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Bilan 2018 : 10 faits marquants en sport automobile

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Historiques, spectaculaires ou préfigurant l’avenir, voici 10 faits (parmi bien d’autres) qui ont marqué cette saison 2018 en sport automobile. Faire un choix est toujours difficile, mais en voici un où la France est à l’honneur.

Vergne électrise la Formule E

Vergne sur sa Formule E Techeetah
crédit : Formule E

Évincé de la F1 fin 2013, JEV a rebondi avec talent, trustant les succès aussi bien en Endurance qu’en Formule E. Investi dans ce championnat depuis la saison 2014-2015, l’ancien pilote Toro Rosso a réalisé une saison 2017-2018 de haute volée, avec un succès historique à Paris. La coupe aurait pu être pleine sans la disqualification de son team G-Drive qui avait remporté la catégorie LMP2 au Mans. Rapide, agressif en piste, il fait partie des favoris de la nouvelle saison de Formule E avec Techeetah.

Hamilton rejoint Fangio

deux pilotes, 10 titres mondiaux

Le britannique continue d’affoler les statistiques. En rejoignant l’immense Fangio au panthéon des champions, Hamilton prend une nouvelle dimension. Sa saison 2018 a été parfaite et, hormis un début de saison un peu timoré, il n’a commis aucune erreur, sachant saisir et exploiter toutes les occasions qui se sont présentées pour construire un 5e sacre magistral. Avec un équipier éteint, il fait désormais corps totalement avec Mercedes, rappelant la symbiose que Schumacher avait opéré avec la Scuderia. Bourreau de Vettel, il a en ligne de mire les records du Kaiser.

Retour du Grand Prix de France

départ du GP de France
crédit : F1

10 ans après sa disparition, le grand prix national a fait son retour sur le mythique circuit du Castellet, après des années de négociations et de projets avortés. En accompagnant la montée en puissance espérée de Renault et l’émergence d’une nouvelle génération de pilotes prometteuse, la course remet la France en selle dans le F1 circus. Reste à pérenniser le succès populaire et à améliorer l’organisation, car cette édition fut entachée par des problèmes de circulation et de gestion des parkings calamiteuse, qui provoqua de vives réactions parmi les spectateurs et un déferlement de critiques sur les réseaux sociaux. Des améliorations seront indispensables pour assurer l’avenir du Grand Prix, alors que les courses historiques souffrent.

Le (vrai) retour d’Alpine en compétition

alpine A110 GT4
crédit : Alpine

Le légendaire nom Alpine avait refait surface en piste à partir de 2013 via l’engagement par le team Signature de prototypes A450 et A460, dérivés des châssis développés par Oreca. A la clé, deux championnats European Le Mans Series et un trophée WEC LMP2. Sauf qu’on ne pouvait réellement parler d’une Alpine, mais plutôt d’un prête-nom. En 2018, la marque, ressuscitée après tant d’années d’attente, a lancé avec succès l’Alpine Europa Cup. Mieux encore, l’Alpine A110 a remporté dès sa première saison la GT4 International Cup. La compétition prend de l’ampleur et la saison 2019 s’annonce prometteuse pour les flèches bleues.

Alonso gagne les 24 heures du Mans

Alonso de nuit sur la Toyota
crédit : 24h du Mans

Depuis qu’il s’est lancé officiellement dans le défi de la fameuse « triple couronne », Alonso, personnage au tempérament clivant, suscite un vif engouement ou des critiques acerbes. Après sa tentative à Indy 500 en 2017, l’espagnol a été l’attraction des 24 heures du Mans. En remportant dès sa première participation la célèbre épreuve mancelle et en faisant enfin triompher Toyota après tant d’années de désillusions, l’ancien double champion du monde forge un peu plus sa légende. Audacieux et diablement rapide en piste, Alonso a prouvé qu’il avait un coup de volant intact. Certains ont relativisé son succès au Mans, mettant en lumière l’absence de réelle concurrence pour Toyota après le retrait de Porsche, mais l’essentiel est là : il a inscrit son nom au palmarès. Tel Eddy Merckx en son temps, Alonso, sevré de succès en F1, semble vouloir tout gagner: un nouveau Cannibale ?

Come-back fantastique de Loeb en WRC

Loeb sur la C3 WRC
crédit : Citroën Racing

La victoire de l’alsacien en Catalogne a marqué les esprits. Après son dernier sacre WRC en 2012, Loeb n’a pas chômé, développant sa structure de compétition et multipliant les engagements (WTCC, WRX, Dakar) avec un certain succès. Mais comme il l’a encore affirmé récemment, rien ne vaut les sensations du Rallye, rien ne peut remplacer l’adrénaline qu’il a connu sur les routes du WRC. Après un petit programme 2013 et une pige en 2015, Loeb a disputé 3 rallyes en 2018. En catalogne, son pari des pneus durs pour la dernière journée s’avère payant et lui permet de remporter une 79e victoire, au nez et à la barbe des leaders du championnat. Une claque sans doute pour les titulaires, qui ont pris une leçon d’expérience, et un nouvel exploit à mettre au crédit d’un carrière incroyable. Les réalités budgétaires (principalement) ont néanmoins raison de l’idylle entre Loeb et Citroën. En 2019, c’est sous les couleurs de Hyundai que le nonuple champion du monde s’engagera sur 6 rallyes du calendrier mondial.

Ferrari terrassée à Monza

Les Ferrari étaient pourtant bien parties...
crédit : Ferrari

Quelques semaines auparavant, Vettel et Ferrari chambraient Mercedes après avoir gagné le grand prix d’Angleterre. En Italie, la Scuderia était arrivée en super favorite, après un grand prix de Belgique où la Rossa avait surclassé une flèche d’argent moribonde. Et pourtant, tout est allé de travers à Monza: un cafouillage dans la stratégie de qualification qui donna la pole à Raikkonen, remonté alors que son avenir en rouge était remis en question, un Vettel amer, un départ tendu où les Ferrari se gênent, un Hamilton très malin qui attaque, Vettel qui craque et part en toupie. Raikkonen fera tout son possible après mais Mercedes déploie une stratégie parfaite et Hamilton crucifie la Scuderia devant des Tifosis médusés. Monza fut un tournant, autant psychologique que technique, car Mercedes rectifia le tir pour la fin de la saison et repris le dessus sur une Scuderia touchée au moral.

Mick Schumacher sur les traces du paternel

Mick Schumacher fête son titre
crédit : F3 euro masters

La tradition des « fils de » se poursuit, après Villeneuve, Hill, Rosberg ou encore Piquet (rayez la mention inutile). Après une saison 2017 d’apprentissage en F3, le fils du septuple champion du monde a surpris son monde en 2018. Le championnat avait pourtant commencé assez timidement pour Mick, mais, à partir de la mi-saison, il s’est mis à accumuler les victoires pour décrocher le titre européen de F3, presque 30 ans après le succès controversé de son père à Macao et son titre de champion d’Allemagne. Promu en F2, Mick Schumacher est désormais dans les radars de certaines écuries de F1.

Les adieux (provisoires ?) d’Alonso à la F1

Alonso salue la foule à Abu Dhabi
crédit : F1

Ce fut sans doute l’une des images les plus fortes de ces dernières saisons : Alonso, encadré par Hamilton et Vettel, effectuant un émouvant tour d’adieu sur le circuit D’Abu Dhabi, avant que les trois champions n’entament une sorte de chorégraphie de « donuts » devant la tribune des stands. Alonso a ainsi achevé un long calvaire entamé avec McLaren en 2015. Trois ans d’insuccès avec Honda puis des espoirs vites douchés en 2018 malgré le passage au V6 Renault ont eu raison de la patience d’Alonso et même de son amour de la F1, alors que sa tête est désormais ailleurs, tournée vers l’Amérique, pour y accomplir son ambitieux projet de Triple couronne. Toutefois, Alonso n’a pas totalement fermé la porte à la F1 et se réserve la possibilité d’y revenir…les rumeurs de paddock ont donc encore de beaux jours devant elles.

L’électrique, c’est fantastique (ou pas)

VW IDR
crédit : VW Motorsport

Bon, soyons clairs, l’essor de l’électrique en sport automobile aura bien du mal à ravir ceux qui ont grandi en entendant hurler le V12 de la Ferrari 412T2. Mais l’évolution est inéluctable, liée au changement des mentalités et du marché automobile. La Formule E attire les constructeurs au détriment de la F1, le WRX réfléchit à l’électrique, des championnats 100% électriques se préparent en Tourisme et en GT, l’hybridation s’est installée en F1 et sera la base des futurs Hypercars d’Endurance, etc. Et le niveau de performance des bolides gavés de watts prend peu à peu le dessus sur le thermique, comme en atteste le record explosé à Pikes Peak par le prototype VW IDR de Romain Dumas, qui a abaissé de 15″ la référence fixée par Sebastien Loeb en 2013 au volant de la Peugeot 208 T16.

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4 Commentaires sur "Bilan 2018 : 10 faits marquants en sport automobile"

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akouel
Invité
Pour donner l’ampleur du succès d’Alonso qu’il mérite, on peut parler des 45 sec de retard qu’il a remonté sur la voiture soeur ? Quant à Hamilton, en effet, ça rappelle Schumi et la scuderia, dans les bons comme les mauvais côtés ! Belle saison de sport automobile, malgré une edition du mand fade dans l’overall, surtout si on regarde les 2 éditions précédentes ! Mais le fight entre Bourdais et Makowiecki en fin de matinée envoyait vraiment du lourd ! La saison de WRC était tres intéressante, dommage pour Hyundai qui passe à côté d’une deuxième chance de titre… Lire la suite >>
Invité

Je trouve ça dommage que la victoire d’Alonso au mans passe avant celle de Toyota

Gus
Invité

Merci pour ce très bon article qui résume bien cette année en sport auto

Seb
Invité

En quoi « Ferrari térrassé » est un fait marquant ? Ca fait 8 ans qu’ils sont terrassés ….

Par contre on peux félicité BMW en Formule E ….

Première course de l’année => Première victoire 😁

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