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Un été au Japon – Suzuki Twin (2003-2005)

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Suzuki Twin (2003)

Les Kei avec leurs dimensions réglementées sont déjà de petites puces des villes. Mais en 2003 Suzuki va plus loin avec la Twin. 2 places, et surtout… hybride.

L’histoire de cette éphémère Suzuki débute en 1999. Au salon de Tokyo, Suzuki dévoile entre autres le concept PU3 Commuter. Une petite citadine 2 places. Suzuki évoque alors la possibilité de motorisations essence, électrique, ou hybride. Et cette idée ne restera pas au stade du concept. En 2001, toujours au salon de Tokyo, une version plus proche de la production est présentée, et en janvier 2003, la Suzuki Twin arrive sur le marché.

1999 Suzuki PU3 Commuter
1999 Suzuki PU3 Commuter Concept

Côté style, l’essentiel est conservé. Les coup de gouge en bas des portes disparaissent, et une petite vitre de custode est ajoutée. Deux places uniquement, elle joue la carte de la compacité avec seulement 2m73 de long. Avec ses 1m475 de large, elle reste cantonnée à la limite de la catégorie des Kei.

Fidèle au concept jusqu’au bout, la Twin a résisté à l’envie de s’enrichir. il s’agit d’un modèle très économique. Son intérieur austère en témoigne, avec par exemple une seule vitre électrique. La vitre côté passager est fixe. En fait, Suzuki positionne son modèle sur le marché des professionnels. La Twin serait l’outil idéal pour des livraisons en ville.

Pour cela, son coffre accessible uniquement par la vitre ouvrante n’est pas le seul espace de chargement. Le siège passager est rabattable et devient ainsi un espace de chargement.

La première Kei hybride

La Suzuki Twin tire en fait son nom de sa mécanique hybride disponible. Néanmoins, une classique version essence est proposée avec un 3 cylindres 660 cm3 de 32 kW/ 44 ch / 57 Nm, avec boîte manuelle 5 rapports ou automatique à 3 rapports. Mais le modèle phare est donc la variante hybride. On trouve donc une boite automatique 4 rapports, et un moteur électrique de 5 kW / 7 ch / 32 Nm. Même si le tout ajoute quelques 100 kg à la Twin (700 kg au total), sa consommation selon les normes passe de 4,54 à 2,93 l/100 km.

Dès 2005, la Twin quitte le marché. Face aux multiples offres de Kei, un modèle à 2 places ne semble pas séduire. Ni les particuliers, ni les livreurs qui préfèrent conserver de classiques minivans de 3m40 tels que les Suzuki Carry…

Aujourd’hui quelques modèles de Kei avancent une hybridation légère du type ISG (Suzuki Wagon R). Donc, à ce jour, la Suzuki Twin est donc la première, mais aussi la dernière Kei du type full-hybrid.

Crédit illustrations : Suzuki

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10 Commentaires sur "Un été au Japon – Suzuki Twin (2003-2005)"

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Thibaut Emme
Admin

Marrante cette petite Twin.
Des airs de Renault Zoom (la partie arrière mobile en moins).

Elle était positionnée comment niveau prix ?

Il y en a une en plaque allemande dans la galerie (mais conduite à droite). Elle a été importée en Europe ?

Frederic Papkoff
Admin

A ma connaissance, jamais importée officiellement. Sans doute un modèle importé par Suzuki pour faire essayer à la presse européenne ?

SAM
Invité

Entre Twingo et Ka mais en format de poche!
Il fut une temps où sortait des autos funs!

SGL
Invité

C’est mignon… 🙂

SGL
Invité

En plus en hybride.
Est-ce la techno 48V ?

SGL
Invité

Non, j’imagine que la techno 48V automobile n’existais pas il y a 15 ans.

wizz
Membre

surement de type IMA ou Dynalto, le moteur électrique remplaçant le volant d’inertie, et fonctionnant en 192V

http://www.moteurnature.com/actu/2003/suzuki_twin.php

crash71100
Invité

J’ai toujours bien aimé cette petite voiture original, je me demande comment elle a été importé en Allemagne (quoique j’ai déjà vu une Nissan Figaro en Allemagne une fois)

L abbé Taillere
Invité

La Nissan Figaro était officiellement importée en Grande Bretagne….ce qui a contribué à la diffusion en Europe de quelques modèles mais en conduite à droite uniquement…Elle ne sera jamais développé en conduite à gauche !!

polo
Invité

Elle m’a tapé dans l’œil depuis mon premier voyage au Japon.
Je suis même allé discuter avec le propriétaire de celle ci. C’est une voiture qui facilite la conversation et dont la bouille craquante rend son conducteur forcement sympa!
C’est vraiment marrant à voir rouler, même dans la foule de voitures parfois un peu spéciales du parc japonais.

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