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GM : rentabilité accrue mais fiscalité et Opel pèsent

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Rien ne sert d’avoir un chiffre d’affaires mirobolant si marge et rentabilité ne suivent pas ! Telle est la démonstration faite par General Motors en 2017. Affichant des résultats que Ford pourrait lui envier même si au final la nouvelle fiscalité US et les déboires de son ancienne filiale Opel – désormais aux mains du groupe PSA – lui auront coûté chers.

Car, décidément, Opel aura plombé les comptes des constructeurs en 2017 ! Alors que PSA vient de démentir avoir subi une perte de plus de 1 milliard d’euros pour sa nouvelle filiale  l’année dernière, c’est cette fois General Motors qui se voit contraint d’afficher l’impact négatif de la situation financière d’Opel au sein de son propre bilan.

Si certes, General Motors a pu voir son bénéfice avant impôts rester stable en 2017 avec 12,8 milliards de dollars, il a toutefois subi une perte nette de 3,9 milliards de dollars (contre un bénéfice de 8,6 milliards pour 2016). Arguments invoqués : des charges exceptionnelles liées à la réforme fiscale aux Etats-Unis et à la vente d’Opel/Vauxhall.

Parallèlement, le chiffre d’affaires a diminué de 2,4 %, à 145,6 milliards de dollars.

Des bénéfices records … avant impôts

A la fin du mois de janvier, alors que les premiers bilans financiers  des constructeurs voyaient le jour, GM avait indiqué s’attendre aux plus gros bénéfices de son histoire pour 2017. Omettant un instant de parler des choses qui fâchent : Opel et les impôts …

« GM a eu une très bonne année 2017; nous avons continué de transformer la société pour qu’elle soit plus solide, raisonnée et rentable », avait alors déclaré satisfaite la directrice générale de GM, Mary Barra. Ajoutant : « nous sommes bien partis pour une nouvelle année forte en 2018 et même encore meilleure en 2019″.

Charge exceptionnelle liée à la réforme fiscale US sans impact sur l’investissement

Le constructeur avait néanmoins annoncé parallèlement qu’il enregistrerait sur ses comptes du 4eme trimestre une charge exceptionnelle de 7 milliards de dollars, liée à des crédits d’impôt différés. Mesures faisant suite à la réforme fiscale récemment adoptée aux Etats-Unis.

Cette charge liée à des dépréciations  d’actifs n’aura aucune conséquence sur les résultats, avait alors tenu à rassurer GM, ajoutant que la réforme, qui diminue fortement les impôts des entreprises et des consommateurs, devrait à terme avoir des effets positifs pour le groupe.

Marge et rentabilité en forte progression malgré un C.A en baisse

Prouvant sil en était nécessaire, qu’au delà du chiffre c’est la rentabilité finale qui compte, GM a même enregistré des résultats supérieurs aux attentes alors que ses ventes ont régressé.

GM a ainsi fait mieux que prévu alors même que le groupe a vendu 135.000 véhicules de moins aux concessionnaires nord-américains sur la période octobre-décembre et près de 450.000 de moins sur l‘ensemble de l‘année 2017.

Une performance obtenue grâce à une stratégie « payante » au sens propre comme au figuré : grâce à sa politique de réduction des coûts et à la hausse du prix de vente moyen des SUV et des pick-ups en Amérique du Nord – segments à forte marge – la marge imposable aura ainsi progressé, atteignant 8,2% au quatrième trimestre contre 6,5% un an plus tôt.

GM a tenu à souligner que ses résultats s’étaient améliorés sur tous ses segments et que ses activités en Amérique du Sud avaient renoué avec les bénéfices au second semestre 2017.

Une performance à comparer aux chiffres annoncé par son concurrent Ford, dont la marge d‘exploitation du quatrième trimestre est tombée à 3,7% contre 5,7% un an auparavant.

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