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Ford nomme un nouveau patron en Chine

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Ford Territory Chine (2018)

Confronté à de grandes difficultés en Chine, Ford passe par une nécessaire réorganisation. La Chine se trouve désormais fonctionnellement séparée du reste de la région Asie-Pacifique dans l’organigramme du constructeur.

Après avoir connu une belle progression de ses ventes de 2010 à 2016, Ford est aujourd’hui en plein doute en Chine. Après avoir approché son objectif de 6% de part de marché, le constructeur est désormais sous les 2%. Ses ventes ont ainsi chuté de plus de 46% depuis le début de l’année 2018, avec à peine 300 000 unités immatriculées sur les 9 premiers mois…

Le constructeur a déjà lancé plusieurs initiatives pour se relancer : annonce de 50 nouveaux modèles d’ici 2025, unification du réseau de vente de ses deux coentreprises avec Changan et JMC, investissement dans le développement en local, production de Lincoln en Chine, coentreprise avec Zotye pour lancer des véhicules électriques sous une nouvelle marque…

Pour mener toute cette stratégie à bien, un nouvel homme entre en scène : Anning Chen, qui a démissionné au début du mois de ses postes de Directeur général de Chery et de Président du conseil de direction de Chery-JLR. Il occupait ce poste depuis mai 2017, et a dirigé avant cela Qoros depuis janvier 2016, après avoir quitté… Ford.

Ce nouveau poste de Directeur Général de Ford China est donc crucial, et qui se voit désormais détaché de la région Asie-Pacifique. Chen est ainsi directement rattaché à Jim Farley, en charge des Activités internationales de Ford.

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4 Commentaires sur "Ford nomme un nouveau patron en Chine"

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Bizaro
Invité

Les constructeurs chinois, savent maintenant faire de la voiture généraliste, ou du moins qui en à l’air, en masse.

Mis à part les autos d’exceptions ou les marques qui ont avant tout soigné leur image, les constructeurs étrangers vont devoir batailler ferme.

Invité
Le complexe de supériorité des occidentaux vis-à-vis des asiatiques, qui avait déjà fait des ravages dans les années 80 avec les japonaises (on les regardaient de haut au point que la seule solution quand les ventes des japonaises ont explosées a été la « loi des quotas » demandée d’urgence par Calvet, alors patron de PSA) et qui avait encore fait parler de lui avec les coréennes dans les années 2000 fait encore une fois montrer ses limites avec les chinoises ! Décidément, nous n’apprenons pas de nos erreurs : de c’être endormis sous nos lauriers en préférant railler les chinois (« ils… Lire la suite >>
Fred21
Invité

En face d’une UE éclatée et non dirigée de 510 millions, tu as un pays de 1350 millions dirigés par une main de fer, très patriotes et avec les gènes du commerce.
Sans oublier qu’ils sont 20% des cerveaux de la planète dans des systèmes éducatif et industriel très concurrentiels.

Fred21
Invité
Un peu le même problème que pour PSA et surtout pas assez de modèles pour ce marché de plus en plus orienté SUV et électrique en plus des marques locales qui montent vraiment en puissance. Côté généralistes : VW, Toyota, Honda jouissent d’une certaine notoriété. Les autres peuvent maintenant être concurrencé par Geely, BYD et cie. Le but des chinois, après avoir capté le marché dans d’autres domaines, et aussi de capter les marchés dans des domaines plus techniques et complexes (auto, avion, train, etc) et cette conquête commence par leur propre marché intérieur. Leur avion Comac C919 (concurrent A320)… Lire la suite >>
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