Accueil BMW Essai BMW M140i : futur collector ?

Essai BMW M140i : futur collector ?

4510
17
PARTAGER
Essai BMW M140i (2018)

La BMW M140i cumule des spécificités qui disparaitront sans doute avec la prochaine génération de Série 1 : une architecture de propulsion, un six cylindres en ligne et une carrosserie à trois portes. Et comme elle a bénéficié d’une mise à jour récente, nous n’avons pas résisté à vous en proposer l’essai avant qu’elle ne disparaisse.

Dans la catégorie des compactes premiums, la BMW Série 1 apparue en 2011 apparaît comme l’une des plus anciennes. La nouvelle Mercedes Classe A vient d’être présentée au Salon de Genève et l’Audi A3 apparue en 2012 a bénéficié d’un gros facelift en 2016. Pendant ce temps-là, la compacte de BMW n’est pas restée les bras croisés pour autant. Elle a d’abord bénéficié d’un facelift en 2015 avec une modification de son dessin extérieur. Ensuite, de nouveaux moteurs sont apparus en 2016 dont cette évolution M140i sur laquelle nous allons revenir. Enfin, en été 2017, c’est le tableau de bord et le système d’info-divertissement qui ont été revus afin de maintenir la Série 1 à jour.

Six en ligne

Entrons dans le vif du sujet en découvrant le moteur qui anime cette M140i. Alors qu’Audi et Mercedes ont recours à un quatre cylindres pour leurs S3 et A45 AMG (voire un cinq cylindres pour la RS3), on retrouve ici un six cylindres en ligne turbo de 3 litres de cylindrées. Développant originellement 326 chevaux dans la M135i, il a gagné 14 chevaux en devenant M140i en 2016. Il développe donc 340 chevaux à 5.500 t/min pour un couple de 500 Nm disponible dans une large plage de régime de 1.520 à 4.500 Nm. Des caractéristiques qui lui permettent d’abattre le 0 à 100 km/h en 4,8 secondes avec la boite manuelle à six rapports (boite qui pourrait aussi disparaître avec la prochaine génération). La boite automatique à 8 rapports optionnelle permet de gagner 2 dixièmes sur cet exercice et la transmission intégrale permet encore d’abaisser ce chrono de 2 dixièmes supplémentaires. Oui, on se rapproche des temps d’une BMW M2 qui ne garde l’avantage que pour un petit dixième de seconde.

Carrosserie

Évidemment par rapport à la plus radicale M2, la M140i a l’avantage d’être proposée en trois ou cinq portes. Contrairement à certaines rivales, elle conserve en plus un style discret malgré sa puissance. C’est la déclinaison trois portes qu’il nous a été donné d’essayer (modèle 5 portes sur les photos). Une carrosserie que certains jugent plus dynamique, mais qui s’avère être en perte de vitesse et que de nombreux constructeurs ont tendance à ne plus proposer. C’est d’ailleurs le cas de ses concurrentes Audi et Mercedes. Et, à l’usage, il est évident qu’une carrosserie cinq portes est nettement plus pratique. Notamment pour le transport d’enfants comme nous avons pu l’expérimenter.

Depuis ses dernières améliorations à l’été passé, la BMW Série 1 propose un système d’info-divertissement revu qui peut maintenant se contrôler par un écran tactile en plus de l’iDrive et des commandes vocales. La connectivité reste poussée mais l’Audi A3 a pour elle son cockpit virtuel et Mercedes vient de frapper fort avec le double écran géant et l’intelligence artificielle de la nouvelle Classe A. De façon générale, la Série 1 se maintient toutefois à la page et c’est aussi le cas des équipements de sécurité tels que le régulateur de vitesse automatique ou le freinage d’urgence en ville.

Bien Vu

Le système d’info-divertissement peut se contrôler par la molette de l’iDrive et sa partie tactile, par les commandes vocales et maintenant aussi par l’écran tactile de 8,8 pouces. Essai BMW M140i (2018)
Contrairement à plusieurs rivales, la BMW M140i conserve un frein à main manuel Essai BMW M140i (2018)

Mal vu

Les vitres arrière sont fixes et la banquette arrière n’est pas très large : il sera difficile d’embarquer un cinquième passager Essai BMW M140i (2018) - Sièges BMW M135i 2015

Le détail qui tue

Les rangements dans les contre-portes sont compartimentés afin d’ordonner les objets qu’on y rangera. Essai BMW M140i (2018)

En route

Essai BMW M140i (2018)Mais là n’est pas la priorité et il est temps de mettre en route cette M140i ! Tout de suite, le grondement du six cylindres se fait entendre et dessine un large sourire sur le visage des occupants. Au démarrage, même si la boite manuelle accroche un peu, la M140i se fait douce et peut se conduire facilement sur le couple largement disponible. Les dépassements ne sont qu’une formalité et la petite BMW encourage à parcourir les routes à un rythme soutenu telle une GT. Satisfaisant. Mais il suffit d’activer le mode Sport et de monter un peu plus haut dans les tours pour que la M140i révèle un nouveau visage plus sportif. Sans se montrer aussi radicale qu’une M2, elle laisse alors apparaître progressivement toute sa fougue jusqu’à libérer toute sa puissance à 5.500 t/min. Dans le même temps, la sonorité du moteur joue une agréable partition toujours juste que l’on ne se lasse pas de moduler d’une simple pression du pied. Voyez notre vidéo. Chaque passage de rapport de la boite manuelle est même ponctué d’un double débrayage automatique qui régale les tympans. Et la BMW M140i se permet même quelques légères pétarades lors des levers de pied. Jouissif.

Le comportement n’est pas en reste et l’on se retrouve rapidement en confiance à mener cette M140i à un rythme soutenu. La direction se montre précise tandis que la suspension adaptative M permet d’attaquer mais aussi d’envisager de longs trajets à son bord sans crainte. D’autant plus que les superbes sièges en Alcantara de notre modèle d’essai offrent un bon maintien latéral sans se révéler inconfortables. Si le caractère de propulsion de la M140i n’est pas flagrant en conduite normale, il suffit d’activer le mode « Sport+ » et d’envoyer le moteur dans les tours pour profiter de belles dérives du train arrière autorisées par un ESP dont la limite est repoussée. Un caractère dont on ne se lasse pas de profiter d’autant que cette architecture de propulsion est unique sur le segment des compactes, ses rivales faisant passer leur puissance aux roues avant ou aux quatre roues.

Conclusion

Ce sera également le cas de la nouvelle génération de Série 1 dont les premiers prototypes d’essais ont déjà été aperçus. Basée sur la plate-forme UKL des Mini et Série 2 Active Tourer, elle ne sera proposée qu’en traction ou en transmission intégrale. Au chapitre des disparations, bien que cela n’ait pas encore été officiellement confirmé, il faudra aussi ajouter la boite manuelle ainsi que le six cylindres qui devrait être sacrifié sur l’autel du downsizing. Malheureusement diront les puristes ! Et nous ne saurions leur donner tort tant nous avons pris du plaisir durant ces quelques jours d’essai au volant de la M140i. Lesquels se sont clôturés par une consommation moyenne de 13l/100 km. Somme toute raisonnable compte tenu du niveau de puissance du six cylindres et du fait que nous ayons renié toute notion d’éco-conduite. Malheureusement, en France, la M140i se voit sanctionné d’un malus de 8 753 € à ajouter à son prix de 47 300€. Plus efficiente, la version automatique n’a « que » 4 673€ à ajouter son prix de vente de 51 700€. Ce qui rend le prix final de ces deux versions quasiment identique. Pas de quoi décourager les amateurs qui verront un futur collector en elle ? À voir.

+ ON AIME
  • Style discret
  • Six cylindres
  • Propulsion
  • Choix entre transmissions
  • Modernisée
ON AIME MOINS
  • Consommation officielle pénalisante
  • Prix
  • Habitabilité
BMW M140i BVM
Prix (à partir de) 47 300 €
Prix du modèle essayé  52 855 €
Bonus / Malus 8 753 €
Moteur
Type et implantation 6 cylindres en ligne Turbo essence, longitudinal avant
Cylindrée (cm3)  2998
Puissance (kW/ch)  250 / 340
Couple (Nm)  500
Transmission
Roues motrices  Arrière
Boîte de vitesses  Manuelle à 6 rapports
Châssis
Suspension avant  Essieu à jambes de suspension à double articulation et tirants
Suspension arrière Essieu à cinq bras
Freins Freins à disque à étrier fixe (AV : 4 pistons, AR : 2 pistons)
Jantes et pneus  AV : 225/40 ZR18
AR : 245/35 ZR18
Performances
Vitesse maximale (km/h) 250
0 à 100 km/h (s)  4,8
Consommation
Cycle urbain (l/100 km)  10,6
Cycle extra-urbain (l/100 km)  6,2
Cycle mixte (l/100 km)  7,8
CO2 (g/km)  179
Dimensions
Longueur (mm)  4324
Largeur (mm)  1765
Hauteur (mm)  1411
Empattement (mm)  2690
Volume de coffre (l)  360
Réservoir (l)  52
Masse à vide (kg)  1445

Crédit photos : BMW

Poster un Commentaire

17 Commentaires sur "Essai BMW M140i : futur collector ?"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
panama
Invité

Ah la belle bête ! Précipitez-vous sur les dernières séries 1, ce sont d’excellentes voitures et la remplaçante rentrera forcément dans le rang (traction ou AWD mais enclenchable)

AXSPORT
Invité

The last one……..

kev
Invité

C’est un modèle pour moi sans concurrence. Pour tout ce qui a été dit au dessus mais aussi pour le tarif … Commandé il y’a 3 semaines en 5 portes, xdrive, metalisé, gps pro, hk, sensatec, etc … 43000€ C’est le même prix qu’on m’avait proposé pour une golf R … une S3 pas moins de 45000€ avec les remises, La ford focus RS n’est plus produite mais impossible à négocier 42000€, et je ne parle même pas de la classe A amg45 … Reste la type R moins chère mais traction et avec un style très particulier …

ART
Invité

De gros progrès sur vos articles sur les essais ! Enfin ! Merci !

Manque encore un mot sur sur les freins ? Pourtant point critique chez BMW…

La conso que vous relevez de 13L, c’est en tapant dedans ? Ca donne quoi en vitesse légale pour se donner une idée par rapport aux anciennes générations.. ?

kev
Invité

J’ai essayé celle de la concession pendant 2h. ça freine, mais comme ils disent dans d’autre test, sur circuit ou après plusieurs gros freinages très appuyé faudra pas s’attendre à des miracles …

ART
Invité

C’est pour ça, sur un essai sérieux, le freinage et BMW ne pas en parler est un peu choquant…

Nicolas Joannès
Invité

En ce qui concerne la conso, oui c’est bien en profitant largement du moteur sans essayer de conduire à l’économie.

En ce qui concerne le freinage, dans un usage « GT », aucune faiblesse à déplorer. Nous ne l’avons pas emmenée sur circuit pour tester les limites du freinage, ce n’est pas ce à quoi elle se destine, ce n’est pas une M2 Competition. Merci.

SGL
Invité

BMW fera un pas de plus vers le généraliste pour gagner plus…
Après l’abandon de la propulsion, bientôt celles des 3 portes pour des raisons de rentabilité puis le 6 cylindres !?

Lolo
Invité

Non les 3 portes sont renvoyées vers les séries paires (série 2 dans ce cas ci).
Il se chuchote que la série 2 justement resterait un propulsion, mais ça ma parait peu probable car cela voudrait dire qu’elle serait basée sur un autre plateforme.

wizz
Membre

si c’est abandon de la propulsion, pour une plateforme traction, alors ça sera automatiquement abandon du 6 cylindres: difficile de caser un 6 cylindres 3L en position transversale + la boite de vitesse

(on peut toujours faire une traction avec un 6 en ligne, mais il faudrait un moteur en position longitudinale…..chose dont on ne fait plus depuis une éternité, trop d’inconvénients)

wpDiscuz