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Indycar 2016 : Toronto

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Power up ! D’ordinaire liquéfié en fin de saison, Will Power (Penske) cumule bonne stratégie et coups de chance pour s’imposer en Indycar, à Toronto. Et ça ne fait pas les affaires de note Simon Pagenaud (Penske) national…

US F2000

Depuis quelques saisons, l’US F2000 invite des vainqueurs de diverses championnats à son test collectif post-saison. Cette année, il va organiser un « volant » avec un prix de 200 000$ (180 000€) à la clef. Après Michael Scott, c’est au tour de Tim da Silva d’obtenir son billet. Pour se faire, l’Américain aux très probables racines lusitaniennes a remporté la Pacific F2000.

En attendant, l’actualité, c’est Toronto. Anthony Martin (Cape Motorsports) est le plus rapide aux essais.

US F2000 1

L’Australien prend un bon départ, mais Victor Franzoni (ArmsUp) joue l’intimidation. Le Brésilien plonge à la corde et Martin doit le laisser passer pour éviter le contact. Parker Thompson (Cape Motorsports) est alors 3e. Derrière, Brendan Puderbach (Fat Boy) se crashe et c’est un drapeau jaune.
A la reprise, Jordan Lloyd (Pabst) dépasse Thompson. En tête, Martin klaxonne. A force de s’énerver, il perd le contrôle et termine dans le mur. Retour du safety-car.
Thompson profite du regroupement pour se dédoubler au drapeau vert. Franzoni, lui, déroule.

Franzoni offre à ArmsUp un premier succès en US F2000. Thompson et Lloyd l’encadrent sur l’estrade.

US F2000 2

Le lendemain, Martin est de nouveau en pole. Thompson le met d’emblée sous pression, tandis que Franzoni passe 4e, derrière Lloyd. Il y a un incident en queue de peloton, synonyme de drapeau jaune.
Au restart, Thompson trompe son équipier. Martin s’accroche, mais il préfère assurer en vue du championnat. Franzoni, le vainqueur de la course 1, a bien du mal à semer Dakota Dickerson (Afterburner.) Le lauréat du Team USA Scholarship 2015, déjà 5e de la course 1, semble enfin répondre aux espoirs placés en lui. Puis Lloyd effectue un tête-à-queue, permettant à Franzoni de passer 3e.

Ce sont donc Thompson, Martin et Franzoni qui passent en premiers devant le starter.

US F2000 3

Le Canadien Thompson quitte sa patrie avec 270 points au compteur. Martin reste au contact, à 250 points. Quant à Franzoni, 3e à 228 points, il semble être le dernier à pouvoir viser le titre.

US F2000 4

Pro Mazda

Moyen en US F2000, Aaron Telitz scintille en Pro Mazda. A Toronto, il décroche sa cinquième pole position.

Pro Mazda 1

Le samedi, il y a une bousculade au départ. Nico Jamin (Cape Motorsports) s’accroche avec Pato O’Ward (Pelfrey) et le Mexicain termine dans le mur. Drapeau jaune.
Au restart, Telitz est sur orbite. Jamin suit avant de lâcher prise. Jake Parsons (Juncos), lui, effectue une course en solitaire au 3e rang.

On retrouve donc Telitz, Jamin et Parsons sur le podium, dans cet ordre.

Pro Mazda 2

La course 2 ressemble à la course 1 : Telitz s’élance devant Jamin, tandis qu’O’Ward se prend les pieds dans le tapis. Mais cette fois, le Mexicain repart. Il se retrouve derrière Will Owen (Juncos) et Parsons, en lutte pour la médaille de bronze. Il les double et revient sur Jamin. Le Français cède et voilà O’Ward 2e !

Telitz s’impose au terme d’une course en solitaire, devant O’Ward et Jamin.

Pro Mazda 3

Alors qu’O’Ward semblait marcher sut l’eau en début de saison, Telitz revient à son niveau. Les deux équipiers sont à égalité, à 297 points. Derrière eux, Jamin rattrape Owen et les voilà ex-æquo à 207 points. Parsons, qui gagne en régularité, passe 5e à 177 points.

Pro Mazda 4

Indy Lights

Felix Rosenqvist (Belardi) était absent dans l’Iowa pour cause de Blancpain. Il partageait le volant avec un Tristan Vautier qui voudrait une troisième chance en Indycar. Le Suédois, lui, retrouve l’Indy Lights à Toronto et il marque d’emblée son territoire.

Indy Lights 1

Derrière Rosenqvist, ça chauffe au départ ! Felix Serralles (Carlin) et Santiago Urrutia (Sam Schmidt) tentent de passer à deux de front. Ils se retrouvent dans le décor et Zach Veach (Belardi) passe 2e. Urrutia revient sur le bitume devant Serralles. Mais le Porto-ricain se bat et passe 3e. Juan Piedrahita (Pelfrey) pousse Dean Stoneman (Andretti) sur Zach Claman de Melo (Juncos.) C’est une neutralisation et parmi les trois, seul Stoneman repart.
Neil Alberico (Carlin) s’était promis de enfin rester en piste. Il ne tient pas sa promesse et c’est un deuxième drapeau jaune.
Kyle Kaiser (Juncos) saisit l’opportunité. Il double Urrutia, puis il s’offre Veach, qui vient de céder l’argent à Serralles. Le revenant se crashe à deux virages de l’arrivée, alors qu’il tenait la 4e place.

Ainsi, Rosenqvist triomphe devant Serralles et Kaiser.

Indy Lights 2

Rosenqvist s’offre un autre numéro de soliste le dimanche. Dans son dos, Andre Negrao (Sam Schmidt) et Serralles se touchent. Le Porto-Ricain est victime d’une première crevaison lente. Il rentre aux stands, puis il crève une deuxième fois. Negrao est poursuivi par Kaiser et Urrutia. Le 3e de la course 1 touche le rail, mais il parvient miraculeusement à poursuivre sans encombres.

Déjà vainqueur dans les rues de Pau et de Macao (deux fois), Rosenqvist s’offre un doublé à Toronto. Quand il arrive en ville… Negrao et Kaiser l’encadrent sur l’estrade.

Indy Lights 3

Invisible à Toronto, Ed Jones (Carlin) a su rester en piste durant les deux courses et c’est déjà ça. Il conserve la tête, à 268 points. Urrutia, qui se voit déjà en Indycar en 2017, est 2e à 244 points. Serralles est 3e à 236 points.

Indy Lights 4

Indycar

Luca Filippi est de retour chez Dale Coyne. Mais l’ex-pilote de GP2, aux poches éternellement trouées, semble s’arrêter là pour 2016. Gabby Chaves, Pippa Mann (tous deux vus cette saison chez Dale Coyne) et RC Enerson pourraient se relayer d’ici la fin de saison. En revanche, Conor Daly devrait conserver l’autre baquet.

Aux essais, Scott Dixon (Ganassi) brise l’hégémonie des Penske.

Team Chevy's Dixon Captures Streets of Toronto IndyCar Pole

Au drapeau vert, Ryan Hunter-Reay (Andretti) pousse Graham Rahal (Rahal) contre un rail tranchant comme un rasoir. Crevaison lente pour Rahal Jr, tandis qu’Hunter-Reay cale sur la piste, sans aileron. Charlie Kimball (Ganassi) ne peut l’éviter. Le pace-car sort avec trois voitures neutralisées.
A la reprise, Dixon mène devant Helio Castroneves (Penske) et Simon Pagenaud (Penske.) Juan Pablo Montoya (Penske) envoi Josef Newgarden (Carpenter) dans le décor. Le héros de l’Iowa repart, mais les drapeaux jaunes sont agités.
Il ne se passe pas grand chose en tête. La seule animation, c’est la lutte pour la 7e place entre Montoya et le régional de l’étape, James Hinchcliffe (Sam Schmidt.) Castroneves frotte un rail et comme Rahal, ça lui vaut une crevaison lente. Pagenaud passe 2e et Power, 3e. Une troisième neutralisation n’y change rien.
Hinchcliffe, grand perdant des ravitaillements, se retrouve en queue de peloton. Power et Castroneves rentrent aux stands. Au même instant, Newgarden perd son volant des mains et il tape. Les leaders profitent des drapeaux jaunes pour ravitailler et c’est un embouteillage dans l’allée des stands… Sauf pour Power et Castroneves, qui se retrouvent seuls en piste, derrière l’un des seuls qui n’a pas encore ravitaillé, Tony Kanaan (Ganassi.)
En vue de l’arrivée, le Brésilien s’arrête et Power prend les commandes. Hinchcliffe a levé le pied pour zapper un troisième arrêt et le voilà 3e. Montoya se paye Jack Hawksworth (Foyt) et c’est une cinquième session de « jaunes ».
La course se termine par un ultime tour dans le « vert ». Dixon, qui a mené durant les deux tiers de la course, n’a plus que ses yeux pour pleurer. Power, qui semble avoir pris des cours de zen, évite les rails et cueille la victoire.

Deuxième succès 2016 pour Power. Castroneves et Hinchcliffe, les « comeback kids » complètent le podium. Signalons la 5e place de Takuma Sato (Foyt), auteur d’une rare course sans pépin. A croire qu’il y a eu des échanges de cerveau avant le départ de l’épreuve…

Indycar 1

C’est un été maudit pour Pagenaud, dont l’avance fond si vite que le GIEC vient de lancer une étude. Le leader est désormais à la tête de 432 points. Power, lui, effectue une remontée « dixonesque » à la 2e place, à 385 points. Le vieux renard Castroneves passe 3e, à 358 points. Mais rien ne va plus pour le bronze avec Dixon, Newgarden et Kanaan en embuscade. Sébastien Bourdais (KV) reste 14e à 273 points.

Team Chevy's Will Power Wins IndyCar Streets of Toronto

Crédits photos : GM (photos 1 et 14 à 16), US F2000 (photos 2 à 5), Pro Mazda (photos 6 à 9) et Indy Lights (photos 10 à 13.)

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