Accueil Ford Essai Ford Fiesta ST 2018 sur circuit + Surprise…

Essai Ford Fiesta ST 2018 sur circuit + Surprise…

2315
11
PARTAGER

La nouvelle génération de Ford Fiesta ST a débarqué cet été ! Après la route, nous nous sommes rendus il y a quelques jours sur le circuit Paul Ricard au Castellet, pour la malmener sans retenue. En outre, ce fut également l’occasion pour nous de prendre le volant d’une petite surprise…

Rendez-vous sur une piste de Grand Prix

Si on a tout dit sur l’esthétique et l’intérieur de cette nouvelle Fiesta ST, sur circuit le point de vue depuis le volant change un peu. Surtout avec un casque vissé sur la tête, qui influe sensiblement sur la position de conduite. Nous sommes assis assez bas, mais on aurait aimé l’être encore un peu plus. Toutefois on se sent plutôt bien installé dans ces superbes sièges Recaro remarquablement enveloppants et confortables.

On attend au fond du garage l’autorisation de la direction de course pour prendre la piste. Nous sommes à l’évènement historique des 10 000 tours. Des anciens prototypes ayant couru en endurance dans les années 90 finissent leur session d’essais dans un vacarme assourdissant. D’ailleurs, on distingue à l’oreille les V10 criants des véloces Peugeot 905. Notre Fiesta ST sera évidemment moins rapide, mais on prend toujours du plaisir à limer le bitume d’un circuit, surtout celle-ci qui a vu Lewis Hamilton vaincre il y a seulement quelques semaines.

Ford Fiesta ST (2018)

Des pédales prêtes pour le talon-pointe

On remonte la pitlane jusqu’au feu pour l’instant au rouge. Le drapeau à damiers vient de s’abattre devant les iconiques bolides du Mans. Notre feu passe enfin au vert. On démarre promptement et on croit alors avoir dans le coffre des objets qui se baladent. Pas du tout, on découvre le pétaradant échappement. La conduite de boite s’avère idéale, et le talon pointe ne pose pas de difficulté particulière, grâce au bon agencement des pédales.

Sur le circuit dans sa configuration F1, la section lente nous enseigne que la Fiesta ST contient très bien ses mouvements de caisse, et se place aisément. Un petit coup de volant vers la corde, et on reaccélère sans voir la trajectoire s’élargir. L’autobloquant se met en effet en action et optimise nos relances en sortie de virages serrés. Rien à dire d’ailleurs concernant la motricité, bien aidée par nos gommes Michelin spécifiques.

Un train arrière mobile pour le fun

On enchaine ensuite les rapports dans la longue ligne droite du Mistral, jusqu’à la chicane. Puis on se dirige à fond jusqu’au virage de Signes, le plus rapide du circuit. On atteint alors les 200 / 210 km/h grace au puissant, coupleux et étonnant trois cylindres turbo, avant de mettre un coup de frein. Même si la voiture s’avachit sur son appui avant extérieur au point limite de lever la patte arrière opposée, on apprécie alors la mobilité du postérieur si on lève un peu trop le pied. Rigolo !

Sa stabilité rassure, la Fiesta ST même dans une situation pareille se laissant dompter sans sourciller. Certains trouveront que la douceur des commandes limite un peu les sensations, mais on peut surtout bien profiter des qualités de la voiture sans se battre exagérément avec elle. Sur les petites routes autour du circuit, on garde une marge, et finalement on fait surtout redescendre l’adrénaline afin de ne pas se laisser emporter par notre enthousiasme. On note surtout le bon compromis confort / dynamisme, clairement l’un des meilleurs du segment.

Au volant de la première Focus RS

Avant de repartir, Ford nous propose de prendre le volant d’une compacte pas comme les autres. La première génération de Focus RS, sortie au début des années 2000. A l’époque, cette déclinaison sportive rendait hommage au modèle WRC piloté par l’illustre Colin McRae. Cet exemplaire, spécialement prêté par le musée du siège européen, s’avère être dans un état remarquable dehors comme dedans. Ses cotes, finalement comparables à la Fiesta ST pourtant du segment inférieur, nous rappellent la façon dont les voitures ont grandi en 15 ans.

Clairement, la Focus joue plus la carte de la sportivité, que de l’élégance. Ses roues semblent empruntées à celle d’une voiture de course, et elle recèle de détails relatifs à la compétition. Cela se remarque encore plus à bord avec les jolis sièges Sparco, le levier de vitesses ou la poignée de frein à main « tuning » mais tellement cool.  Comment on démarre ? On met le contact comme dans une Focus de l’époque, puis on vient presser le bouton vert flashy sur le placage carbone entre les deux sièges. On adore !

L’effet turbo…

Le 4 cylindres 2.0 suralimenté de 215 chevaux s’anime avec un petit bruit ronflant caractéristique. On enclenche la première. Toutefois, on doute quelques instants de son verrouillage… mais dans ces voitures « récemment » anciennes si l’on peut dire, le point de patinage se situe parfois assez haut. En regardant le compteur, je peux voir sur la gauche la jauge du turbo Garrett graduée jusqu’à 1,5 bar. Notre Fiesta nous paraissait plus coupleuse, ce qui est le cas dans les bas régimes. Je le fais remarquer à ma copilote. À peine ma phrase finie, on dépasse les 2 500 tr/min…

Je viens de passer les portes invisibles de l’enfer… le turbo fait alors son travail et le moteur nous tire vers l’avant jusqu’à plus de 6 000 tr/min. La sensation aussi inattendue que franche, nous estomaque. Nous n’étions tout simplement pas prêts. Quel caractère ! Si les temps de réponse des turbos d’aujourd’hui n’existent plus, cette Focus RS nous réconcilie avec ! En outre, on s’attendait à un chassis au compromis un peu dépassé.  Certes, sa rigidité pénalise le confort, mais cela nous apparait bien plus acceptable que certaines compactes d’aujourd’hui trop radicales en amortissement.

Performances identiques, agrément différent

Sa stabilité détonne, ses relances nous donnent une banane synonyme de plaisir intense. L’assistance au freinage semblait ne pas appartenir au vocabulaire de l’époque… Elle freine, mais il ne faut pas hésiter à mettre de la puissance dans la pédale. On regrettera une direction un peu flottante et trop assistée. Il faut dire que les progrès en la matière nous ont mal habitués. Cette virée au volant d’un modèle iconique de Ford, nous a permis de mesurer ce qu’on a perdu (un peu de caractère), mais aussi ce que l’on n’avait pas (la facilité de conduite).

La citadine Fiesta ST a des performances quasiment identiques sur certaines données, à cette compacte sportive Ford vieille de 15 ans. Mais les façons de les atteindre sont radicalement différentes. On conduit vite avec assurance la dernière venue, et surtout on peut vivre avec tous les jours sans aucun problème. Mais prendre le volant de la Focus RS fut un plaisir qu’on se verrait bien renouveler quelques weekends par an…

 

 

 

 

 

 

Poster un Commentaire

11 Commentaires sur "Essai Ford Fiesta ST 2018 sur circuit + Surprise…"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
SGL
Invité

Très bonne voiture… pourtant basée sur une plateforme déjà ancienne (comme la 208) mais comme le bon vin il se bonifie avec l’âge.

Fred21
Invité

@SGL : avec tous tes les moins que tu te récoltes, heureusement que tu ne passes pas le bac sur le blogauto 🙂

SGL
Invité

Bah oui… je vois ça… j’ai mes fanboys 😀
Mais dans les deux cas, cela me conforte… le plus ; ça veut dire que l’on est a priori d’accord, les moins sans arguments, c’est m’est destiné sans pouvoir dire le contraire.

ART
Invité

Tu l’as essayé SGL ?

SGL
Invité

Pas ce dernier modèle, l’ancien est déjà bon, le nouveau, pratiquement tous les essais sont élogieux, ça sera le diable que ça fera une mauvaise voiture.
Leurs maîtres étalons sont des Peugeot pour les essais de mise au point, forcement ça aide à faire bien 😉

aurel77
Invité

C’était mieux avant… phrase bien connu.
On en reparlera d’ici 20 ans quand les véhicule thermique auront disparu…

lelillois
Invité

Orthographe et syntaxe sont aux abonnés absents depuis bien avant les « thermiques » pov’ ‘geek’

Andy
Invité

avez-vous donné un véhicule spécial car tous les Fiesta ST ont un 3 cylindres de 1,5 l turbo de 200 ch. Sinon, vous devriez obtenir un nouvel emploi

Thibaut Emme
Admin

@Andy : cette partie concerne la première Focus RS : « Au volant de la première Focus RS »
Et elle, a bien un 4 litres turbo de 215 chevaux..voilà.

Heathcliff
Invité

« Le 4 cylindres 2.0 suralimenté de 215 chevaux ». Ca désigne la Focus RS d’il y a 15 ans.

klinghofer
Invité

210 km/h à l’entame de Signes !! franchement enorme respect ! c’est exactement la vitesse que l’on a pris avec notre RCZ racing cup lors d’une course de TTE au HTTT 😉

wpDiscuz