Accueil Finance Pas de changement au capital de Renault-Nissan tant que l’Etat y sera...

Pas de changement au capital de Renault-Nissan tant que l’Etat y sera présent selon Ghosn

132
18
PARTAGER

Qualifiant lui-même de soap opera l’affaire des des droits de vote doubles et la discussion avec le gouvernement qui en a découlé, Carlos Ghosn vient de déclarer que la structure du capital de l’alliance Renault-Nissan ne changerait pas tant que l’Etat français resterait au capital du constructeur, Nissan s’y étant très clairement opposé. Selon lui, les Japonais n’accepteront jamais de faire partie d’une entité où l’Etat français serait actionnaire d’actifs japonais.

Il répondait ainsi aux interrogations concernant d’éventuels changements dans la structure de l’alliance lors d’une conférence de presse avec des analystes financiers, en marge de la présentation des résultats de Renault pour 2016. Carlos Ghosn a toutefois affirmé que si l’Etat français décidait de se retirer, tout était « ouvert », laissant même entendre que cela « ne traînera pas. »

Ces propos font suite au véritable bras de fer auquel se sont livrés Renault- Nissan et son principal actionnaire durant l’année 2015, suite à la décision de l’Etat en avril 2015 de porter sa participation dans Renault de 15% à 19,7 % en vue d’obtenir les droits de vote doubles prévus par la loi Florange. L’opération avait fortement déplu à Nissan qui, compte-tenu de la réglementation ne dispose pas de droits de vote chez Renault, même si son activité représente à l’heure actuelle près du double de celle de son partenaire.

Si le climat s’est quelque peu apaisé depuis décembre 2015 grâce à l’obtention d’un compromis, le PDG de Renault estime toutefois que la relation demeure compliquée, la qualifiant néanmoins de constructive. Reste que dans un rapport publié le 25 janvier dernier, la Cour des comptes a sévèrement jugé la politique de l’Etat actionnaire, y compris chez Renault, son président, Didier Migaud, regrettant notamment que « l’Etat continue souvent de confondre tutelle et actionnariat ».

Sources : Reuters, AFP

Crédit Photo : Renault

Poster un Commentaire

18 Commentaires sur "Pas de changement au capital de Renault-Nissan tant que l’Etat y sera présent selon Ghosn"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Jo.
Invité

Si l’état français sortait du capital de Renault, comme ça simplement, et qu’une fusion avait lien avec Nissan, les premiers actionnaires de l’ensemble seraient donc Daimler et le fond d’investissement américain Blackrock, ainsi que quelques sociétés financières japonaises et norvégiennes.
Renault ne serait donc plus français.

Rappelons que parmi les candidats, celui de la droite exprime son intention de faire sortir l’état du capital de Renault.

Les français n’ont pas voulu de fonds de pension ou d’investissements français, ont fiscalement matraqué l’argent, résultat, personne pour remplacer l’état exsangue.

Et les sociétés étrangères mettent la main sur le gâteau. C’est tout.

SAM
Invité
@Jo. Oui mais celui de la droite baisse dans les sondages d’où la sortie de route de Carlos Ghosn. Car il est vraiment pas bien dans sa tête pour sortir cela durant une élection présidentielle et avant sa retraite. Si c’est l’ancien ministre de l’économie qui l’emporte une autre sortie de route comme celle ci et il se fera débarqué! L’état depuis 20 ans n’a jamais interféré dans la stratégie du Monsieur et de son prédécesseur encourageant même le rachat de Nissan! L’état de Basse Saxe n’embête pas non plus VW. Chantage d’un type mégalo! Surtout que le Monsieur est… Lire la suite >>
greg
Invité

Déjà, ce n´est pas la structure de l´actionaria qui détermine si une marque est de telle nationalité, mais l´emplacement de son siège social.
Ensuite, vu le peu d´actions que détiennent les groupes que tu cites, je doute que cela Change quoi que ce soit.
Enfin, si vraiment Renault changeait de nationalité, quelle différence? Franchement? A part du chauvinisme mal placé?
Regarde Volvo, Aston, Jaguar, Rolls Royce et Land Rover.

Jauffret
Invité

@Jo. tout ceci n’est que foutaises!
Daimler est ultra minoritaire (3.10% par constructeur), 60% du capital est public chez renault.
Renault détient 43.4% de Nissan et Nissan 15% de Renault.
En cas de fusion le premier actionnaire serait le public (Si ca te fais plaisir devient majoritaire), suivi par eux même et loin loin loin tu as Daimler.
Sachant que L’alliance detient 3.1% de Daimler aussi… Donc en fait selon tes sources marxistes Daimler est Francais!

Jo.
Invité
@Jauffret Comme beaucoup, il semble que tu parles sans vraiment connaitre la structure de l’actionnariat des deux sociétés et avoir la vision de ce que donnerait une fusion en terme d’actionnariat. Ma reflexion n’a rien de marxiste…. ce n’est pas le sujet (bordel que le niveau est bas, on ne peut rien dire sans avoir des remarques stupides) Avec des sociétés de cette taille on contrôle une société avec quelques pourcent, c’est un classique de dire ça (soupir…)…. @greg Le siège du nouveau groupe ne serait bien évidemment pas en France. Comme pour la fusion de Lafarge et Holcim et… Lire la suite >>
Maître 90
Invité

Résultat : rien ne changera et c’est très bien comme ça : Nissan verse des fonds à Renault qui en verse à l’État.

Tout le monde y trouve son compte.

amiral_sub
Invité

ah bon tu crois que renault y trouve son compte à se faire rincer par l’état?

Invité

Ca serait Nissan qui racheterait les part de l’Etat, pour devenir majoritaire dans l’alliance?

SAM
Invité

Oui je pense qu’il souhaite finaliser cela avant son départ en retraite!

Jauffret
Invité

C’est en effet pour rééquilibrer les détentions de chacun! Renault détenant 43% et Nissan ne possédant que 15%.

Arbracam
Invité

non pas majoritaire, mais equilibre…
Pour l’instant :
Renault possede 43% de Nissan avec droit de decision sur Nissan.
Nissan possede 15% de Renault sans aucun droit de decision sur l’alliance excepte ses propres marques.

*Renault possède 100% de Dacia, 100% d’Alpine, 80.1% de Renault Samsung
Motors, et 47% de Lada.
*Nissan possède 100% d’Infiniti, 100% de Datsun, 34% de Mitsubishi et 50% de
Venucia.
(source wiki)

Jo.
Invité
Si l’état vend totalement sa participation, 0% de 43%, ça fait 0%. Donc peut être que Renault contrôle Nissan mais plus rien ne contrôle Renault à part Nissan et donc les premiers actionnaires de l’ensemble… Donc la notion que Renault contrôle Nissan, Nissan contrôle machin et machin contrôle truc, ça ne veut rien dire, ce qui compte c’est le ou les propriétaires et la structure du contrôle. C’est incroyable d’avoir a dire ça. En fait certains lisent l’article mais n’ont rien compris de l’esprit ce que dit Ghosn, qui ne dit pas autre chose… Bien évidemment en cas de fusion,… Lire la suite >>
Megalo
Invité

Et si le titre était :

Pas de changement au capital de Renault-Nissan tant que Ghosn y sera présent selon l’Etat

S’il n’y avait pas eu l’Etat, il n’y aurait plus de Renault (comme il n’y aurait plus de GM aux US) et Ghosn ne se serait pas autant gavé de €€€…

Thibaut Emme
Admin

« S’il n’y avait pas eu l’Etat, il n’y aurait plus de Renault »

Comment cela ?

Megalo
Invité

Quand Renault est passé à 2 doigts de la faillite fin 1984 avec un déficit plus que record, ils ont survécu parce que l’actionnaire principal était l’état, non ?
Un peu de mémoire et d’objectivité…

Thibaut Emme
Admin
Rappelez-nous qui était aux commandes de la Régie Renault depuis 1945 ? Dreyfus et son rêve d’USA a mis la Régie dans une vilaine posture et ses deux dauphins Vernier-Pailliez et surtout Hanon ont failli couler le bateau…mais c’est l’Etat qui manoeuvrait derrière (et achetait une pseudo paix sociale). D’ailleurs c’est l’Etat qui nomme Hanon et ce sera l’éphémère Edith Cresson qui le virera. Donc oui Renault à plusieurs reprises est passé pas loin de la soupe mais sous le pouvoir de l’Etat 😉 La mémoire n’empêche pas l’objectivité comme vous dites (et ne me faites pas dire ce que… Lire la suite >>
Megalo
Invité
L’Etat est responsable (jusqu’à G. Besse) du coût du « laboratoire sociale » implicitement imposé. Il est responsable des PDG nommés du temps de la régie, je le concède, comme tout actionnaire majoritaire. Et il a permis d’éviter la faillite, dont il a sa part de responsabilité, parce qu’il est l’Etat. Mais depuis, il joue un rôle complètement inverse, laissant Renault agir et vider ses usines françaises (justifié ou non) sans piper mot, au point que moins de 10% du groupe Renault-Nissan vient de France, et environ 20% de la partie Renault. Bref, l’arrogance de Ghosn qui se croit plus au dessus… Lire la suite >>
Thibaut Emme
Admin
C’est tout le problème (état ou non) des sociétés vs. actionnaires. Là où en plus il y a un « souci » c’est que l’état est schizophrène. Il est à la fois actionnaire (intéressé à de gros bénéfices) mais aussi socialement impliqué (il préfère que le boulot reste en France). On a bien vu le souci avec PSA que l’Etat a « obligé » à conserver des usines quand Renault les fermait. Résultat, Renault s’est redressé (on ne peut pas le nier) quand PSA a failli couler. Et il a malheureusement fallu que le soldat Varin fasse de la casse sociale pour que Tavares… Lire la suite >>
wpDiscuz