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Le plan vert automobile indien favoriserait uniquement les véhicules électriques

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La semaine dernière, nous rapportions la volonté du gouvernement indien de vouloir électrifier la plus grande démocratie au monde. L’un des plus importants think tanks du gouvernement indien dédié à la transformation de l’Inde, NITI Aayog, devrait bientôt remettre au Premier ministre Narendra Modi un rapport sur l’électrification automobile du pays.

Dans une version préliminaire, NITI Aayog recommande une baisse de la taxation et une baisse des taux d’intérêt pour le financement à l’achat de véhicules 100 % électriques tout en plafonnant parallèlement la vente de voitures équipées d’un moteur à combustion interne. Le rapport suggère au gouvernement indien d’ouvrir une usine de batteries d’ici 2018 et d’utiliser les taxes sur l’essence et le diesel pour ouvrir des stations d’échange de batteries.

L’exclusion des véhicules hybrides dans le rapport est un changement de direction qui pourrait inquiéter plus d’un constructeur, à commencer par le leader du marché. Suzuki devrait ouvrir une usine de batteries à la fin de l’année, mais sa filiale indienne n’a à ce jour aucun projet de modèles électriques. Avec la future petite voiture électrique dérivée du Kwid, Renault a une carte à jouer.

La volonté indienne de se passer des véhicules hybrides pourrait être liée aux efforts de la Chine pour promouvoir les voitures électriques sur le marché chinois. Cette nouvelle direction serait aussi l’occasion pour l’Inde de diviser sa facture d’importation pétrolière par deux d’ici 2030 et de baisser ses émissions polluantes dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat que l’Inde a ratifié en octobre dernier.

Les hauts-fonctionnaires sont conscient que les recommandations du rapport de NITI Aayog représentent de nombreux défis. Le coût élevé des batteries augmenterait le prix final des véhicules électriques et l’absence de stations de recharge au début freinerait les constructeurs, consultés pour ce rapport, à investir dans les technologies nécessaires.

Le rapport de NITI Aayog propose un plan en trois étapes sur une période de quinze ans. Dès cette année, la première étape consisterait à limiter les immatriculations de véhicules dits conventionnels par l’utilisation de loteries comme en Chine. Le rapport propose en parallèle de développer la technologie des échanges de batteries pour les véhicules électriques à deux et trois roues afin d’obtenir pour la troisième étape des coûts avantageux pour les voitures électriques.

La deuxième étape porterait sur la construction d’une usine capable de produire d’ici 2 018 250 MWh/an de packs de batteries et 1 GWh/an en 2020. Cette ambition paraît un tantinet prudente quand on sait que l’usine de Gigafactory 1 de Tesla devrait produire à la même période 50 GWh/an de packs de batteries.

Le rapport recommande pour la troisième étape la construction de stations d’échanges de batteries dès 2018. Cette étape passerait par le développement de technologies de batteries « imposées » aux constructeurs afin d’offrir d’ici 2025 des voitures électriques à des coûts similaires aux voitures équipées d’un moteur à combustion interne.

 

Source: Reuters

Source photo: Mahindra

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