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Debrief F1 USA 2018: Kimi victorieux, yes he can!

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Quoi de mieux pour commencer ce debrief du grand prix des Etats-Unis à Austin que de détourner le slogan du précédent président des Etats Unis. Oui, Kimi Räikkönen nous salue bien avec cette victoire que beaucoup souhaitaient mais n’attendaient plus. Analysons et faisons le tour des performances et du contenu de cette course. Mais comme l’a très bien dit Jean Pierre Raffarin: « Kimi win the race, needs the no to win, against the no » (et cela a autant de sens que l’original)

Du suspense jusqu’au bout.

Une course qui nous aura tenu en haleine, des dépassements certes (la remontée de Vettel et Verstappen, nous y reviendrons), mais pas seulement. L’incertitude de la victoire a apporté son lot de frisson. Pour une course gagnée à la fin par Ice Man, cela semble plein de sens.

Autre point qui a ajouté de l’intérêt à cette course, c’est de voir à nouveau trois monoplaces différentes être capables de jouer la victoire. Comptons aussi les disparités dans le choix des stratégies, que ce soit en nombre d’arrêts ou en choix pneumatiques, facteurs eux aussi d’incertitudes.

Kimi président!

Qui voulait ne pas le voir sur la plus haute marche du podium? Un bon départ qui coïncide avec le choix payant de Ferrari d’un départ en gommes Ultra Soft; seul pilote ayant opté pour ce choix parmi les tops teams. Hamilton a bien essayé de fermer la porte au départ, d’avoir une stratégie offensive pour contrer l’étoile rouge (les étoiles les plus froides de l’univers) cela n’a pas suffit. Il a monté une muraille que personne n’a réussi à franchir (ce que plusieurs présidents américains ont essayé au Texas avec un succès mitigé)

Mention spéciale à cette célébration que ce soit dans le baquet ou en dehors lors des interviews d’après course. Toujours imperturbable!

Pour Ferrari, c’était une stratégie bien menée, en effet si ces derniers avaient opté pour l’arrêt sous VSC. Bottas aurait fait office de bouclier pour permettre à Hamilton de creuser l’écart et Räikkönen d’user trop ces pneus. Soulignons ce bon choix.

Et pour le titre, c’est fait?

Officiellement non, bien que le suspens ait quasiment disparu des pensées de bien de spectateurs, suiveurs de la F1. Mais mathématiquement c’est toujours possible. Enfin une septième place au Mexique suffit à Hamilton pour gagner la fève.

Mercedes a joué et son pari ne s’est pas avéré gagnant. Prendre l’initiative d’anticiper le premier arrêt d’Hamilton sous VSC ce qui a eu le mérite d’ajouter du rythme à cette course.

Mais les Mercedes ont connu le blistering, ces fameuses cloques sur les pneus. Hamilton en a souffert le poussant à un arrêt supplémentaire. C’est un podium pour l’anglais et une pierre supplémentaire dans la construction de sa cinquième couronne mondiale.

Vettel est le roi de la toupie, serait-il la toupie en perpétuel mouvement d’Inception? C’est quand même la troisième fois qu’il part en tête à queue en étant à l’intérieur lors d »un dépassement (Italie, Japon, USA). Comment cela est-il possible? Force-t-il trop? Une sérieuse remise en question est indispensable. ll ne perd que quelques points grâce à la résistance des deux premiers et à sa manoeuvre dans les derniers tours sur un Bottas à l’agonie. Mais la conclusion est rude, sur ces dernières courses il n’a fait que démolir sa bonne première partie de saison.

Bottas ou plutôt « Boftas »

Rien à ajouter, pas dans le rythme, Mercedes usant trop ces pneus il aura juste bloqué Vettel suffisamment longtemps pour que ce dernier ne puisse être une menace.

Red Bull, deux pilotes aux destins croisés.

Pendant que l’un sortait prématurément en Q2 à cause d’un bris de suspension lié au moteur Renault (MAJ: cette excuse ne marchait pas, au temps pour moi), son équipier partait de la 2ème ligne. Voici que tout s’inverse. Ricciardo s’est éteint, du moins sa monoplace, Verstappen a remonté le peloton, a passé Bottas et Hamilton à la faveur des arrêts au stand pour terminer à moins de deux secondes du vainqueur. Décidément, le Texas lui va à Max « à la conquête de l’ouest » Verstappen. Deux remontées impressionnantes en deux ans sur cette piste qui semble lui convenir. On avait un cow boy sur le podium!

Renault s’exporte plutôt bien.

Beaucoup ne voient pas Renault exporter ses modèles dans le pays de l’oncle Sam. Quand on voit le résultat d’ensemble P6 et P7, meilleur résultat d’équipe depuis le retour de Renault en tant que constructeur, on se dit que c’est une assez bonne exportation. Le coup porté à la concurrence est fort sur les terres de Haas, son plus proche concurrent.

Disqualifications en chaîne

Oui, c’est une première depuis un moment, deux pilotes disqualifiés pour deux éléments de non conformité différents. Cela a touché deux pilotes dans les points.

Ocon a vu son débitmètre exploser dans le premier tour de la course. Le gain était tel qu’il a démarré sur deux roues! Comment ne pas le disqualifier? Serait-il possible de mesurer un gain avéré dans son cas?

Magnussen a consommé trop d’essence. Ce qui est dommage sachant à quel point il peut être évitable, surtout dans une époque le carburant est extrêmement bien mesuré et suivi. Qui plus est lors de la course à domicile pour l’équipe. Une disqualification qui fait tache.

Les heureux, de cette déconvenue , Perez qui marque trois points de plus. Hartley qui signe son meilleur résultat en Formule 1 (un peu de chance pour lui) et Ericsson qui gratte un point. Des pilotes qui ont été suffisamment solides et opportunistes dans leur performance.

Les strikes et leur victimes

Stroll a tapé dans l’oeil d’Alonso, littéralement. A partir de là le pilote Williams avait sa course gâché. Pour Alonso, il aurait pu paraphraser Danny Glover en se « sentant trop vieux pour ces … », vous terminerez mentalement cette phrase. Espérons un dernier coup d’éclat pour l’espagnol dans sa Mclaren.

Grosjean aussi a joué aux auto-tamponneuses avec Leclerc, ce qui est inadmissible, scandaleux, une honte. Finalité, les deux protagonistes n’ont pas vu le drapeau à damier. Attention Romain, encore une sanction des commissaires sur ta licence et c’est un grand prix de RTT. Ce serait dommage pour le Gordon Ramsey du paddock.

Les oubliés

On ne les a, pas ou peu vu. Vandoorne, on est presque content de le voir finir onzième. Sirotkin, vous êtes sur qu’il a participé à la course? Ah oui il a un peu tamponné une Mclaren. Gasly, je croyais que la nouvelle spec Honda valait le détour, nous aurait-on trompé?

Ce sera tout pour aujourd’hui, une courte attente pour un dénouement quasi certain dimanche prochain pour ce qui est du championnat pilote. Allez vous abreuver des courses mexicaines qui ont marqué l’histoire. En espérant que ce soit le cas de la prochaine.

Le premier amendement de la constitution américaine garantit la liberté d’expression, alors lâchez vous!

Illustration: Formula 1

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8 Commentaires sur "Debrief F1 USA 2018: Kimi victorieux, yes he can!"

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Americanlegend
Invité

Votre manière d’écrire donne le sourire pour la journée. Réjouissant !

MickMp
Invité

Baptiste, vos comptes rendus sont toujours rafraîchissants à lire, par contre relisez vous. J’ai les yeux qui saignent… entre les fautes et les oublis de mots, ça casse un peu le plaisir de lecture 😉

gigi4lm
Invité

« pour contrer l’étoile rouge (les étoiles les plus froides de l’univers)  »
Excellent !

Vache à lait
Invité

Super, cette chronique remplace « Bords de piste » pour ceux qui ont connu 🙂
Beau travail
Rendez-vous à la prochaine course !

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