Accueil Actualités Entreprise Le Brexit déterminera l’avenir industriel de l’usine Nissan de Sunderland

Le Brexit déterminera l’avenir industriel de l’usine Nissan de Sunderland

271
15
PARTAGER

Quel sera l’avenir du site industriel Nissan implanté à Sunderland, la plus grosse usine automobile implantée sur le sol britannique en terme de volume et le plus important site européen de l’Alliance Renault-Nissan ?

Quelle conséquence pour le complexe Nissan de Sunderland suite au vote outre-Manche et le désormais fameux Brexit ?

Il est bien trop tôt pour répondre avec certitude à cette question surtout que le processus de désengagement de l’union européenne ne se fera pas en l’espace de quelques mois et ne sera pas lancé avant l’année prochaine.

Carlos Ghosn a pour sa part été clair en s’exprimant sur la question. Pour le patron de l’Alliance Renault-Nissan ce sont les conditions concrètes du Brexit qui détermineront à terme la politique d’investissements engagée par le groupe dans l’usine, un site qui a déjà bénéficié de près de cinq milliards d’euros d’investissement.

Un site à Sunderland ouvert il y a trente ans et dont la production annuelle, à hauteur d’environ 500 000 unités (Qashqai, Juke, Leaf, Note et la doublette Infiniti Q30 / QX30), en fait le plus gros site auto outre-Manche mais aussi le plus important site européen pour la large Alliance.

« Il va falloir voir ce qu’il adviendra sur plusieurs plans en termes de tarifs douaniers, de commerce ou de libre circulation« , s’est notamment confié Carlos Ghosn.

« Ce sont ces différents éléments très sensibles qui détermineront alors comment et combien nous pourrions investir dans le Royaume-Uni et en particulier pour le marché européen« , a ajouté le grand patron.

Au sein de l’Alliance comme pour les autres responsables de constructeurs implantés outre-Manche (dont par exemple les autres Japonais que sont Toyota ou Honda), le Brexit, la sortie de l’UE et les nouvelles conditions seront tout particulièrement suivis avant d’éventuelles décisions.

Et si au sein de l’Alliance on décidait de mettre ses œufs dans un autre panier, pourquoi ne pas imaginer qu’une partie actuelle de la production puisse traverser la Manche et faire grimper le volume industriel annuel de sites localisés dans l’hexagone. Après la Micra à Flins, d’autres Nissan made in France ?

Source : Autoexpress et Reuters.

Crédit illustration : Nissan.

Poster un Commentaire

15 Commentaires sur "Le Brexit déterminera l’avenir industriel de l’usine Nissan de Sunderland"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
amiral_sub
Invité

si le brexit se fait (ce qui n’est pas certain vu les impacts), la France pourrait y gagner. Et espérons que ça refroidit les ardeurs des francexit

devos
Invité

Je doute que le Brexit ne se fasse pas, le peuple a décidé, et les hommes politiques britanniques s’exécuteront, car eux sont démocrates.
Nous Français n’avons pas eu cette chance pour le Traité de Maastricht…
« Vous ne le vouliez pas, vous l’aurez quand même! »

Pat
Invité

Si on, manoeuvre pas trop mal, on pourrait en effet, récupérer la production des véhicules chez nous et les emplois qui vont avec.

On dit merci qui ?

XXX
Invité

l’Euro a pris +20.27% par rapport à la monnaie anglaise depuis 1 an.
l’excellente affaire est de rester en Angleterre avec ses salaires qui baissent par rapport à la ceux de la zone euro.

seb
Invité

A voir si la baisse des salaires compenses l’augmentation des taxes pour importer les pièces de l’UE vers l’UK puis exporter les modèles finis de l’UK vers l’UE.

amiral_sub
Invité

oui d’autant plus que nissan importe probablement pas mal de pieces du continent avant l’assemblage , puis reexporte, donc payera 2 fois les taxes. A ceux qui croient que les Anglais ont fait le bon choix ne voient pas plus loin que le bout de leur nez

Freduk
Invité

Oui, environ 2/3 des pieces des usines auto en UK viennent de la zone Euro

amiral_sub
Invité

les dirigeants anglais vont probablement tenter de négocier un brexit « light » sans droits de douane, avec libre circulation des personnes et des marchandises, avec marché unique et ciel unique. Sinon les évolutions seront très mauvaises, et pas qu’au niveau économique: http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/la-grande-bretagne-et-l-ue/en-irlande-du-nord-le-brexit-vu-comme-une-bombe-posee-sur-le-processus-de-paix_1518295.html

XXX
Invité

Et alors,…… les importations se font HT, les exportations se font HT….
Au lieu de payer un salarié de la zone euro qui fait grève tous les mois, Nissan est beaucoup mieux en Angleterre, et bonus, les salaires baissent par rapport aux usines automobile de la zone euro.

wizz
Membre

XXX

faut pas confondre entre la TVA et les taxes d’importation

Pour un consommateur britannique par exemple, il paiera exactement la même TVA, que ce produit soit fabriqué au RU, ou importé
En revanche, la taxe d’importation, ça ne concerne que les produits importés. Cette taxe d’importation est variable selon les pays, et selon le type de produit, comme l’exemple suivant (c’est dur d’être très riche en Chine, snif snif…)

http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/en-chine-l-age-d-or-des-voitures-de-luxe_985986.html

XXX
Invité

il n’y aura pas droits de douane, il y aura un accord de libre échange comme avec la Norvège et d’autres.
Par contre les VW et autres…. de la zone euro vont couter plus cher….. à cause de l’euro.

amiral_sub
Invité

ce n’est pas fait, mais je pense qu’ils iront à ce scénario

wizz
Membre

Il peut ne pas avoir de droit de douane, comme avec la Norvège ou l’Islande…. MAIS cela stipule certaines contraintes, dont les suivantes:
-liberté de circulation des biens et des personnes, EXACTEMENT comme entre 2 pays de l’UE
-contribution au budget de l’UE, comme le font les pays membres de l’UE

Bref, un Brexit tout en conservant un accord libre échange, sans droit de douane, ça revient presque pareil que de rester dans l’UE,

Maintenant, Brexit ou pas, ça ne change rien du point de vue monétaire, puisque les Anglais n’ont pas adopté l’euro

seb
Invité

Dans ces cas là, c’est quoi l’intérêt du brexit? C’était quoi les arguments de ceux qui voulait sortir de l’UE? Je n’ai suivi ça que de loin.
Libre circulation des biens et des personnes, participation au budget de l’UE, pas d’Euro, ils avaient déjà tout ça. La seule différence que j’y vois c’est qu’ils n’auront plus le droit de donner leur avis dans la politique de l’UE et ils n’auront plus a appliquer les lois européennes chez eux. Tout ça n’était que pour limiter le nombre de fonctionnaires britanniques et les notes de frais Londres/Bruxelles? ^^

amiral_sub
Invité

je crois que seb a bien résumé : c’est du pur populisme, aucun de ceux qui poussaient au brexit n’assument. D’ailleurs tout a été manipulation politique et mensonges. Étonnant venant d’une vieille démocratie. Ca valorise nos hommes politiques !

wpDiscuz