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Le conducteur du jour : Cékoidonc

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Un carrefour dans une lointaine banlieue, avec une boulangerie. A côté de la boulangerie sus-citée, une curieuse voiture rose et noire, avec un avant évoquant une Jeep. Je m’écris: « Cékoidonc ? » Il faut faire un grand détour pour s’en approcher, mais cela vaut largement le coup…Même à côté du véhicule, alors que mentalement toutes les productions artisanales tricolores défilent, elle reste un mystère. Le badge « Renault Rodeo » est un premier indice ; ce serait donc une création basée sur une Rodeo. « Teilhol » en est un second : jusqu’en 1978, l’assembleur des Rodeo s’appelait ACL. Zoom arrière. Mouais, effectivement, la cellule centrale est celle d’une Renault 5 Rodeo.

La Rodéo 5 remplace la Rodeo 6 et la Rodoo 4 en 1981. Elle est basée sur une plateforme de R4, néanmoins, Renault voulait sans doute bien la différencier de la Rodéo 4. L’inconvénient, c’est qu’en 1981, la R5 est en fin de carrière. Après 1984, le public a l’impression que la R5 Rodéo est une survivance du modèle défunt. Plus aboutie de la lignée, sa carrosserie est en polyester/polyuréthane. Le moteur est le 1,1l 34ch de la R4 GTL. Elle a du mal à convaincre et rapidement, Renault la solde à coup de série spéciales. La marque Rodeo ne prend pas. Pour les uns, ce n’est qu’une pâle copie de la Citroën Mehari. Le constructeur aurait peut-être mieux fait de la maquiller en simili 4×4, à l’instar du Matra Rancho ou du Dallas de Grandin. La valse des dirigeants, accompagnée d’autant de politiques, n’arrange pas les choses. En 1986, la Rodeo 5 quitte la scène, sans même qu’une « Rodeo Supercinq » soit envisagée. Teilhol, lui, poursuit quelques années en indépendant.

Retour au « Cékoidonc ». Ce n’est une simple customisation, mais bien une grosse transformation qui a été effectuée.
L’avantage de la Rodeo 5, c’est qu’elle est constituée de petits panneaux de carrosserie. La personne qui l’a transformé a donc viré tout le masque avant, pour le remplacer par un modèle inédit, visiblement inspiré d’une Willys MB. Les phares sont ceux du modèle d’origine. Les portes sont remplacées par un ensemble en plexiglas, barré par l’inscription « Boulangerie », qui se prolonge à l’arrière. A l’arrière, justement, le montant vertical est scié à hauteur des ailes. Comme ça, on obtient un pick-up ! Le montant central reçoit une petite lunette en deux parties et une barre horizontal vient sans doute renforcer l’ensemble. Quant aux rétroviseurs de J5/C35, ils sont là pour compenser les angles morts. Les roues sont nouvelles, sauf pour la roue de secours, qui prend place sur le hayon. La voiture vient visiblement d’être repeinte, mais le véhicule semble plutôt dater des années 90 (car l’on n’avait aucun scrupule à s’attaquer à une Rodeo.) C’est a priori un véhicule unique.

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