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Debrief F1: Belgique 2018: La fusée Vettel au bout de Kemmel

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Pour la Formule 1, fini les vacances. Malgré une trêve riche en rebondissements, on attendait impatiemment la deuxième partie de saison. La suite de la bataille opposant Hamilton et Vettel pour savoir qui sera le premier à compter ses titres jusque cinq. Alors quel fut le pilote qui glissa le plus vite sur le toboggan des Ardennes ? En résumé, les rebondissements furent laissés de coté dans une course avec bien peu de suspens.

Vettel, trop facile, détendu comme dans un spa

C’est une victoire sans conteste pour l’allemand de la Scuderia. Une prise de pouvoir dans la ligne droite de Kemmel pour ne plus la lâcher d’ici la fin de la course. C’est une certitude, Ferrari possède aujourd’hui le moteur référence. La seconde partie de la course était une quasi formalité, il a eu le temps de commander tout un panel de soins, massages. Normal me direz vous, nous nous trouvions à Spa.

Mercedes en retrait, mais augmente son avance au championnat constructeur

Malgré une pole flamboyante sous la pluie, Hamilton ne fut pas en mesure de rivaliser avec le Rouge ce weekend. Un undercut qui n’a pas fonctionné, mais Hamilton a sagement compris que c’était une course ou il fallait prendre des points. Comme quoi c’est plus dur sans Bottas pour le couvrir.

Pour Bottas, son départ depuis la fin de la grille ne l’a pas aidé. Une belle remontée jusqu’en quatrième position, une course solide. Petit bémol, un weekend avec deux erreurs. L’une en essai ou il a décidé que Vandoorne n’avait aucun droit de le dépasser, une au départ ou il percute Sirotkin. La pénalité n’a pas changé le résultat mais on attend plus de solidité. Serait-ce la conséquence de la révélation de son rôle chez Mercedes?

Un podium complété par Red Bull

La dernière marche sur la boîte. Elle est pour le quasi-local du weekend. Un beau podium, malgré un rythme en deçà des deux autres top teams. Un joli dépassement sur Ocon. On sentait tout son ennui, lorsqu’il posa les questions à son team sur la possibilité d’une averse qui n’est jamais arrivé. Néanmoins , cela suffit à contenter la marée orange présente pour soutenir son champion.

L’élément majeur de la course (et un des rares), le premier virage.

L’épingle de la source est toujours un virage particulier, elle nous offre son lot d’actions lors des départs. Ce fut le cas ce dimanche. Hulkenberg ayant décidé de freiner au panneau trop tard pour un « remake » de Spa 2012. L’élément commun à ces deux accrochages, Mister Alonso. Sa « dernière » à Spa ne dura qu’un virage. Percuté à l’arrière par la Renault, ce dernier a décollé sur Lerclerc, embarquant l’aileron arrière de Ricciardo. Un strike qui aurait rapporté un joli score, mais, dans un autre discipline.

Le halo a rempli son office

On l’a décrié, trouvé moche (à raison, même si on s’habitue) mais après quelques exemples dans les formules de promotion. On a la preuve qu’un tel dispositif est vraiment utile. Leclerc a vu Alonso passer au dessus comme si de rien n’était. Mais les dégâts sur le halo de la Sauber sont conséquents. Heureusement, nous n’aurons pas à imaginer quel aurait été le résultat sans.

Les victimes collatérales du strike vert

Commençons par le « king of spa ». La chance l’a laissé de coté ce weekend, un problème en qualifications l’empêche de tenter un dernier run et de jouer la pole. Sa course se termine au premier virage. Le DRS ouvert laissait présager un abandon certain.

Pour Daniel alias « big smile », les commentaires concernant sa course seront les mêmes que pour le finlandais. Je reste impressionné par le travail mené par Red Bull pour changer l’aileron arrière. Avec un tour de retard, la préservation de la mécanique a été plus forte que l’envie de finir la course.

Quel début pour Racing Point Force India !

On a gardé la même équipe, le même rose malabar. On a par contre enlevé tous les points cumulés par l’ancienne dénomination. Mais, les voilà réalisant leur meilleur résultat d’ensemble de l’année. Perez, solide comme a son habitude. Ocon, impressionnant en qualif, est légèrement rangé dans le rang en course, sa presque tentative de prendre la tête au premier tour en aura fait frisonner plus d’un. Mais Perez fut au dessus. La pression du baquet l’an prochain? Il est quand même adoubé par les deux protagonistes à la couronne 2018.

Avantage Haas face à Renault.

Pendant que Haas signe une belle double arrivée dans les points, reprenant dix points à Renault qui a connu un zéro pointé. Sainz  fut le seul à défendre les chances françaises. Mais le rythme n’était pas là. Difficile de comprendre la volonté de Renault à utiliser les mediums en course. Ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent la gomme la plus dure en course.

Qui a profité de l’hécatombe pour marquer des points

Ericsson n’a pas laissé passé sa chance et inscrit le point de la dixième place. Mention spéciale à sa bataille avec Hartley, qui fut le seul petit frisson de cette mi-course. Si Leclerc ne put être là, le suédois a su rapporter une unité dans la besace Sauber.

Le néo Red Bull Pierre Gasly en a aussi profité dans sa Toro Rosso, une course très calme pour ce dernier. Il aura une nouvelle fois dominé son champion d’endurance d’équipier.

Les mauvais points

McLaren et Vandoorne ont connu un weekend calvaire. Dernier au départ, dernier l’arrivé. Rien ne va, McLaren ne progresse plus. Même Alonso galère, c’est dire. Ou est passé l’équipe avec le meilleur châssis?

Pour Williams, il semble y avoir du mieux, mais ça ne fait pas de points. Malgré les abandons, c’est loin des points, ce qui est inquiétant. Sirotkin semble un peu mieux, je l’exclurais en partie de ce mauvais point. Stroll, lui fut dominé par son équipier, ne compte pas seulement sur papa garçon ! Tu as du potentiel, exploite le !

Pour conclure…

Une course ou la majorité des pilotes se trouvait à une distance respectable de son adversaire. Aucun suspense pour la victoire, ni pour le podium. Une action en piste très limitée. Seul l’accrochage du premier tour a apporté du piment…

Peu de jours à attendre pour la prochaine course. Espérons vibrer devant la manche italienne et la « bellissima » piste de Monza.

Illustration : M. Dautremont

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2 Commentaires sur "Debrief F1: Belgique 2018: La fusée Vettel au bout de Kemmel"

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salociN
Invité

« Vettel, trop facile, détendu comme dans un spa »

> Spa drôle ? Trop facile !

😉

(ce post peut aussi servir de collecte à pouces rouges, à des fins de recyclage).

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