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Chine, Dongfeng-Honda pourrait reprendre une usine à Dongfeng-PSA

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Honda

Fait relativement rare en Chine, Dongfeng-Honda pourrait reprendre une usine à Dongfeng-PSA pour étendre ses capacités. Une usine ouverte en 2006, mais actuellement sous-utilisée par le groupe français.

La croissance du marché chinois pousse sans cesse les constructeurs à implanter de nouvelles usines. Mais il semble qu’il s’agira cette fois-ci du phénomène inverse, avec une réduction de capacité de la part de PSA. Au profit de Honda.

Des capacités en sous-utilisation

Le groupe français dispose actuellement de 4 usines d’assemblage (trois à Wuhan, une à Chengdu) au sein de sa coentreprise avec Dongfeng. Pour une capacité totale de 900 000 unités. Or les ventes 2016 n’ont qu’à peine dépassé les 600000 unités, et l’année 2017 s’annonce plus mauvaise encore, avec moins de 2400 00 ventes sur les neuf premiers mois de l’année.

Avec donc une sous-utilisation dramatique des capacités. Et en particulier de la seconde usine de Wuhan ouverte en 2006. Une usine centrée sur la production des modèles basés sur la plateforme PF3 : Citroën C5 et C6, Peugeot 508 et Fengshen A9. Une usine dont la capacité de 150000 unités annuelles est utilisée aux environs de 10%, puisque seulement 11700 de ces véhicules ont été écoulés depuis le début de l’année 2017…

Honda en plein boom

Et pendant ce temps, Honda, lui aussi partenaire de Dongfeng, a du mal à faire face à la demande, avec une hausse de 24% de ses ventes en 2017, qui fait suite à une hausse de 22% en 2016…  Le constructeur japonais, désormais seconde marque du marché, a bien débuté la construction d’une nouvelle usine avec Dongfeng l’année dernière, mais elle ne produira pas avant la mi-2019. Honda a déjà dépassé le million de ventes cette année, dont plus de 500000 via sa coentreprise avec Dongfeng.

Et il semble donc que Dongfeng se soit posé en intermédiaire pour arranger le transfert de l’usine de la coentreprise Dongfeng-PSA (DPCA) à celle de Dongfeng-Honda. Aucune confirmation officielle n’est encore survenue à ce sujet. Et donc aucune information quant aux modalités financières. Cession complète de l’usine ? Transfert temporaire ? Droit d’utilisation d’une partie des installations ? Quid de la production des berlines concernées ? L’usine avait déjà transféré quelques 1000 salariés vers l’usine Honda voisine au début de l’année.

Source : Gasgoo

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11 Commentaires sur "Chine, Dongfeng-Honda pourrait reprendre une usine à Dongfeng-PSA"

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Jo.
Invité

Le PSA des anciens patrons franco français, énarque (Calvet), polytechnicien et des mines, de sa famille old school actionnaire, ces deux marques laminées depuis deux ans au Brésil, Russie, et maintenant la Chine, et ben un bien sacré problème culturel en dehors d’Europe.
Une sacré différence avec le bigbang Renault mondial d’un booster libano-brésilien-français qui se voit sacrément.

SGL
Invité

Pas tout compris…
Sauf erreur de ma part, la période Calvet n’a pas été mauvaise… il a même sauvé le groupe dans les années 80.
Sa méthode de synergie industrielle a même été repris par Piëch pour remettre le groupe VW à flot.
Par contre la période Folz et Streiff est nettement moins reluisante.
Bon, je veux bien que l’on réécrive l’histoire… mais il faut me donner un peu plus d’information pour me convaincre du contraire…
Autre chose… le booster portugais marche aussi pas mal depuis 2015 et favorise la rentabilité avant le volume.

zeboss
Invité

Calvet a surtout taper dans les couts de productions mais sans politique produit claire sur le long terme (clonage un peu trop visible des véhicules), et à l’inverse folz/streiff a eu une politique produit (emp2 par exemple) mais pas de politique commerciale…
Le vrai souci de PSA est le blocage délibéré de la famille Peugeot sinon on aurait aujourd’hui un truc du genre PSA/Bmw/Mistubishi…

Thibaut Emme
Admin
Cela remonte à plus loin. En fait, la partie de la famille qui a dirigé Peugeot Automobiles pendant des années, étaient les descendants de ceux qui à l’origine ne croyaient pas en l’automobile. Déjà cela marque. Ensuite, Citroën fut repris par Michelin, en 1935, à la mort d’André Citroën, à la demande de la France pour éviter la disparition de la société. Ce sont de belles années, mais aussi des échecs cuisants. Les échecs cuisants ont la peau de l’aventure Michelin… La France (encore elle) demande à Peugeot de voler au secours de Citroën. Peugeot reprend (mal) les voitures, revend… Lire la suite >>
zeboss
Invité

je suis un peu d’accord sur la time line mais la position de la famille Peugeot, en effet un peu dirigée par la branche investissements (la prise de dividende sauvage en 2011 pour apporter de l’air à la Holding a été assez commentée) n’a pas jouer en la faveur du groupe, mais avant BMW (dirigée aussi par une famille) avait tenté l’aventure du rapprochement au delà des moteurs, très mal vue à l’époque par l’actionnariat français, idem avec Mitsubishi, aussi groupe familial. il a fallu 2012 et le vent du boulet pour que la direction change…

Jo.
Invité
Je parlais de tout les anciens PDG PSA (marqué : « des anciens patrons franco français »), tous polytechnicien et des mines, en mettant entre parenthèses (Calvet) pour la spécificité d’être énarque, cerise sur le gâteau du système techno étatiquo sovietoide. Il ne s’agissait donc pas de parler que de Calvez…. Cette culture PSA techno franco française était peu adapté en dehors d’Europe. Ca a évolué mais on voit encore qu’au Brésil, Russie et Chine…, à la différence de Renault Ghosnien, des japonais, coréen et allemand, PSA à encore de sacrés difficultés culturelles pour suivre les changements rapide d’adaptations aux marchés, comme… Lire la suite >>
wizz
Membre

Si Renault s’en sort bien, c’est grâce à la présence de Nissan, pour le côté synergie, économie d’échelle, et pour le côté rente actionnaire. Et Nissan fut acheté pour une bouchée de pain.
Cette base n’est pas due à Carlos mais à Loulou. C’est à ce dernier qu’il faut remercier et pas à Carlos.

Anguille
Invité

2016
L’Etat veut se désengager de PSA mais sans laisser le pouvoir à Dongfeng
Les relations entre le ministre de l’Economie Emmanuel Macron et le président de PSA Carlos Tavares sont excellentes. Les deux hommes s’appellent d’ailleurs par leur prénom. « C »est un bilan très positif, le redressement de PSA est spectaculaire », souligne-t-on dans l’entourage du ministre de l’Economie, ajoutant: « Carlos Tavares est un très bon dirigeant de PSA ».

https://www.challenges.fr/automobile/actu-auto/l-etat-veut-se-desengager-de-psa-mais-sans-laisser-le-pouvoir-a-dongfeng_21499

Sigma
Invité

bravo PSA !
En 4 ans ils seront passés de 550 000 ventes à 320 000 (estimation fin décembre) quand VW sera passé de 3 millions à 4 millions !
Au lieu de racheter Opel, dont la logique m’échappe toujours, il aurait peut-être mieux valu investir pour développer la marque en Chine ?
Et là on ne peut pas accuser Calvet, car il me semble qu’il est parti en retraite il y a bien longtemps !!

zeboss
Invité
c’est marrant cette manie à s’auto flageller, si on regarde ailleurs, on voit que par exemple Mitsubishi a brillamment réussi à être racheté par Nissan, tout en étant devenu mondial à un niveau inférieur à PSA, alors que PSA est remonté à la surface en se payant Opel, Ambassador mais à rater la marche Proton… Donc la chine est un problème qu’il ne faut pas voiler pudiquement, l’Asie ne veut pas réussir aux Français, Renault quoiqu’on dise n’est présent que grâce à Samsung sinon bof bof.. Pour l’instant. Cela révèle surtout que la moindre petite erreur se paie Cash, n’est… Lire la suite >>
SGL
Invité

Voilà ce que l’on arrive en faisant des raccourcis de l’histoire… ont fini de lire n’importe quoi.
Heureusement que la situation c’est améliorer nettement depuis 2014… sinon que devront entendre ? 😯

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