Leblogauto.com

Essai Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Verde

En tant qu’Afliste, un essai d’une Giulia ne se refuse pas. Parti pour un essai de la Giulia Veloce, la surprise était au rendez-vous, puisque c’est la Quadrifoglio qui fut finalement proposée.

Propriétaire d’une Alfa MiTo, j’ai donc été invité par la marque à l’Emotion Tour sur le circuit JP Beltoise. N’ayant décroché mon permis qu’en 2013 je n’avais alors le choix qu’entre une Giulia Veloce et un Stelvio (280cv, 4 roues motrices).Un tour de circuit ne faisant jamais de mal j’accepte la Giulia Veloce.

Giulia Quadrifoglio Verde : déception… pas sûr

Une fois sur place, on me dit qu’il n’y a plus que des Giulia diesel disponibles et que l’essai se fera sur route ouverte. Un peu déçu parce que je venais de faire 50 min de route sur une voiture plus fun que celle prêtée, je leur fais part de mon mécontentement mais toujours avec le sourire. Et là, l’organisateur me présenta une solution miracle « je vous comprends, j’ai quelque chose mais vous et votre amie allez devoir vous accrocher, j’ai une Giulia QV, je peux vous la faire essayer sur le circuit ». Je ne pouvais pas rêver mieux, une fiche technique de supercar : 510 CV, 600 Nm de couple, un moteur signé Ferrari.

Je vois donc s’approcher cette Giulia bodybuildée, « rouge Competizione » frappée du trèfle à quatre feuilles , l’équivalent de la branche AMG chez Mercedes ou encore Motorsport chez BMW. Pour faire bref, la promesse de passer un bon moment…

L’organisateur m’ouvre la porte conducteur et m’invite à prendre mes marques en attendant le pilote-instructeur. Je me trouve donc dans un habitacle joliment dessiné, aux finitions plutôt correctes, des sièges standards qui allient maintient et confort (des sièges baquets en carbone sont disponibles en option), de grandes palettes en aluminium derrière un volant mêlant cuir et fibre de carbone. Mais sur ce volant, il y a surtout le bouton Start rouge vif propre à la version QV, rappelant étrangement celui du cousin Ferrari.

Le DNA qui change tout

Enfin arrive le moment où l’organisateur m’invite à réveiller les 510 chevaux, et là….pas grand chose, un moteur plutôt discret ( j’ai fait la même tête que lorsque l’on m’a dit qu’il ne restait que des Guilia diesel). En effet, le pilote instructeur m’indique que lorsque la molette DNA est placée sur « A » (Advanced Efficiency sur la Guilia QV de 2017, All Weather pour la MiTo de 2008, les temps changent) le moteur ne fonctionne que sur 3 cylindres sur 6, et l’échappement reste silencieux. Un petit tour de reconnaissance dans ce mode pour démarrer. Sortie des stands, courte ligne droite, courbe sur la droite, ligne droite, chicane, courbe sur la droite, enchaînement de virages et enfin ligne droite, le tout sur 1,7 km.

Le véritable essai démarre donc quand l’instructeur pivote la molette du A (Advanced Efficiency) au D (Dynamic) le moteur s’éveille complètement, et là : QUEL SON (surtout pour un moteur turbo), quelle puissance, le moteur pousse à tous les régimes, mais ce qui est fou, c’est le freinage, elle s’arrête encore mieux qu’elle ne part. J’ignore si le modèle essayé était équipé de freins en carbone céramiques. C’est en fait dans l’exercice de la chicane en fin de ligne droite qu’elle montre tout se dont elle est capable. Freinage, direction, accélération (0-100 en 3,9 sec),  prise de vitesse dans la courbe qui suit. Et là vient l’épingle, on a tout simplement l’impression que la voiture tourne autour de nous, un équilibre sans faille. Point vérifié sur la fiche technique dès le retour aux stands : un équilibre des masses parfait 50/50 entre l’avant et l’arrière des 1524 kg à vide.

Conclusion

Ce que j’en retiens, c’est que pour une voiture de sport, c’est fantastique, pour une berline c’est PRO-DI-GIEUX. Tout à fait subjectivement,je ne la trouve pas très belle a l’extérieur (surtout pour une Alfa). Objectivement, elle a été élue voiture la plus belle de l’année lors de sa sortie.

Au delà de toute critique : quelle bagnole ! Elle peut aussi bien être très discrète, confortable, civilisée en somme pour le lundi matin. Comme elle peut s’avérer être une bête de course à l’efficacité diabolique et extravagante le dimanche sur circuit selon le mode de conduite sélectionné et la configuration choisie.

Comme beaucoup de ses concurrentes, la Giulia QV a son coté Dr Jekyll et Mr Hyde. Elle a le mérite d’exister, d’avoir un supplément d’âme et un prix attractif, mais surtout d’apporter une touche latine au trio Allemand que forment la BMW M3, la Mercedes C63 AMG et l’Audi RS4 qui n’est disponible qu’en version Avant.

+ ON AIME
  • Moteur
  • Comportement
  • Design/finition intérieur
  • Freins
  • Boite de vitesse
ON AIME MOINS
  • Design extérieur
  • Son au démarrage
ALFA ROMEO GIULIA QUADRIFOGLIO
Prix (à partir de) 80 290
Prix du modèle essayé 82 740
Moteur
Type et implantation V6 longetudinal avant
Cylindrée (cm3) 2891
Puissance (kW/ch) 375/510
Couple (Nm) 600nm
Transmission
Roues motrices propulsion
Boîte de vitesses Automatique séquentielle 8 rapports
Châssis
Suspension avant quadrilateres superposés avec axe de braquage semi-virtuel
Suspension arrière Multibras
Freins disques ventilés
Jantes et pneus 19 pouces
Performances
Vitesse maximale (km/h) 307 km/h
0 à 100 km/h (s) 3.9 sec
Consommation
Cycle urbain (l/100 km) 12,4
Cycle extra-urbain (l/100 km) 6,1
Cycle mixte (l/100 km) 8,2
CO2 (g/km) 198G
Dimensions
Longueur (mm) 4639
Largeur (mm) 1873
Hauteur (mm) 1426
Empattement (mm) 2820
Volume de coffre (l) 480
Réservoir (l) 58
Masse à vide (kg) 1524

 

Crédit illustrations : Le Blog Auto / Alfa Romeo