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Un été au Japon — Nissan Cefiro (1988-1994)

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Nissan Cefiro

Nissan décide de lancer au début des années 80 une offensive produit sans précédent qui va déboucher sur des véhicules inédits comme les Nissan Be1 ou Pao et une gamme pléthorique dont la Nissan Cefiro est un des nombreux exemples.

Lancée sur le marché japonais en septembre 1988, la Cefiro est la riposte de Nissan aux Cressida, Mark II et Cresta, également connues sous le surnom des triplettes de Toyota qui avaient pour mission d’en offrir autant que la Crown, mais avec des prétentions sportives plus affirmées, des dimensions moindres et une fiscalité moins élevées. La Nissan Cefiro va suivre la même logique en s’intercalant entre les Skyline/Laurel et la Cedric et en adoptant un style sportif et luxueux.

La Nissan Cefiro est la première voiture d’un jeune designer japonais, Satoshi Wada, à qui l’on notamment doit aussi la Nissan Presea, les Audi Avantissimo, Pike Peak Quattro, Q7, A5 et A6. Pour son premier modèle, le coup de crayon fécond de Satashi Wada va donner naissance à une berline quatre portes et six glaces latérales au design fluide et séduisant qui se démarque encore de la vaste production japonaise de cette époque. L’intérieur est un peu moins audacieux. Nissan a voulu limiter les coûts et a repris de nombreux composants de la Laurel au point d’avoir une planche de bord et des sièges quasiment identiques, mais dans un traitement moins opulent et plus sportif.

Sous le capot, Nissan a fait le choix de n’offrir qu’un seul groupe motopropulseur le réputé 6 cylindres en ligne 2 litres RB20 dans trois configurations : une configuration 12 soupapes de 125 ch, un 24 soupapes de 155 ch et pour couronner la gamme une configuration 24 soupapes turbocompressée de 205 ch. Cette dernière motorisation donne accès à une transmission intégrale secondée par le système à quatre roues directrices maison Hicas.

À son lancement, la Cefiro inaugure un système de personnalisation qui permet aux acquéreurs de choisir le moteur, la transmission, la peinture extérieure, la couleur intérieure, l’équipement comme bon lui semble, soit un choix de 810 combinaisons différentes, un record sur une voiture japonaise. L’équipement proposait au catalogue rétroviseur jour/nuit automatique, sièges électriques, volant avec commandes radio au volant et suspension contrôlée électroniquement.

Après un bon démarrage commercial, l’effet nouveauté va vite se dissiper et Nissan va offrir à la Cefiro son premier restylage en septembre 1990. Les retouches sont anecdotiques et se limitent à la calandre, aux boucliers et à quelques détails à l’intérieur. Nissan en profite pour abandonner le système de personnalisation coûteux et en échange commercialise une version Autech. Celle-ci se distingue par un 2 litres turbocompressé poussé à 225 ch et à un équipement amélioré qui comprend une sellerie cuir Conolly. Un assouplissement de la fiscalité japonaise va permettre à la Cefiro de recevoir en juin 1992 un moteur supplémentaire au catalogue, le même 6 cylindres en ligne dans une cylindrée accrue à 2,5 litres. Ce RB25 développe 180 ch et est accouplé à une boîte automatique à 5 rapports apparue en première mondiale sur la Nissan Cédric lancée en 1989.

La Nissan Cefiro tire sa révérence en 1994 pour céder la place à une seconde génération, bien différente dans son esprit et sa conception.

 

 

Source photo : Nissan

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7 Commentaires sur "Un été au Japon — Nissan Cefiro (1988-1994)"

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Alex
Invité

J’en viens à regretter ces planches de bord aux dessins simples et agencements pratiques

Navigator84
Invité

Elle était vendu sous le nom de Laurel Altima à l’exportation.

Invité

Très belle auto. Elle aurait peut être eu sa place en Europe..avec un diesel bien entendu!

amiral_sub
Invité

un diesel début années 90? pas besoin

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