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Essai Audi Q8 50 TDi 286 ch

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Essai Audi Q8 50TDI (2018)

L’Audi Q7 ne suffisait pas, alors à Ingolstadt on a concocté le Q8. Ce monstre mécanique bourré de technologies entend bien exister au milieu de ses camarades des beaux quartiers. Pour nous faire une idée, nous nous sommes rendus dans la région de Megève en Haute-Savoie, pour le découvrir dans sa version de lancement équipée du V6 turbo de 286 chevaux.

Un beau bébé!

L’Audi Q8 se fait immédiatement remarquer partout où il passe. 5 m de long, 2 m de large, 1,70 m de haut, voilà des cotes qui donnent le vertige.  Son immense calandre octogonale en impose. Ses feux Matrix à la signature lumineuse distinctive le rendent très moderne. En faisant un pas de coté, on jette un œil sur les roues énormes de 22 pouces !

Même en position « normale », en ouvrant la portière on note une ceinture de caisse arrivant largement à hauteur de la poitrine de votre petit serviteur. Et pourtant Audi a su dynamiser son gros bébé en musclant ses épaulements, sans oublier un pavillon très incliné. Les feux arrières semblent reliés d’un seul bloc par le hayon. Finalement il garde un style très proche du concept de Détroit apparu en 2017.

Essai Audi Q8 50TDI (2018)

Un habitacle luxueux et techno

A l’intérieur, on entre dans un habitacle luxueux et futuriste. Il s’avère en fait repris des A8, A6 et A7. On retrouve ainsi une planche de bord très épurée, bardée de 3 écrans couleurs. On remarquera en premier lieu évidemment le Virtual Cockpit derrière le volant, une tablette tactile (avec un retour haptique saisissant !) supérieure dédiée plutôt à la gestion de l’infotainment, et juste en dessous une pour gérer la climatisation notamment.

Comme de coutume, le tout est ajusté au micron près. Avec autant de placages et autres écrans brillants, attendez-vous à devenir assez maniaques. L’ambiance lumineuse complète l’atmosphère haut de gamme. Le confort de la sellerie satisfera évidemment tout le monde. D’ailleurs à l’arrière la banquette séparée peut coulisser sur 10 cm pour optimiser la bonne aisance des passagers. Pour les bagages, comptez 605 litres qui suffiront la plupart du temps, mais on a vu mieux.

Essai Audi Q8 50TDI (2018)

Un moteur discret et puissant

En entrant à bord, on ajuste facilement sa position. Les multiples réglages électriques des sièges avant permettent en effet de s’installer parfaitement comme on le désire. Dans les premiers kilomètres, on apprécie immédiatement la quiétude exemplaire qui se dégage. Le 3.0 V6 sous le capot fait preuve de discrétion, et se fait à peine entendre en accélération. Son fort couple suffit à déplacer ce gros bébé sans difficulté.

La boite Tiptronic à 8 rapports douce et lisse dans ses passages de rapports se fait oublier. Franchement, on s’est forcé à utiliser le mode séquentiel juste pour tester la réactivité, pas mauvaise en la matière d’ailleurs. Sa puissance confortable le met à l’abri dans toutes les situations, dépassement ou insertion sur une autoroute. On fait même plutôt peur à toutes les voitures que l’on rattrape, qui semblent s’écarter à la vue des leds dans le rétro. Bon pour l’égo…

Plus agile avec 4 roues directrices

Le châssis qui repose sur une suspension pilotée efface efficacement toutes les irrégularités de la route. Il garde dans le même temps suffisamment de rigueur pour limiter les mouvements de caisses, spécialement le roulis. Le Q8 étant plus bas qu’un Q7, on avait quelques doutes sur le maintien d’un haut niveau de confort, mais il n’en est rien. Le poids conséquent se ressent, notamment sur certains freinages appuyés.

Néanmoins on loue l’agilité (pour un SUV de ces dimensions) facilitée par les 4 roues directrices. Il s’agit d’une option qui nous paraît pourtant indispensable. Il s’avère sensiblement plus dynamique que son grand frère dans la gamme. Nous nous sommes même permis de monter un chemin rocailleux, avec précaution compte tenu de nos pneus de route. En remontant l’assiette et en faisant attention où l’on se place grace aux extraordinaires caméras 360, aucun problème ! Une aide à la descente nous simplifie même la vie en revenant dans la vallée.

Surprise! Il est cher…

Avec toutes ses aides à la conduite de haut niveau, qui automatise quasiment la conduite de façon autonome sur autoroute (on ne peut pas lâcher le volant trop longtemps), relier deux points s’avère être une simple formalité. On vous passe les possibilités de prêter la voiture avec des clés virtuelles via smartphone etc. En attendant une version plus modeste du V6, pour l’instant il faut débourser 78 300 € minimum. Entre les possibilités de personnalisation et les multiples options, le tarif monte rapidement très haut au-delà des 100 000 €.

+ ON AIME
  • Look distinctif
  • technologies embarquées
  • douceur d’utilisation
ON AIME MOINS
  • beaucoup d’options
  • bien plus cher qu’un Q7
AUDI Q8
Prix (à partir de) 85 200 €
Prix du modèle essayé 105 000 €
Bonus / Malus 6 810 €
Moteur
Type et implantation  6 cylindres en V turbo injection directe – Diesel
Cylindrée (cm3) 2 967
Puissance (kW/ch) 210  / 286
Couple (Nm) 620
Transmission
Roues motrices intégrale
Boîte de vitesses automatique 8 rapports
Châssis
Suspension avant Double triangle
Suspension arrière Multibras
Freins  –
Jantes et pneus 285 / 40 R22
Performances
Vitesse maximale (km/h) 245
0 à 100 km/h (s) 6,3
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) NEDC 7,3
Cycle extra-urbain (l/100 km) NEDC 6,5
Cycle mixte (l/100 km) NEDC 6,8
CO2 (g/km) NEDC 178
Dimensions
Longueur (mm)  4 986
Largeur (mm) 1 995
Hauteur (mm) 1 705
Empattement (mm)  3 000
Volume de coffre (l)  605
Réservoir (l)  85
Masse à vide (kg)  2 145

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32 Commentaires sur "Essai Audi Q8 50 TDi 286 ch"

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Jean
Invité

un monstre

SAM
Invité

Niveau émission?
Rien de trafiqué?

Chusky
Invité

Elise lucet ?

Beniot9888
Invité

A quand un travail d’investigation pour nous expliquer la logique derrière les nouvelles appellation Audi ?

Ça, c’est une « 50 », avec un V6 3 litres bi-turbo de 286 CV.
Une A1 « 30 » est équipée d’un 1 litre 3 cylindres turbo de 115 CV.

J’aimerais comprendre…

Nico
Invité

C est très simple, il n y a aucune logique à part que plus le nombre est élevé dans la même gamme, plus le moteur est puissant. Le gars qui a inventé ça et encore pire ceux qui ont validé l appellation méritent des cours de rattrapage en marketing, ils y retrouveront leur copains de BM qui galerent déjà ( 30i pour un 4 cyl 2.0l et 540 pour un 6 cyl 3.0l entre autres)

Beniot9888
Invité

J’espère au moins qu’une A1 « 35 » et une A3 « 35 » auront le même moteur. Ou au moins la même puissance ?

D’ailleurs, avec cette appellation, comment on distingue essence et diesel ?

Guill
Invité

Petit rappel:
Le numéro 30 par exemple sera apposé à coté du nom du modèle pour symboliser les moteurs d’une puissance allant de 110 à 130 chevaux, le numéro 45 pour les puissances de 230 à 252 chevaux ou le numéro 70 pour les puissances au delà de 544 chevaux. La prochaine A8 sera la première a inaugurer mondialement cette numérotation qui, équipée par exemple du 3.0 TDI de 285 chevaux, deviendra A8 50 TDI.

https://www.leblogauto.com/2017/08/audi-va-generaliser-sa-nouvelle-nomenclature.html

panama
Invité

Jolie bête 🙂 Le tarif est à la hauteur des prestations olympiennes.

Kaizer Sauzée
Invité

Ouuaaahhhh le char d’assaut… Elle est où la tourelle ?
Une gueule béante et immonde, un profil de Renault 16, un intérieur qui ressemble à un buffet en formica, je sais que la mode actuelle est un retour aux années 1970, mais bon…
Quant à la fiabilité… Sans compter les rappels pour « désactiver » les logiciels frauduleux.
À 100 000 boules y’a surement mieux, genre chez Porsche ?

panama
Invité

Porsche appartient à VAG…

SGL
Invité

Cayenne et Q8 doivent partager environ 60 % des éléments !?

Kaizer Sauzée
Invité

J’sais bien.
Mais à ce prix y’a pas photo entre ce buffet normand et un Cayenne.

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