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F1 : le grand prix du Mexique sur la sellette ?

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stadium Mexico

Ironie du sort: alors que les organisateurs du grand prix du Mexique viennent d’être récompensés pour la 4e fois consécutive aux FIA Awards en remportant le prix du « meilleur promoteur », le Grand prix du Mexique est purement et simplement menacé de disparition.

Un gouvernement de rupture

La raison ? La nouvelle donne politique du pays, qui compte à sa tête depuis le 1er décembre Andres Manuel Lopez Obrador. Le nouveau président mexicain a annoncé un changement radical dans le pays et dans le fonctionnement de la politique gouvernementale. Obrador compte mettre en œuvre une politique d’austérité, qui devrait se traduire par une coupe sèche dans les dépenses jugées « inutiles » afin de financer des programmes sociaux. Le Grand Prix ferait donc partie des économiques à réaliser.

Ana Gabriela Guevara (sic), ancienne athlète désormais responsable de la commission nationale de culture physique et sportive, a étayé sans détours cette nouvelle donne politique : « Nous devons trouver une solution à ce sujet-là, mais ce n’est pas notre intention d’allouer une partie des impôts du peuple pour garder cet événement. »

« Le Mexique fait face à des choses beaucoup plus graves comme une grande partie de sa population vivant sous le seuil de pauvreté, poursuit-elle. C’est la corruption sévissant dans le pays qui a permis au Grand Prix de revenir à Mexico. Beaucoup de pots-de-vin ont été versé pour rendre la chose possible. » 

Miguel Torruco, ministre du Tourisme, a également confirmé qu’il fallait « avant tout faire preuve d’austérité et répondre aux priorités du président » Les discussions n’ont pas encore été engagées avec les promoteurs du Grand prix, dont le contrat arrive à échéance en 2019. Une décision est attendue en début d’année prochaine.

La F1 doit changer

Ce nouveau rebondissement, qui menace un grand prix rencontrant pourtant un grand succès d’estime, est une alarme supplémentaire pour la F1 : les négociations s’annoncent compliquées avec le BRDC pour le grand prix d’Angleterre à Silverstone, qui a activé sa clause de sortie au-delà de 2019. Le grand prix d’Allemagne, qui devait disparaitre du calendrier, a prolongé pour 1 an seulement grâce à Mercedes qui met la main à la poche. Monza est sous perfusion grâce aux aides régionales, mais jusqu’à quand ? Le succès au Vietnam n’est pas acquis, avec la piteuse expérience indienne comme précédent. Bref, la F1 doit réellement changer de modèle économique et redescendre sur terre, alors que les coûts ne cessent d’exploser. Les promoteurs ne rentrent pas dans leurs frais et finissent pour la plupart avec des bilans à perte, alors que la contribution publique à ces évènements est de moins en moins acceptée.

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