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Essai Abarth 124 Spider : La Dolce Vita à toute vitesse [Vidéo]

L’Abarth 124 Spider arrive sur nos routes et compte bien dynamiter son segment de niche avec des armes bien à elle. Pour profiter pleinement de ses 170 ch et du soleil à son bord, nous nous sommes rendus sur les tortueuses routes de Corse pour apprécier les prestations de la bombe italienne.

[Mise à jour – 13/12/2017] Intégration de la vidéo de l’essai – Sujet publié initialement sur Le Blog Auto le 23 novembre 2016.

Style extérieur

La Fiat 124 fut une des nouveautés les plus attendues de l’année, et elle n’a pas déçu. Du coup, il nous tardait de voir son penchant encanaillé portant le badge Abarth, la marque sportive du groupe. En terme de proportions, évidemment on se rapproche du Mazda MX-5, le modèle avec qui elle partage sa plateforme. Sauf qu’ici, on retrouve un design à la sauce transalpine, avec un charme indéniable.

Il faut dire que le constructeur a modernisé les lignes du modèle d’antan, avec un regard singeant celui de son aïeule, en version moderne évidemment. Et puis il y a le double bossage sur le capot, qui fait le lien également avec son ainée, et bien entendu la teinte bicolore comme la déclinaison rallye d’époque. Il faut ouvrir la porte pour voir finalement ce qui la rapproche de sa base japonaise.

Style intérieur et équipement

En effet à bord, on retrouve un dessin de planche de bord identique à la Mazda, le même volant, ainsi que toutes les commandes en provenance du même fournisseur. Sauf qu’Abarth a tout de même mis sa patte dans la manœuvre, en commençant d’abord par les badges qui vont bien, une plaque numérotée entre les sièges, un peu d’alcantara frappé du scorpion ici et là. Les sièges sont également spécifiques, et l’italienne a droit également à une boîte automatique que n’a pas la MX-5, même si Abarth l’a puisée à Hiroshima.

 

On regrette cependant quelques plastiques un peu trop cheap pour un véhicule du genre, dans les parties basses, ou encore les pare-soleils. Quant à la capote, elle se déverrouille et se range en un instant derrière les appui-têtes, à la main. L’opération n’apparaît pas plus difficile dans l’autre sens.

Sur la route

Et c’est assis bien bas dans l’auto que nous démarrons le moteur. Il s’agit d’un 1.4 turbo qui sort des usines italiennes, développant 170 ch. Et croyez-moi, il sait se faire entendre, avec une signature sonore typique des productions de l’Officine Abarth. Cela augure du plaisir, avant même d’enclencher la première. En lisant la fiche technique, on prend connaissance du chrono de 6,8 secondes pour atteindre les 100 km/h. On se dirige immédiatement vers les lacets des routes de Corse, pour en profiter. Ce moteur ne manque pas de souffle, et sied parfaitement à ce petit roadster qui procure un bon agrément dès les basses vitesses. On regrette simplement la boîte automatique à 6 rapports, un peu trop lente pour un véhicule dit sportif. En anticipant ses réactions, on arrive tout de même à en faire bonne usage.

On peut mettre le pied par terre sans crainte sur le sec en sortie de virages serrés, grâce à un autobloquant qui gère une motricité excellente dans ces conditions, laissant place tout de même à un petit déhanchement qui donne plus le sourire qu’il n’inquiète. En revanche, sur le mouillé, c’est l’électronique qui heureusement s’invite à la fête, pour endiguer les dérives, qui peuvent rapidement nous mettre dans des situations délicates. Evidemment, le package s’accompagne d’un châssis à l’amortissement maison, donc plutôt ferme, mais étrangement moins que sur une Abarth 500 Competizione.

La direction s’avère consistante et incisive, même si on adorerait encore plus de précision. Cela étant, on s’amuse énormément derrière le volant, et c’est le sourire à chaque virage qui se présente. L’échappement crépite à chaque changement de rapport, on adore ! C’est l’éclate, mais cela nous donne aussi envie d’en avoir encore plus… Finalement, et on ne s’y attendait pas forcément, l’Abarth 124 Spider offre un bon compromis confort/dynamisme, sans s’alourdir de suspensions pilotées. La bombe italienne se montre bonne pour la balade, et plaisante pour les montées de cols. Tout ce qu’on recherche d’un petit véhicule de loisir, qui ne rechigne pas au sport.

Tarif et conclusion

Toutefois, les 40 000 € demandés (hors options) pour se l’offrir, c’est une grosse somme. Elle se montre plus rigolote à conduire que la japonaise, sans aucun doute. Mais à ce tarif, Abarth l’avoue sans détour, la concurrence s’appelle notamment Audi TT. Après tout, pourquoi ne pas mettre le prix d’une allemande dans celui d’une italienne ? Rien que pour l’échappement Record Monza, on n’a pas envie d’être raisonnable avec notre portefeuille…

Crédit photos : le blog auto

+ Style cohérent
Echappement Record Monza
Agrément
Quelques détails de finition
Tarif

 

Abarth 124 Spider
Moteur
Type et implantation 4 cylindres essence turbocompressé
Cylindrée (cm3) 1368
Puissance (kW/ch) 125/170 à 5500
Couple (Nm) 250 à 2500
Transmission
Roues motrices Aux roues arrière
Boîte de vitesses Automatique à 6 rapports
Châssis
Suspension avant MacPherson
Suspension arrière Multi-liens
Freins Disques ventilés AV / Disques AR
Jantes et pneus 205/45R17
Performances
Vitesse maximale (km/h) 229
0 à 100 km/h (s) 6,9
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) 9,1
Cycle extra-urbain (l/100 km) 5,2
Cycle mixte (l/100 km) 6,6
CO2 (g/km) 153
Dimensions
Longueur (mm) 4050
Largeur (mm) 1740
Hauteur (mm) 1233
Empattement (mm) 2310
Volume de coffre (l) 150
Réservoir (l) 45
Masse à vide (kg) 1050