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PSA veut une rupture conventionnelle collective

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PSA

Selon une convocation dévoilée par les syndicats et Le Parisien, PSA voudrait négocier des départs volontaires.

PSA veut visiblement être l’un des premiers à étrenner la nouvelle loi sur la « rupture conventionnelle collective ». La rupture conventionnelle individuelle est un dispositif qui va fêter ses 10 ans en juin prochain. Cela permet à un salarié et une entreprise de se mettre d’accord sur une rupture à l’amiable du contrat de travail. Ni démission ni licenciement, la rupture conventionnelle est un hybride théoriquement bénéfique aux deux parties.

Le gouvernement actuel a décidé de l’étendre à une rupture collective. Le décret vient à peine de paraître au Journal Officiel le 22 décembre. Ici ce n’est pas contrat par contrat que la rupture est négociée mais collectivement. Les salariés sont libres de signer ou non et les négociations sur le montant des indemnités supra-légales sont menées par les représentants du personnel.

Adapter les effectifs aux besoins du groupe

C’est cette négociation à laquelle sont conviés les organisations salariales le 9 janvier prochain. Le Parisien s’est procuré la lettre de convocation auprès des syndicats qui commencent à mobiliser. Il faut dire que ces derniers considèrent que cette nouvelle mesure est un plan social masqué.

En effet, cela s’y apparente. Mais, c’est aussi moins contraignant pour l’entreprise en terme de reclassement, accompagnement des licenciés, réembauche, etc. L’entreprise n’a pas à justifier de difficultés économiques pour lancer la procédure. En revanche, il faut l’accord majoritaire des syndicats de salariés. Et les négociations pourraient être longues, notamment sur les indemnités.

PSA de son côté espère visiblement que les négociations soient closes pour le début février pour lancer la procédure. Alors que le groupe semble reparti sur de bons rails, cela peut paraître surprenant de vouloir se séparer de salariés. Mais, cela fait parti du plan DAEC 2018 (Dispositif d’Adéquation des Emplois et des Compétences) pour adapter la « masse salariale » aux besoins du moment de l’entreprise.

Une fois signée, la rupture conventionnelle doit encore être validée par l’inspection du travail et certains délais doivent être scrupuleusement respectés pour ne pas invalider la procédure.

Source : Le Parisien, illustration : PSA

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41 Commentaires sur "PSA veut une rupture conventionnelle collective"

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zafira500
Invité

Bon ben il va falloir que je mette mes billes dans le cours en bourse de la vaseline moi.😁

Béret vert
Invité

Il n’est pas surprenant qu’une entreprise licencie alors que « tout va bien ». C’est ce que les Français n’arriveront jamais à comprendre. Explication:
Vous avez une société, « tout va bien »,, c’est-à-dire que vous avez de la trésorerie, etc, mais comme vous faites des prévisions vous avez vu que ça ne va pas durer. Si vous n’anticipez pas et que vous attendez d’avoir des pertes pour réduire la voilure et autres mesures, comment allez-vous payez les primes de licenciement et régler vos fournisseurs si vous êtes couvert de dettes ?

gigi4lm
Invité

Donc si j’ai bien compris il est normal de licencier quand tout va bien.
Tout le monde peut comprendre qu’il est normal de licencier quand tout va mal.
Il est donc normal de licencier tout le temps !

Invité
gigi4lm: prenons la question à l’inverse: est-ce normal qu’un contrat employé-employeur soit éternel? A tout tout jamais, peu importe les circonstances, l’évolution de l’entreprise ou de la société? A cette question, tout le monde répond NON NON NON quand on parle de grands patron (qui gardent un poste au conseil après leur licenciement), des ministres, sénateurs etc Par contre, ca devient d’un coup touchy quand on se tourne vers les fonctionnaires. Aaaaaah, là, d’un coup, la justice, la logique, tout ça tout ça, c’est plus pareil. Sérieusement: pourquoi après avoir engagé quelqu’un, l’Etat devrait le garder à tout jamais, coute… Lire la suite >>
miké
Invité

On peut virer, partout, c’est juste une question de sous..

wizz
Membre

il n’y a rien de surprenant, vu que maintenant, il y a les doublons à gérer avec Opel, sans oublier le sureffectif de ce dernier. Il est peu probable de ne supprimer les doublons que chez Opel (ainsi que de virer le surplus d’employés de Opel). Maintenant, s’il y a des vieux salariés 55 ans chez PSA et des jeunes 30 ans chez Opel, alors tant qu’à faire, avec cette possibilité de rupture conventionnelle collective….

ART
Invité

Tiens, des doublons Peugeot/Opel, je croyais qu’ils étaient complémentaires Nord/Sud, on m’aurait menti à l’insu de mon plein gré !!!

Pourquoi ?
Invité

Vous confondez avec la complémentarité en terme de marchés ?

SAM
Invité

@Wizz. « Rien de surprenant ». « Les Vieux ». Un de mes rêves est de voire le Musée Peugeot. Allons ensemble à Montbéliard puis Sochaux, vous leur exposez votre façon de penser. 😉

Thomas
Invité

Le groupe Renault va aussi rapidement y venir 😉

koko
Invité

Loi travail ?
Elle porte mal son nom, faut plutôt l’appeler « loi chômage ».

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