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Debrief F1: Allemagne 2018: La victoire des ordres radio

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C’est par ce titre un brin provocateur que je vous invite à lire ce debrief F1 du grand prix d’Allemagne à Hockenheim. Comme la majorité d’entre vous, je me demandais si Hamilton serait capable de prendre sa revanche lors de la course à domicile pour Mercedes mais surtout sur les terres de son plus féroce concurrent à la couronne mondiale en la personne de Vettel. Revenons à ce titre, pourquoi? J’ai le malaise qu’une partie de ma course en tant que spectateur a été gâché alors que tout semblait réuni pour avoir un dénouement passionnant et incertain.

Les ordres radio ont eu raison du suspens.

Pour cela je ne ferai pas de jaloux, je parlerai à la fois de l’ordre Ferrari mais aussi de celui de Mercedes.

Commençons par l’ordre « perdant », celui formulé par les rouges. Oui, Vettel fut impérial en qualifications, oui la stratégie agressive de Raïkkönen lui a permis de prendre la tête, Oui, Vettel avait des pneus plus frais. Mais ce dernier était incapable de descendre sur une longue période en dessous de la seconde de son équipier. Je veux bien que l’équipier évite une défense trop rugueuse vis à vis de son équipier lors d’une attaque mais de là à s’arrêter… Je soulignerai aussi le ridicule de cette situation ou Ferrari use un langage codé que Raïkkönen ne pouvait (ou ne voulait?) comprendre. Pour la suite, certains crieront au karma (Alonso probablement) puisque l’erreur de Vettel à vouloir creuser tant l’écart lui a coûté sa course. Il devait voir rouge (ou être rouge de honte c’est selon).

Revenons à la victorieuse firme grise. Bottas se retrouve encore une fois dans l’impossibilité de pouvoir jouer la victoire d’ou sa grise mine. Quand ce n’est pas le manque de chance, c’est son stand qui l’empêche au moins d’essayer. Oui c’est vrai peut être qu’il n’aurait pas réussi, mais les éléments étaient tous réunis pour que l’on puisse avoir une fin à suspense. Finalement, il n’en fut rien, les quatre premières places n’ont pas bougé et nous avons eu le droit à une procession. Si on se place du coté du garage Mercedes, il semble plein de bon sens de signer un doublé à domicile, mais le plaisir un brin égoïste du spectateur avisé n’est pas de cet avis. Il veut du spectacle, ou voir son pilote favori gagner.

Je laisserai aux courageux le soin de débattre sur la sanction infligée à Hamilton pour avoir avorté son entrée au stand en coupant le virage. Mais c’est une chose à laquelle il fallait apporter une réponse en course, après ce fut trop tard (qu’il y ait ou non sanction)

La remontée d’Hamilton, Vettel dans le mur

Les points précédents nous font presque oublier la course des plus impressionnantes d’Hamilton. Très, très fort. Le fait de le voir gagner en ayant à se battre réellement pour la victoire aurait ajouté encore plus de saveur à sa victoire. Certains souligneront un degré de chance « inversement proportionnel » à celui de Bottas, avec l’intervention de la voiture de sécurité. Mais je l’affirme, avec ou sans SC, il fallait compter sur lui pour la victoire.

Pour Vettel, il avait la course en main, pourquoi vouloir en faire trop? Il cherchait à creuser trop vite l’écart. Il a payé le prix fort. La perte de la course et surtout le retard concédé à Hamilton au championnat.

Red Bull anonyme

Une course bien difficile, Ricciardo devant partir de loin. Son choix des plus osés de partir en Medium ne semblait pas le meilleur. La difficulté qu’il a rencontré à dépasser certains pilotes du milieu de peloton. Un nouvel abandon, il reste à comprendre le pourquoi de ce manque de fiabilité (par pitié, je voudrais éviter uniquement Renault comme réponse)

Pour Verstappen, on voit qu’il a essayé, mais que la voiture ne pouvait suivre. Il suffit de se concentrer sur ses premiers tours, très agressifs à chercher le dépassement sur Raïkkönen . Sa tentative en Inter fut un échec, mais l’avance sur son plus proche concurrent direct était telle que la tentative n’avait qu’un risque très limité.

Des lendemains qui chantent sont espérés en Hongrie, grâce à leur empattement court.

Des paris perdus, mais vraiment perdus

La pluie faisant son apparition sur le devant de la scène, ne recouvrant qu’une portion du circuit. Certains se sont lancés dans le pari fou de gommes pluie. Il y a le plus fou, Gasly qui a osé chausser les Wet (à flanc bleu), son recul dans la hiérarchie fut violent.

Le pari des intermédiaires, Leclerc malgré sa onzième position au moment de son arrêt à tenté « un coup », une belle initiative même si elle fut un échec complet. De même pour le cinquième taureau,  celui venant des Asturies qui a connu un recul sans retour. Ces trois pilotes ont fini loin du peloton.

Quelque part dans le peloton

Hülkeberg, meilleur des autres à la maison, cela conforte la position de son équipe au championnat constructeur.

Grosjean se place juste derrière. Lui aussi, ainsi que Magnussen son équipier ont essayé le pari des pneus intermédiaires mais avec des conséquences moins graves. Avec une jolie remontée sur les dix derniers tours avec plusieurs dépassements à la clé, Grosjean aura peut être calmé les ardeurs à son encontre. Magnussen qui semblait dans une meilleure forme en début de course s’est effondré sur la fin. Une dernière question le concernant. Ne voit-il pas les drapeaux bleus? Selon moi il a clairement poussé Raïkkönen hors de la piste.

Les Force India via leurs pilotes ont montré savoir se jouer des éléments pour signer une belle double arrivée dans les points. Des points qui ne seront plus à prendre par la suite dans cette lutte sans merci pour la quatrième place. De même pour Ericsson, a-t-il dansé sous la pluie? Il est en tout cas passé à travers les gouttes et rapporte encore des points dans la besace Sauber.

Il n’est chance qui ne tourne dit le proverbe, je ne sais pas si cela s’applique à Hartley, mais lorsque la malchance le laisse tranquille, ben il termine dans les points, tout simplement. Personnellement, j’en suis soulagé, en espérant pour lui que cela engrange une dynamique positive.

Les mauvais points

Comme à chaque GP, il y a le lot de mauvais points à distribuer.

Commençons par annoncer le double abandon de Williams, ça semblait un tout petit petit peu mieux niveau performance. Sirotkin a atteint la Q2, bravo. Mais il faut finir la course!!

Sainz a gâché sa course en dépassant une Sauber sous Safety Car, les dix secondes de pénalité l’ont empêché d’être dans la course aux points. Il ne peut que s’en prendre à lui même.

Vandoorne,… depuis plusieurs courses, il est extrêmement loin du niveau lui permettant de terminer dans le top 10 lors de sa première course. Le comparatif avec Alonso (certes, c’est Alonso), le met vraiment à mal.

Pour résumer, une bonne course, pleines de rebondissements, d’incertitudes, mais une fin gâchée par les manœuvres d’équipe.

Nous allons en terminer là pour aujourd’hui. L’attente ne sera pas longue le prochain weekend nous emmènera en Hongrie. Allons nous voir les mêmes niveaux de performance que lors du weekend monégasque? Une bataille à trois pour la victoire?

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5 Commentaires sur "Debrief F1: Allemagne 2018: La victoire des ordres radio"

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ART
Invité

Bel article, et moins de jeux de mots pourris, c’est top !

robert
Invité

Alonso veut sainz depuis le début de la saison ; et vandoorne à des problèmes mécaniques depuis la début de la saison. Cherchez l’erreur. C’est un pilote rapide, champion de formule 2 quand même.

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