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Festival de cames : Plymouth Fury, la voiture de gangster (Le cercle rouge – 1970)

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Toujours rares sur nos routes, les voitures américaines ont en revanche été très prisées par le cinéma français des années 60 et 70. Avec bien souvent une image typique de voiture de gangster, comme la Plymouth Fury d’Alain Delon dans Le Cercle Rouge de Jean-Pierre Melville en 1970.  

Grand polar des années 70, Le Cercle Rouge met en scène Alain Delon, et Bourvil, dont ce sera l’avant-dernier film. Alain Delon y joue Corey, un braqueur tout juste libéré de la prison des Beaumettes à Marseille. A sa sortie de prison, après une visite à Rico, ex-comparse, et une bagarre dans une salle de billard, Corey achète une voiture. Une berline Plymouth Fury de 1966, noire. Dans le contexte du film, elle est une sorte de caricature de la voiture de gangster, bien peu discrète pour un ex-taulard qui prépare un nouveau casse… D’ailleurs, tous les « méchants » du film roulent en américaine : Chevrolet Impala 1965 pour les deux tueurs envoyés par Rico, Mercury Colony Park pour Jansen (Yves Montand). En matière d’américaines, on aperçoit également dans les séquences une Ford Mustang, une Plymouth Valiant, une Pontiac Firebird et une Dodge Dart.

L’exemplaire qui a été utilisé lors du tournage du film était la voiture personnelle du réalisateur Jean-Pierre Melville. Alain Delon sera à nouveau à son volant en 1972 dans Un Flic, dernier film de Melville.

De Fury à Grand Fury

La marque Plymouth, fondée en 1928, a disparu en 2001. Elle occupait le segment d’entrée de gamme du groupe Chrysler en dessous de Dodge et Chrysler. A l’origine version de la Plymouth Belvedere, la Fury devient un modèle à part entière en 1959. La Plymouth Fury vivra jusqu’en 1979, avant d’être remplacée par la Gran Fury, dont le dernier exemplaire a été assemblé en décembre 1988.

Plymouth Fury 1966

Le modèle 1966 du film Le Cercle Rouge est donc la quatrième génération de Fury, vendue de 1965 à 1968. Elle est alors la plus grande des Plymouth. Dans le segment full-size, elle s’oppose aux Chevrolet Impala ou Ford Galaxie. Elle se caractérise par ses double phares à la verticale à l’avant, et le modèle 1966 est identifié par la calandre séparée en deux. On remarque dans le film qu’il s’agit d’une Fury III. La gamme est alors organisée en Fury I, Fury II, et Fury III. En 1967, la Fury sera restylée avec une face avant plus verticale, et surtout un pli faisant ressortir les ailes vers l’avant et l’arrière, donnant l’impression de phares plus enfoncés, et une allure plus agressive.

Selon les modèles, cette Plymouth Fury proposait un 6 cylindres en ligne 3.9 ou des V8 5.2, 6.3, 7.0 ou 7.2. Elle était disponible en carrosserie coupé 2 portes avec ou sans montant central, cabriolet 2 portes, berline 4 portes avec ou sans montant central (celle du film), et break avec montant central. Une version haut de gamme VIP (Very Important Plymouth) venait s’ajouter pour rivaliser avec les Chevrolet Caprice et Ford LTD).

Christine

Bien entendu, avec une telle carrière, la Plymouth Fury, ou même Grand Fury, a joué de nombreux rôles au Cinéma : Dans la Chaleur de la Nuit, Mississippi Burning… Sans compter les innombrables voitures de police de divers films ou séries des années 70 ou 80… Les dernières générations sont en effet l’archétype de la voiture de détective ou de patrouille durant cette période. Mais son plus grand rôle, le rôle titre, est celui de Christine (livre et film). Une Plymouth Fury rouge, ou Belvedere Fury puisqu’il s’agit d’un modèle 1958…

Illustrations : Plymouth / Captures du film

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8 Commentaires sur "Festival de cames : Plymouth Fury, la voiture de gangster (Le cercle rouge – 1970)"

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panama
Invité

Hummm une petite Fury 66 en hard top.
Certes ce n’est pas la plus désirable de la lignée mais… il peut y avoir de la cavalerie sous le capot (ou pas, suivant les options cochées).
Grâce à Stephen King la Fury 58 est un must-have aux US et sa cote s’est envolée.
D’ailleurs les cotes des américaines d’après guerre est en train de s’envoler doucement mais sûrement.

Phil-FR
Invité

C’était quand même un peu le degré 0 de l’originalité stylistique ces grandes Plymouth, un peu l’équivalent des R12 et 304 contemporaines.

Big-J
Invité
Thomas
Invité

Christine, superbe film fantastique inspiré par Stephen King 😀

Béret vert
Invité

Le coffre était pratique pour y mettre des cadavres.

zeboss
Invité

seul intérêt de ces paquebots à l’habitacle de r16…

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