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La Californie investit dans l’infrastructure électrique

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Les régulateurs californiens viennent d’approuver jeudi dernier trois plans distincts destinés aux trois plus grands services publics de l’État de Californie, autorisant des dépenses d’infrastructure pour les véhicules électriques pour près de 768 millions de dollars.

Pris globalement, cette initiative constitue le plus grand effort coordonné pour les dépenses d’infrastructure de voitures électriques réalisées par l’État de Californie jusqu’à présent. Les services publics comptent tirer le meilleur parti de l’essor futur de ce secteur, même si la croissance reste lente.

La California Public Utility Commission (PUC) a ainsi été chargée de faciliter la mise en place de plans d’infrastructure pour les trois services publics – Pacific Gas & Electric (PG & E), San Diego Gas & Electric (SDG & E) et Southern California Edison (SCE) – via une loi datant de 2015. 

Selon le San Francisco Chronicle, PG & E dépensera plus de 22 millions de dollars pour l’installation de 230 stations de recharge rapide à courant continu dans l’Etat. PG & E et SCE dépenseront respectivement 236,3 millions de dollars et 342,6 millions de dollars, pour des services d’infrastructure et des aides financières destinées aux camions électriques, autobus et autres véhicules. L’investissement inclut également 1 500 bornes de recharge. SDG & E a de côté investis 136,9 millions de dollars pour accorder des rabais aux 60 000 clients qui installeront des bornes de recharge dans leurs maisons.

Les trois services publics ont également dédié 29,5 millions de dollars afin d’étudier l’efficacité de leurs programmes.

Les services publics entre deux feux

Les services publics ont intérêt à promouvoir les véhicules électriques : la lutte contre les dépenses en carburant du secteur des transports constitue un défi majeur. D’autant plus quand il s’agit d’un Etat éloigné de l’industrie pétrolière et gazière.

Ils ne souhaitent pas toutefois encourager trop rapidement l’adoption des véhicules électriques. Une étude réalisée en janvier par le Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) a en effet démontré qu’un trop grand nombre de voitures électriques dans un quartier donné pouvait mettre à rude épreuve le réseau, conduisant alors effectuer des mises à niveau coûteuses.

Lente percée  des véhicules électrique au niveau mondial

Malgré l’engagement majeur de la Californie, la percée des véhicules électriques s’avère lente. Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié la semaine dernière, trois millions de véhicules électriques permettant d’embarquer des passagers seraient en circulation dans le monde à l’heure actuelle, contre 2 millions il y a un an.
Des chiffres certes encourageants mais quelque peu décevants. Selon l’AIE, des changements de politiques sont nécessaires pour accélérer l’adoption des véhicules électriques.
Les plans des services publics de Californie constituent certes une étape positive, mais le fait que d’autres États suivent l’exemple de la Californie constitue à l’heure actuelle un autre défi. A l’exception de New York et du New Jersey qui ont tous deux approuvé des dépenses similaires destinées aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques, respectivement de 250 millions de dollars et 300 millions de dollars.

L’AIE note qu’il y a actuellement au niveau mondial environ 3 millions de chargeurs pour véhicules électriques chez les particuliers et environ 430 000 chargeurs disponibles pour le grand public.

Sources : Arstechnica, Etat de Californie

Photo : BMW

 

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16 Commentaires sur "La Californie investit dans l’infrastructure électrique"

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Christophe
Invité
Ils sont tous bien mignons à vouloir accélérer l’adoption des véhicules électriques mais dans quel(s) but(s) ? Pour réduire la pollution, le VE n’est efficace en ville qu’à la condition qu’il ne soit pas plus lourd que le VT équivalent (plus de 90 % de la pollution aux particules d’un VT provient de l’usure fonction de la masse du véhicule). Pour réduire les émissions de GES, le VE n’est efficace que si il est utilisé de manière intensive, ce qui va à l’encontre de la réduction de la pollution, celle-ci étant fonction de l’usage. J’ai bien l’impression qu’ils nous emmènent… Lire la suite >>
ART
Invité

Tiens Christophe le retour, ça manquait.. Et rien sur les bolloré car et l’ineptie de la mère Hidalgo ???

Enfin la pollution aux particules, ça dépend surtout de quelle norme Euro on parle !!!

Christophe
Invité

Moi j’irai jusqu’en justice et je demanderai la livraison aux débats des comptes des systèmes de Lyon et de Bordeaux dont la seule « subvention » est une non perception de la taxe d’occupation du domaine public.

ART
Invité

Tu la refais en plus clair ?

KifKif
Invité

Oui cela manquait : je ne partage pas les idées de Christophe mais un avis différent est le plus susceptible de nous apporter des informations nouvelles, surtout quand Christophe se donne la peine de détailler son argumentaire…
Là par exemple, expliquer pourquoi « le VE n’est efficace que si il est utilisé de manière intensive » m’éclairerai

Christophe
Invité

@KifKif
L’essentiel de la production de GES d’un véhicule électrique est lors de sa fabrication.
Compte-tenu de ce constat il est préférable de l’annuler le plus rapidement possible donc en utilisant intensivement le véhicule.
C’est pour cela qu’il est préférable que les véhicules soient en location ou en autopartage et roulent beaucoup mais qui dit usage intensif dit aussi pollution (la pollution est bien le résultat de la pollution intrinsèque (usure dans ce cas) × l’usage).

ema
Invité

Je crois que Thibault à des informations la dessus, qui ne vont pas exactement dans ce sens…

Juste une précision : l’usage intensif de véhicules en autopartage n’augmente ni ne réduit la pollution d’usage (les gens ne se déplacent pas plus) mais réduit la pollution liée à la fabrication.
Sauf si l’autopartage détourne des gens des transports en commun, et dans ce cas augmente l’usage.

Christophe
Invité

@ema
« Je crois que Thibault à des informations la dessus, qui ne vont pas exactement dans ce sens… » et dans quel sens alors et concernant quoi ?
Sur Paris Auto’lib a bien détourné des usagers d’autres modes moins polluants.

Thibaut Emme
Admin
« Sauf si l’autopartage détourne des gens des transports en commun, et dans ce cas augmente l’usage. » Oui, c’est ce que l’on appelle « l’effet rebond ». L’autopartage détourne une partie des gens qui auraient pris un TC sinon. Mais, également une partie des gens qui n’aurait pas fait le trajet. C’est un peu comme avec le covoiturage. On permet à des gens de faire un trajet moins cher, moins polluant en partageant un véhicule. Mais, au final, on atteint un point de rebond où certains trajets n’auraient pas existé sans cela. Des effets rebonds en matière d’économie d’énergie il y en a… Lire la suite >>
Béret vert
Invité
Oui bon, avec ce genre de raisonnement certes logique on pourrait aller jusqu’à dire qu’en supprimant les ceintures de sécurité il y aurait plus de décès donc moins de conducteurs et de pollution au final. C’est aussi logique. On oublie aussi l’impact des coûts sur les comportements. Ca me semble pourtant primordial. Le jour où on cessera de subventionner n’importe quoi, des TC inefficaces (rapport coût-service), ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, les « usages » seront plus rationels et au bout intuitivement je pense qu’il y aurait moins de pollution: dans cet exemple, on déménagerait pour se rapprocher de son travail…… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin

Oui et non.
Le raisonnement, à mon sens, serait plutôt de dire qu’en supprimant les airbags, les structures complexes de crash-box, les renforts dans tous les sens, etc et pourquoi pas les ceintures, les gens feraient plus attention et seraient plus prudents.

« dans cet exemple, on déménagerait pour se rapprocher de son travail » > Sauf que chez nous, cela implique une tension sur les prix et une hausse colossale des loyers ou des prix d’achat.

wizz
Membre
….cela diminuerait aussi le nombre de futurs employés, fera changer le rapport de force entre employeur et employé. Une diminution du nombre de candidats, c’est aussi réduire le nombre des personnels compétents la hausse de l’immobilier aura aussi un impact pour l’entreprise….qui pourrait décider de déménager en banlieue, ou en province le rapport entre offre et demande, ça a toujours été ainsi. Avant la démocratisation de l’automobile (et des camions) et du pétrole pas cher, se loger dans les grandes villes étaient très cher pour des logements de qualité déplorable. Quant au logement pas cher, c’était la campagne…qui subissait l’exode… Lire la suite >>
wizz
Membre
dans les pays où il y a un « minimum d’acquis social » (que les gens ne veulent pas céder), alors par définition, le transport en commun est inefficace dans le sens du rapport cout/service. Il y a une vie après le boulot, tel est l’adage habituel, surtout une vie familiale après le boulot. Tous les enfants sont à l’école à peu près au même moment. La plupart des adultes commencent le travail à peu près au même moment. Tout le monde va dans les même directions au même moment. Idem le soir dans le sens inverse. Puis presque rien entre ces… Lire la suite >>
Christophe
Invité

@wizz
Ce que tu décris pour les TC est aussi valable pour les routes surchargées 4 fois par jour au maxi. et vides le reste du temps.
« De ce fait, il faut d’énormes moyens logistiques et infrastructures pour pouvoir assurer le service aux moments de pointe, ET c’est un investissement qui sera peu utilisé, peu rentabilisé dans la journée. »
Alors quelle est la solution ? Surtout pas de continuer comme actuellement parce que nous courrons à notre auto-destruction.

Christophe
Invité
Et pendant ce temps https://www.lemoniteur.fr/article/lancement-d-une-consultation-internationale-sur-le-devenir-des-autoroutes-du-peripherique-et-des-voi-35565581 «Il faut réinventer la route, la rendre plus intelligente et écologique. Opposer route et transports en commun est dépassé. Nous avons besoin de beaucoup plus de transports en commun, le plus simple est de les faire circuler sur les routes. La vraie difficulté, c’est l’autosolisme (le conducteur seul dans son véhicule)», a déclaré Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Ile-de-France, lors de la présentation de la consultation internationale, le 23 mai. “Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris, en charge notamment de l’urbanisme et du Grand Paris, a pour sa part beaucoup insisté sur… Lire la suite >>
KifKif
Invité

Merci Christophe 🙂

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