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24 heures du Mans 2018 – H+21 : les safety cars dictent leur loi

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Quand la course peut se jouer grâce ou à cause de la présence de safety-car, il est certain que tous les teams managers sont particulièrement tendus lorsqu’un incident de course déclenche la sortie de ceux-ci.

En effet, les conséquences de ces interventions avec trois voitures de sécurité entrant en piste simultanément et fractionnant le cortège des autos encore en course en trois paquets, peuvent être délicates à gérer.

Dès lors, il convient aux stratèges des écuries de rapidement exécuter des simulations intégrant le temps mis à parcourir le circuit, le potentiel restant en carburant, et d’optimiser un ravitaillement en considérant que la consommation au tour, baisse sensiblement à jouer au serpentin sur la piste.

Philippe Sinault semble soucieux quand nous l’interrogeons vers 10h30, ce dimanche matin, alors que la course est placée sous safety-car.

Alors Philippe, c’est vraiment la guerre en LMP2?

 » Oui, c’est une édition difficile, très difficile, c’est un vrai combat. »

Les choses vont se jouer sur quoi à votre avis, les pneus…?

« Non, plus maintenant, mais sur la fiabilité et notre capacité à faire face aux événements qui se présentent à nous, par exemple l’entrée en lice des safety-car et qu’après on est obligé de s’arrêter, parce qu’on a plus d’essence et que l’on perd 1’30 », comme cela vient de nous arriver. »

Will Stevens pilote de la Ligier Panis-Barthez  compétition N°33, alors en seconde position derrière la G-Drive n°26 semblait parfaitement confiant et satisfait de son auto, quand peu de temps après,  celle-ci rentrait au stand pour un problème d’embrayage et dégringolait au classement.

On sentait bien chez Alpine, que l’on voulait garder l’initiative pour éventuellement disputer la première place à la G-Drive N°26, sans permettre à l’IDEC Sport N°48 de venir les empêcher d’affirmer leur légitime prétention.

Paul Lafargue  pour sa seconde participation  aux 24 heures ( 10ème en LMP2 en 2017) semble calme comme un vieux briscard. Du haut de ses 29 ans il répond sereinement à nos questions, tout en surveillant sur les écrans si la N°26 reste bien en troisième position.

Les choses se passent bien, apparemment ?

« Sur le papier ça va mais comme tous ceux qui roulent sur Oreca, on fait attention à nos freins. »

Sérieux ?

« Non rien d’alarmant mais il faut qu’on soit attentifs. »

Et les safety-car?

« Cela ne nous a pas pénalisé. E n fait on est tous dans le même bateau , alors. »

Et la voiture ?

« Elle est nickel, ça marche bien, on n’a pas de problème. On croise les doigts pour que ça se passe comme ça jusqu’à l’arrivée. »

La G-Drive semble intouchable ?

 » Pas forcément imbattable, je pense que nous avons eu un peu moins de chance lors du premier safety-car. Par contre, chapeau à eux pour leur stratégie et à nous de ramer derrière. »

Il leur faudra d’autant plus ramer qu’un souci d’embrayage  les contraignait à passer par le stand et à dégringoler au classement.

Bien évidemment si nous concentrons nos observations sur la catégorie LMP2 et que nous surveillons de très près les GTE, où Porsche semble pouvoir imposer sa loi, c’est qu’en LMP1, malgré tous les efforts du speaker pour valoriser les performances d’un Alonso super star et des Toyota en général, contre les vaillantes Rebellion rejetées à 12 tours, la messe est dite. Heureusement pour le spectacle, la guerre déclarée entre Ford et Porsche enthousiasme les puristes.

Sans aller à l’église de nombreux VIP, visiteurs, invités se retrouvent pour visiter avec un guide le paddock, les stands au point qu’il est difficile pour la Presse de pouvoir accéder aux boxes encombrés. Chaque constructeur, tout comme l’ACO ayant lancé une vraie campagne  pour valoriser la course, on ne se contente plus des loges au-dessus des stands toujours très prisées mais le business est roi. Suivez le guide!

Classements par catégorie après 21h

LMP1
1 8 Toyota 336 tours
2 7 Toyota 336 tours
3 3 Rebellion 324 tours
LMP2
1 26 G-Drive 320 tours
2 36 Signatech Alpine 317 tours
3 39 Graf SO24 316 tours
GTE-PRO
1 92 Porsche 298 tours
2 91 Porsche 298 tours
3 68 Ford 298 tours
GTE-AM
1 77 Dempsey-Proton 290 tours
2 85 Keating Motorsports 290 tours
3 57 Spirit of Race 290 tours

A. Monnot, illustration : T.Emme/A.Monnot/Leblogauto.com

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5 Commentaires sur "24 heures du Mans 2018 – H+21 : les safety cars dictent leur loi"

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Thibaut Emme
Admin

Il reigne une petite tension chez Toyota. On vient de voir Buemi soucieux. Se pourrait-il que la 8 arrive a la fin de son quota de pneus ? Ou soit géné par un arrêt supplémentaire en toute fin de course ?
En tout cas la consigne est visiblement « d’assurer ».

2 très longues heures commencent…

Invité

Je pense que Nakajima doit pas être sereins au vu de 2016

gigi4lm
Invité

Après le coup de l’oubli de l’arrêt à la pompe de la 7, la 8 a un peu de marge

gigi4lm
Invité

Les safety cars qui dictent leur loi c’est pas nouveau.
Heureusement les slow zone limitent leurs sotties

Seb
Invité

Enfin une belle victoire de Toyota je suis content pour eux ! 👍 Vachement déçu de la prestation de la BMW série 8 par contre …

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