe et Leaf (deux remarquables VE) sont très déférente techniquement !?
Sauf dans le futur… me semble-t-il ?

wizz
Membre

SAM
d’après toi, ce serait Nissan qui se margerait sur le compte de Renault. Mais alors, dans les griefs de Nissan à l’encontre de Carlos Ghosn, il s’était dit des décisions, des choix injustes au détriment de Nissan et d’où la demande d’une alliance plus équilibrée…

alors SAM. Est ce que ce sont les journalistes du monde entier qui se seraient trompés, ou c’est toi qui délire???

SAM
Invité
@wizz. On en a discuté 15 fois. 1/ Associer Ghosn à Renault participe à la défense d’un PDG qui a chéri Nissan et non Renault qui pourrait attendre que l’État français vole à son secours. Carlos Ghosn pour Renault a toujours privilégié le développement de Dacia et Nissan au dépend de Renault. Carlos Ghosn sait que si Renault est en difficulté, l’État français l’aidera … si Nissan tombe … l’État japonais ne fera rien. Donc il vaut mieux un Nissan toujours en forme qu’un Nissan qui précipiterait Renault à sa perte. Associer Carlos Ghosn comme défenseur inflexible de Renault …… Lire la suite >>
wizz
Membre
On en a déjà discuté 16 fois Que ce soit Renault ou Nissan chargé de développer un produit, c’est toujours le Holding Renault Nissan Pays Bas qui a commandé cette étude, et à son nom, et en payant à Renault France ou Nissan Japon les couts de ce développement. Par la suite, ce produit développé appartient à ce holding. Renault France et Nissan Japon fabriqueront alors des voitures sous licence de ce holdng 3). Surement pas! Scheitzer était encore PDG de Renault, et avait envoyé Ghosn diriger Nissan. Ce dernier avait visité les usines, les bureaux, les fournisseurs avant de… Lire la suite >>
aimelauto
Invité

il est temps de se bouger chez les electriques…..
les constructeurs chinois sont bien armés désormais dans cette categorie et ont déjà pris déjà ravi à Nissan le titre du modele electrique le + vendu au monde !

amiral_sub
Invité

oh que oui , les chinois vont dominer dans les VE. Reste à voir comment ils vont s’y prendre pour nous vendre leurs VE

wizz
Membre

et comme disait Coluche, quand on pense qu’il suffirait que les Français n’achètent pas de voitures électriques chinoises pour que ça ne se vende plus en France…

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