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Le conducteur du jour : P5 au jus

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Dans les salons, les voitures anciennes sont belles, mais elles ne mettent jamais une roue dehors. A contrario, les voitures croisées dans la rue roulent presque au quotidien. Tant pis si elles sont un peu cabossées, comme cette Rover P5.

Le Land Rover pouvait être un projet un peu fou et surtout, très éloignés des berlines cossues de Rover. Néanmoins, non seulement il permit au constructeur de repartir du bon pied après la guerre, mais il devint vite une poule aux œufs d’or. Grâce à cela, Rover pu devenir le roi de l’access premium britannique, marginalisant Jowett, Humber ou Alvis (qu’il acheta.) En 1958, il lança la P5, équipée d’un 6-cylindres 3 litres… Néanmoins la famille P4 poursuivit son chemin et pour l’occasion, elle reçu une version du moteur ramenée à 2,6l. En 1962, la P4 s’apprêtait à prendre sa retraite et la P5 fut proposée avec le 2,6l. En 1963, la P5 évolua en MK II (reconnaissable à ses vitres latérales avant en deux parties.) La P6 débarqua au tarif et ainsi, pendant une année, les trois générations de voitures cohabitèrent ! La nouvelle venue était positionnée sous la P5 (dans un premier temps) du coup, lorsque la MK III apparu, en 1965, la version 2,6l fut supprimée. Puis, en 1967, la P5 inaugura le fameux V8 « Buick », mais c’est une autre histoire.

Ainsi, la voiture du jour est sortie d’usine entre 1963 et 1965. La ligne rappelle un peu les Peugeot 403 et Volvo « Amazon »; un style classique de berline 4 portes. Notons les chromes et la peinture bicolore, un peu désuète à l’époque. Sans oublier les sièges en cuir et l’intérieur bois, une dotation d’entrée de gamme inimaginable de l’autre côté de la Manche… Rover visait une clientèle plutôt conservatrice. Le blason 2.6 liter est étonnant : j’ai une voiture équipée du petit moteur et j’en suis fier ! « Petit », tout est relatif… En 1963, avoir 115ch sous le capot et atteindre 170km/h, c’était beaucoup mieux que l’essentiel de la production automobile. Le pare-choc arrière est manquant (tout comme le logo au drakkar, à l’avant), de quoi lui donner de faux-airs de voiture de course de l’époque, vu de dos !

 

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3 Commentaires sur "Le conducteur du jour : P5 au jus"

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panama
Invité

Je crois que c’est un modèle de ce genre qui est dans le film culte « Radio on » de 1979 ?
L’archétype de la berline anglaise luxueuse mais si désuète. Bref, tout ce qu’on aime maintenant dans l’automobile de luxe : un conservatisme apparent et une technicité à la page.
Voiture de notable provincial. Un certain charme quoi.

klm
Invité

bon article!

ART
Invité

Bon article et classe ! On voit à quel point le design est devenu délirant et fat de nos jours

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