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Super GT 2018 : Le plateau GT500 au complet

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Après Honda et Lexus, Nissan a clôt lundi le cycle des annonces officielles des constructeurs pour la saison 2018 de Super GT. On connaît maintenant tout des intentions des trois constructeurs en GT500 et en GT300. Revue d’effectifs.

Toyota Gazoo Racing/Lexus

A tout seigneur tout honneur, les champions 2017 Lexus avec la nouvelle et très rapide LC500 repartent dans la même configuration pour la campagne 2018, du moins en ce qui concerne les écuries, car il y a un certain nombre de changements importants dans les équipages.

No1 Keeper TOM’S LC500 (Bridgestone) : Nick Cassidy/Ryo Hirakawa

Les jeunes champions 2017, Cassidy et Hirakawa, reçoivent le no1 et continuent une association qui a très bien fonctionné la saison dernière. Aussi fougueux qu’ils soient, les deux jeunes gens (23 ans tous les deux), ont mené leur barque de façon fort avisée, prenant les points là où il le fallait et gérant au mieux le lest de handicap.

No6 WAKO’S Team le Mans (Bridgestone) : Felix Rosenqvist/Kazuya Oshima

Andrea Caldarelli a mis un terme à sa carrière japonaise pour se consacrer exclusivement à sa position de pilote d’usine chez Lamborghini pour qui il a remporté le titre Blancpain Endurance GT en 2017. Il est remplacé pour 2018 par Felix Rosenqvist qui impressionne dans toutes les disciplines où il passe, très récemment en Super Formula et actuellement en Formule E. Il ne devrait pas en être autrement en Super GT où il pourra compter sur un très expérimenté Oshima pour lui expliquer le mode d’emploi de la catégorie.

No19 WedsSport Bandoh (Yokohama) : Kenta Yamashita/Yuji Kunimoto

Le seul team en pneus Yokohama de l’armada Lexus voit partir sa star Sekiguchi vers TOM’S, remplacé par la valeur montante du programme des jeunes pilotes Toyota Kenta Yamashita. Ce dernier avait déjà fait une pige a Suzuka l’année dernière chez Bandoh. Stabilité pour Yuji Kunimoto qui devra endosser le rôle de leader, une nouveauté pour lui.

No36 AU TOM’S (Bridgestone) : Kazuki Nakajima/Yuhi Sekiguchi

La voiture no36 est la voiture emblématique de TOM’S et la voir battue par la voiture soeur no37 en 2017 a été quelque peu déstabilisant. James Rossiter en fait les frais, remplace par Yuhi Sekiguchi qui rejoint Kazuki Nakajima. Un bel aboutissement pour Sekiguchi, la tête de lard préférée du Super GT mais qui a épuisé la patience de plus d’un patron d’écurie. Désormais assagi mais sans avoir perdu sa remarquable pointe de vitesse, il formera une paire redoutable avec le toujours impeccable Kazuki Nakajima.

No38 Zent Cerumo (Bridgestone) : Yuji Tachikawa/Hiroaki Ishiura

Stabilité chez Cerumo, l’écurie « usine » de TRD. Le vétéran Yuji Tachikawa entame sa vingt-deuxième saison en GT500 (dont vingt dans le même team !) et entend bien ne pas laisser le record de victoires qu’il partage avec Tsugio Matsuda lui échapper. Hiroaki Ishiura, champion de Super Formula en titre et partenaire solide, est toujours là quand il faut pour l’aider dans sa tâche.

No39 Denso Kobelco SARD (Bridgestone) : Heikki Kovalainen/Kamui Kobayashi

Les champions 2016 ont eu une saison en retrait en 2017, en particulier suite à un certain nombre d’erreurs du malheureux Kohei Hirate qui se voit renvoyer à ses chères études en GT300. Kovalainen, qui est désormais comme un poisson dans l’eau en Super GT, voit arriver à ses côtés rien moins que Kamui Kobayashi, pour former le seul équipage entièrement ex-F1 du plateau.

En GT300, Toyota Gazoo Racing soutient les deux Prius de l’ecurie apr, qui reviennent pour leur troisième saison. Kohei Hirate fera équipe avec Koki Saga sur la no31 alors que l’on retrouvera Kota Sasaki et Hiroaki Nagai sur la no30.
LM Corsa prend en charge les deux RC F GT3 déjà présentes la saison dernière, avec un changement de sponsor pour la no96, ex-no51. Une troisième Lexus RC F GT3 arrive pour le Panther Team Thailand qui rempile pour une seconde saison après des débuts difficiles avec une Toyota 86 MC l’année dernière.

Nismo

Apres une periode de domination intense, Nismo a subi en 2017 sa seconde défaite consécutive au championnat, essentiellement à cause des performances en retrait de la GT-R cuvée 2017 en début d’année. Le constructeur a su réagir dans la seconde partie de la saison cependant et Quintarelli et Matsuda n’ont terminé qu’à deux petits points de la Lexus vainqueur au championnat. Ils démarrent 2018 sur de bien meilleures bases. Le nombre de GT-R engagées en GT500 reste identique avec quatre écuries, mais Mola se retire et est remplacée par B-Max NDDP qui fait le saut depuis le GT300. C’est la première fois depuis 2009 que l’on va revoir le no3 de Masahiro Hasemi sur une GT500, un retour qui fait plaisir.

No3 B-MAX NDDP (Michelin) : Satoshi Motoyama/Katsumasa Chiyo

Changement d’écurie donc pour la paire Motoyama-Chiyo qui a montré des promesses sous la bannière Mola-S-Road mais n’a jamais pu se hisser durablement au niveau de la voiture no23. Le retour de Hasemi-san aux commandes signifiera-t-il un bond en performances ? Ce n’est pas impossible, le potentiel derrière le volant est là.

No12 Calsonic Impul (Bridgestone) : Daiki Sasaki/Jann Mardenborough

Jann Mardenborough a montré la saison dernière qu’il avait le style guerrier tant apprécié par le patron de l’équipe, Kazuyoshi Hoshino, et revient avec la victoire en course comme objectif raisonnable. Les coups d’éclats du jeune britannique en 2017 ont quelque peu mis sous l’éteignoir Hironobu Yasuda, que Nismo envoie en GT300, remplacé par Daiki Sasaki. La voiture bleue sera la « carte jeune » de Nismo cette année.

No23 Motul Autech Nismo (Michelin) : Ronnie Quintarelli/Tsugio Matsuda

La paire la plus titrée du Super GT (19 victoires pour Matsuda, 4 titres pour Quintarelli) remet ça. Les deux hommes sont au sommet de leur art et on ne peut que les mettre dans les favoris, comme chaque année, d’autant que la voiture n’est plus brute de décoffrage cette saison.

No24 Forum Engineering Kondo (Yokohama) : Joao Paolo de Oliveira/Mitsunori Takaboshi

Le départ de Sasaki vers Impul permet la promotion de la prochaine star en devenir de Nismo, Mitsunori Takaboshi. Champion de F3 2017, ayant déjà subi le baptême du feu en GT500 en 2016 en remplacement de Chiyo blessé, Takaboshi sera à bonne école avec JP qui s’est bien battu dans la GT-R no24 la saison dernière, culminant par la pole à Suzuka. Si les Yokohama sont à la hauteur, on pourrait voir cette auto aux avant-postes.

La montée de B-MAX NDDP en GT500 laisse Nismo sans représentation officielle en GT300, mais le constructeur a passé un accord avec le team Gainer qui va engager deux nouvelles GT-R GT3 2018 pour les équipages Hoshino-Yoshida et Hiranaka-Yasuda. Les deux GT-R GT3 privées restantes devraient continuer sans changement.

Honda

Le gros coup du recrutement 2018 est incontestablement pour Honda qui s’est assuré les services de Jenson Button. Après une tentative la saison dernière aux 1000 km de Suzuka qui l’avait laissé enthousiaste, Button a signé pour la saison complète qu’il disputera sur la NSX-GT du team Kunimitsu, attirant les grandes foules au Japon où il est adoré et le regard des médias étrangers sur la discipline, ce dont ne vont certainement pas se plaindre ni Honda ni la GT Association, organisatrice de la compétition.

No8 ARTA (Bridgestone) : Tomoki Nojiri/Takuya Izawa

La célèbre Honda orange a eu une bonne année 2017 après de nombreuses saisons dans le ventre mou du peloton. Deux poles et une victoire, qui n’auront pas suffi à Takashi Kobayashi pour redorer son blason auprès de son employeur. Kobayashi est remercié par Honda, et remplacé par Takuya Izawa.

No16 Motul Mugen (Yokohama) : Hideki Mutoh/Daisuke Nakajima

Pour son retour en GT500, Mugen n’a pas fait de vagues en 2017. La course la plus mémorable du team reste Suzuka à cause de la présence de Jenson B dans l’effectif, pour une bonne prestation gâchée par un problème technique. Un bon point, encourageant pour 2018, est la bonne adaptation des Yokohama aux caractère spécifique de la NSX-GT, seule voiture à moteur central arrière de la catégorie.

No17 Real Racing (Bridgestone) : Koudai Tsukakoshi/Takashi Kogure

Il ne manque pas grand chose au Real Racing pour décrocher une victoire. Tsukakoshi est un des pilotes les plus rapides de l’effectif Honda, et Kogure a trouvé une seconde jeunesse à plusieurs reprises en 2017. Mais il faudra trouver et éliminer le grain de sable qui vient toujours enrayer la machine, comme à Suzuka, où une fois de plus Tsukakoshi a été privé de la victoire dans les dernières minutes par une crevaison.

No64 Epson Nakajima Racing (Dunlop) : Bertrand Baguette/Kosuke Matsuura

Avec une victoire historique à Suzuka et quelques bonnes arrivées, le team Nakajima était sur le rebond la saison dernière. Souhaitons à Bertrand Baguette et Kosuke Matsuura de continuer sur cette bonne lancée cette saison. Cela dépendra essentiellement, comme toujours, de la capacité de Dunlop à produire les bons pneus.

No100 Raybrig Team Kunimitsu (Bridgestone) : Jenson Button/Naoki Yamamoto

Voilà la voiture qui sera la plus observée de toute, en tout cas en début de saison, avec Button aux commandes. La tâche ne sera pas forcément facile pour le pilote anglais, qui n’a jamais couru régulièrement hors d’une monoplace, mais il paraît très motivé. Une pensée pour Naoki Yamamoto, qui semble désigné par Honda comme le préposé aux coéquipiers doués après sa saison auprès de Pierre Gasly en Super Formula l’année dernière.

Depuis le retrait de la CR-Z, Honda n’avait plus de voiture en GT300. Cette période de disette se termine avec l’arrivée de deux exemplaires de la NSX GT3. La première est pour une jeune écurie qui débute en Super GT, le team Car Guy du richissime gentleman driver Takeshi Kimura (le « Car Guy », c’est lui) qui s’est assure les services de Naoki Yokomizio pour le seconder et prend le no777, signe de chance. La seconde est engagée par Drago Corse, l’équipe à la coloration très Honda de Ryo Michigami, vue en Super Formula il y a deux ans. Le patron reprendra lui-meme le volant, marquant ainsi son retour en Super GT, aux côtés de Hiroki Otsu, un des jeunes pilotes couvés par Honda et son meilleur représentant en F3 en 2017.

Voilà pour les trois constructeurs et le GT500, on reviendra sur le reste de la catégorie GT300 dans quelques jours lorsque les dernières cases vides se seront remplies.

Crédit photo : Nismo

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