Accueil F1 Debrief F1 Angleterre 2018: Vettel maître de la pierre d’argent

Debrief F1 Angleterre 2018: Vettel maître de la pierre d’argent

648
10
PARTAGER

La fin de cette intense série de trois courses en trois semaines nous a emmené en terre britannique, sur les terres ou Hamilton règne sans partage depuis quatre ans. D’ailleurs les prémisses du samedi nous ont montré une monoplace argentée traversant tel une flèche le circuit de Silverstone. Que nous a offert cette course? Des rebondissements, des dépassements en pagaille et des incertitudes jusqu’au bout. Bref une course comme on les aime. Hamilton continuera-t-il de dominer sa course à domicile afin de reprendre la tête du championnat. Quid de la bataille du milieu de tableau?

L’élément d’incertitude de la course, la voiture de sécurité

Ce fut très clairement le premier facteur d’incertitude lors de cette course. Bien aidé, certes par les circonstances venues du milieu de peloton qui l’ont obligé à se montrer. Deux venues successives qui ont grandement rebattues les cartes et pousser les équipes à faire certains choix, payant ou non, en tout cas ces derniers ont changé le résultat final.

Vettel niveau 51, grand maître de la pierre d’argent.

C’est la première info de ce weekend, Vettel, grâce à un départ canon, a pris la tête au premier virage. Une course qui sembla tout en maitrise, même si ce dernier a dû s’employer dans les derniers tours pour passer un Bottas en pneus usés suite à l’interruption de la course sous safety car. Une bien jolie manoeuvre pour une belle victoire et « enfin » stopper la folle série de victoires Mercedes. En rejoignant statistiquement le niveau du Professeur, il accentue légèrement son avance au championnat.

Le spin non prémédité d’Hamilton et sa superbe remontée

Le pilote britannique a connu une course pleine de rebondissements. L’adhésif sur ces pneumatiques ne lui a pas permis de décoller de son emplacement de la meilleure des manières. Mais cela, ce n’était qu’un amuse-bouche, repartir à la dix-huitième place après trois virages en subissant la foudre rouge finlandaise n’était définitivement pas le début idéal.

Par contre, pour nous, spectateurs avisés de la course, nous avons eu le droit à une remontée dingue, dépassant un par un les pilotes sur sa route tel Choupette lors d’une de ses remontées folles. Petit bémol, le manque de résistance des pilotes face à la vélocité couplée au DRS de la Mercedes. Cela semblait trop facile. Néanmoins, c’est un podium, une deuxième place et énormément de points « sauvés » dans cette histoire. Et ce premier relais très impressionnant en soft, plus rapide que tout le monde, une capacité à mener son train 25 tours à un rythme très, mais très élevé. Total respect.

La foudre rouge finlandaise frappe, serait ce volontaire?

Raïkkönen a mis tous les ingrédients de son côté pour ne pas gagner cette course. Certes  Vettel était devant, mais le rythme affiché par « Bwoahice Man » était intéressant, très élevé. Le choc avec Hamilton et son recul derrière les Red Bull (mon dieu ce dépassement sur Ricciardo dans Copse…) ainsi que la pénalité reçue l’ont obligé à mener une course totalement différente, très agressive. Malgré ces péripéties, il ajoute un nouveau podium dans sa besace.

Revenons quelques instants sur l’accident du premier tour. Est-il fautif ? Oui, d’ailleurs il le reconnait lui même sans ambiguïté. Le sous-entendu fait par la suite par Mercedes rentre très clairement dans cette optique de combat psychologique. Cela sera-t-il suffisant pour stopper toute tentative de dépassements adverses (principalement Ferrari), nous verrons… mais j’en doute.

Bottas sacrifié pour Hamilton ?

Jean Jacques Rousseau disait : »  L’adversité sans doute est un grand maître, mais ce maître fait payer cher ses leçons et souvent le profit que l’on en retire ne vaut pas le prix qu’elles ont couté ». Ce serait aussi un beau résumé de la saison de Bottas et lui attend encore le profit. Une nouvelle fois, la deuxième place lui semblait promise, il était potentiellement une menace pour Vettel, mais le fait de le maintenir en piste (un choix vraiment peu judicieux) lors de la première sortie de la voiture de sécurité a ruiné toutes ses chances de victoire. Était-ce la meilleure façon de permettre à Hamilton de rester au contact des pilotes devant et de lui faciliter la défense face à des pilotes en pneus neufs derrière lui (Red Bull + Räikkönen) grâce au DRS? Difficile à dire, mais en tout cas, la fin de course fut éprouvante pour lui et il dut résister à Ricciardo pour rester au pied du podium pendant que son équipier sauvait de gros points.

Red Bull hors du coup et malchanceux

Red Bull l’avait annoncé dès le début du weekend, ce circuit n’est pas fait pour leur monoplace et l’équipe avait vu juste. L’empattement plus court ne les favorise absolument pas sur un tracé comme celui-là (arrêtez de vous plaindre du moteur sérieux, c’en est lassant) ou les longues courbes rapides conviennent bien mieux aux monoplaces à empattement plus long comme Mercedes ou Ferrari.

Néanmoins la chance ne fut pas au rendez vous. Verstappen abandonne sur problème mécanique, et la stratégie de Ricciardo est tombée à l’eau lorsque la voiture de sécurité est sortie. Après l’euphorie du weekend dernier, c’est tout tristounet qu’ils repartent de Grande Bretagne.

Le milieu du tableau, qui fut « meilleur des autres »? Quid de la bataille du quatrième rang constructeur?

C’est un habitué, Hulkenberg ou le grand monstre vert qui prend ce titre honorifique. Il a réussi à jouer les durs en portant les gommes du même nom, une stratégie différente qui en partant hors du top 10 lui a permis de ramener des gros points et de conforter la place de Renault au championnat.

Ocon premier français, ramène encore des points précieux, il ne réalise pas encore de coups d’éclat comme Perez (podium à Baku), mais sur les quatre dernières courses terminées par les deux pilotes, Ocon est devant quatre fois (quatre fois dans les points), le voilà enfin devant son équipier au championnat. Perez lui s’est plaint de la manoeuvre de Gasly, qui malgré un léger contact me semblait propre et valable (excès de chauvinisme peut être), bref le mexicain récupère sur tapis vert le dernier point attribué.

Alonso, lui aussi est dans les points (P8), il aura fini juste devant son meilleur ami Magnussen (P9). Vu leur entente pleine de complicité lors de cette course, il me tarde de voir les photos Instagram de leurs vacances ensemble. Ces quatre points n’empêche pas Force India de repasser devant Mclaren. Pour Haas, c’est encore des gros points de perdu alors que leur voiture semblait encore au-dessus ce weekend.

Au final c’est Renault qui réalise la meilleure opération.

Qui n’a pas fini la course?

Hormis Verstappen dont nous avons parlé, une certaine hécatombe s’est produite lors de cette course. Petite revue.

Dans la catégorie « oups j’ai perdu le contrôle de ma monoplace », Ericsson nous a offert une sortie de route pleine de spontanéité (heureusement sans gravité), il fut le premier surpris. Dommage alors qu’il pouvait jouer les points.

Dans la catégorie, « l’accident n’est pas de ma faute, c’est lui! », Bravo à Sainz et Grosjean. Personnellement je rangerais cela sur le compte de l’accident de course, oui Sainz ferme un peu la porte, oui Grosjean perd un peu le train avant. Les deux étaient à fond dans Copse et ne voulaient pas perdre cette bataille. Finalement ils l’ont perdue tous les deux dans les graviers.

Passons à la catégorie « je sais pas ce qui ne marche pas », pour Leclerc, il ne finit pas la course, on ne sait pourquoi, mais qu’est ce qu’il continue à être bon, nouvelle Q3 en qualifications, un rythme pour menacer Renault lors du premier relais. C’est triste, il pouvait faire une très grosse performance.

La dernière catégorie « quelle bricole va-t-il m’arriver? » elle est pour Hartley. La suspension qui casse en ligne droite, les problèmes mécaniques à répétition. Le concept de chance doit lui être totalement inconnu à ce garçon, il aura juste fait un tout petit tour puis le voilà au garage. J’espère que la spirale négative s’arrêtera pour lui.

Les mauvais points

Williams, encore les deux dernières places (hors pénalité de Gasly), des pilotes en tête à queue en qualifications, aucun rythme en course, Stroll semble au dessus de son équipier mais c’est globalement insuffisant pour jouer les points à la régulière. Ne noyez pas votre désespoir dans le Martini, trouvez de quoi rendre cette monoplace plus vivable.

Vandoorne aurait rencontré de gros problèmes sur sa monoplace, néanmoins ce dernier n’a plus marqué de points depuis six courses et la comparaison avec Alonso (aussi bon soit-il) fait tâche pour la promesse qu’il est.

Ce devrait être suffisant pour aujourd’hui, venez me donner tort en commentaire, avec un poil de mauvaise foi cela va sans dire. Comme le disait Churchill « Si deux hommes ont toujours la même opinion l’un d’eux est de trop », donc allez-y. La FIA et Liberty Media nous offre le prochain weekend, rendez vous dans 2 semaines pour le grand prix d’Allemagne, Hamilton se vengera-t-il en territoire « Vettelien »?

Poster un Commentaire

10 Commentaires sur "Debrief F1 Angleterre 2018: Vettel maître de la pierre d’argent"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Verth.
Invité

« il m’attarde de voir les photos Instagram de leurs vacances ensemble » ! ! ! …

Ce ne serait pas plutôt : il me tarde ?

Allons, ne nous attardons pas ! 🙂

Mathieu
Invité

Magnussen on en parle ? Alonso a bien résumé, its not racing !!
Ericson a tenté le drs ouvert au virage 1 #grosjeanstyle ça passe pas…
Etant fan de williams F1 mes prières vont vers eux 🙂
Très costaud Hamilton, Vettel royal, vivement l’Allemagne !! D’ailleurs ce sera hockenheim ou nurburgring ???

wpDiscuz